Les portraits de Jasmine
Le sevrage d’après le temps des fêtes…

Jasmine Valiquette
Jasmine Valiquette

Les derniers articles par Jasmine Valiquette (tout voir)

Intrigué par les aléas de cette période festive où se mêlent plaisirs et bombances, rencontres et partages, j’ai rencontré trois personnes de trois générations différentes qui ont bien voulu me raconter le sevrage d’après les fêtes qu’elles auront à faire… 

Marguerite, 87 ans

Je me remets de mon temps des fêtes. Je suis veuve depuis plus d’un an. J’ai passé la journée de Noël avec mes enfants, mes petits-enfants et mes trois arrière-petits-enfants. Nous étions 32 autour de la table pour le souper de Noël chez un de mes fils, un vrai bonheur. J’ai vu toute ma famille durant le long congé. Pour moi, le sevrage d’après les fêtes sera difficile, mes enfants sont repartis et je dois me réapproprier chaque jour, ma vie de veuve. Je ne lâche pas, je vis au jour le jour dans ce mois de janvier qui s’annonce bien tranquille. Je me trouve chanceuse de faire partie d’un groupe de personnes âgées, nous nous rencontrons hebdomadairement, au centre de jour de mon CLSC. C’est une belle sortie pour moi, parce que cela brise l’isolement et dans ma situation c’est important. Je rencontre des personnes comme moi avec qui je peux échanger sur différents sujets, nous faisons de l’exercice physique à notre rythme et jouons à des jeux de mémoire et chaque fois, nous dînons ensemble avant de repartir chacun chez soi. Le sevrage d’après les fêtes me demande de la persévérance, mais je sais que mes enfants sont là pour moi, je peux compter sur eux et je veux qu’ils soient fiers de moi comme moi je suis fière d’eux…!

Stéphane, 42 ans

Je suis en congé pour le temps des fêtes, j’ai deux semaines de vacances. J’ai passé de bons moments avec ma femme et mes trois enfants. J’ai vu toute ma parenté et tous mes amis. Maintenant le temps de repartir pour le Grand Nord est arrivé. Je pars chaque fois pour cinq semaines et je reviens pour sept jours de congé. Le sevrage sera difficile, mais je m’accroche aux bons moments passés avec ceux que j’aime et j’ai hâte au prochain congé. Je suis chanceux de travailler dans le Grand Nord pour pratiquer mon métier de soudeur. Une fois rendu sur le chantier, le temps passe vite. Je devrai m’exiler encore deux ans et ensuite je ne repartirai plus de la maison, j’ouvrirai ma propre entreprise, c’est mon rêve. Pour moi, le départ d’après les fêtes est le sevrage le plus difficile de l’année.

Jérémie, 7 ans

J’ai eu un nouvel équipement de ski alpin sous l’arbre de Noël cette année, j’étais super content!

Avec mes parents, mon grand frère et mes cousins, nous avons « attaqué » les pentes de la montagne de Piedmont, tous les jours de congé, sauf les jours de pluie… c’est cool, j’adore ça!

Mes parents sont « tellement trop fins » lorsqu’ils sont en vacances…!

Je n’ai pas hâte de retourner à la maison de Montréal, mes parents recommenceront à travailler et moi, je retournerai à l’école… ça, c’est moins cool !

Mes parents m’ont promis que nous ferions du ski alpin toutes les fins de semaine si tout se passait bien à l’école… je crois que si je fais des efforts, je vais y arriver !

À chacun son sevrage d’après les fêtes… quelquefois un peu ardu parce qu’il faut persévérer pour retrouver la routine et le rythme, mais toujours gagnant lorsqu’on y intègre de nouvelles résolutions.

Imprimer