Légion royale canadienne
Les vétérans, ces braves méconnus

Groupe de vétérans de la Légion de Saint-Jérôme (Photo: Courtoisie)

André Boudreau *  Pourquoi parler des vétérans? Nous approchons du 11 novembre, le jour du Souvenir, cette journée où l’on veut se rappeler du sacrifice fait par des milliers de Canadiens et Canadiennes lors des deux Grandes Guerres et de celles de Corée et de l’Afghanistan.

Ils ont aussi participé à de multiples autres opérations afin de défendre la liberté et la justice, afin de protéger les droits de la personne, afin d’aider des peuples démolis par des séismes ou encore d’assurer le maintien de la paix.

Attends-moi papa par Claude P. Dettloff, New Westminster, au Canada, le 1er octobre 1940.

Les vétérans sont des gens de chez nous qui ont décidé de s’enrôler dans les Forces armées canadiennes, qui ont fait le serment d’obéissance, qui ont mis leur vie au service de notre pays et qui ont courageusement participé aux missions auxquelles ils étaient assignés. Ils ont connu l’entraînement intense, des conditions de vie extrêmes, la perte de camarades, la peur, l’épuisement (physique, mental, émotif, spirituel) et la vue de scènes d’horreur. En plus de blessures physiques sévères, les séquelles comprennent souvent des troubles de stress post-traumatique (TSPT) auxquels sont associés de nombreux symptômes et troubles concomitants.

Nous nous devons de ne pas les oublier. Saluons ces hommes et ces femmes qui nous permettent de profiter de nos libertés. Soulignons leur courage et leur altruisme. Reconnaissons leurs réalisations et leurs sacrifices, qu’ils aient œuvré dans des missions à l’étranger ou qu’ils aient servis au pays. Nous avons aussi le devoir d’aider les vétérans qui vivent avec des séquelles physiques, mentales ou émotionnelles.

Notre région a contribué aux efforts de guerre. Une trentaine de nos concitoyens sont morts au cours des différentes guerres. De 1940 à 1946, le Régiment de Joliette a installé à Saint-Jérôme un camp d’entraînement avec une soixantaine de baraques. À sa fermeture, le lieutenant-colonel Paul Brosseau, dernier commandant de ce camp, demeura à Saint-Jérôme et, le 25 novembre 1946, fonda une filiale de la Légion royale canadienne. Il en deviendra le premier président. La Légion de Saint-Jérôme compte parmi ses membres des vétérans qui ont participé à la campagne d’Italie en 1943- 44, au débarquement de Normandie en 1944, à la guerre de Corée en 1951, à la lutte au terrorisme en Afghanistan de 2001 à 2011 et à des missions humanitaires (Haïti en 2010) ou de paix (Chypre de 1964 à 1993). D’autres membres ont servi au pays, entre autres avec NORAD lors de la guerre froide (fin des années 60).

La Légion royale canadienne a été fondée en 1926 et compte plus de 300 000 membres, dont 80 % sont des vétérans et leurs familles; ils sont regroupés en 1 400 filiales d’un océan à l’autre. La mission de la Légion est de soutenir les vétérans, les militaires en service et les membres de la GRC ainsi que leurs familles; de promouvoir le Souvenir et de servir nos collectivités et notre pays. La Légion déploie beaucoup d’efforts afin que les jeunes et la population en général n’oublient pas les hauts faits de ceux et celles qui sont morts au combat.

*André Boudreau – Vétéran de l’Aviation royale canadienne (Officier de télécommunications- surveillance du territoire avec NORAD).

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