Nouveau règlement de Prévost
Bien-être animal, un pas en avant

Carole Bouchard
Carole Bouchard

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Alors que le Québec, avec son projet de Loi no 54, prévoit maintenant des mesures afin d’assurer le bien-être et la sécurité de l’animal et de condamner les comportements inacceptables à leurs égards, la Ville de Prévost adopte son nouveau règlement relatif aux animaux domestiques.

Question d’éthique

La première étape était de s’assurer que le service de gestion animalière qui desservirait la ville verrait au bien-être et à la sécurité de l’animal. C’est la SPCA Laurentides-Labelle que Prévost a choisie puisqu’elle a comme mission de donner une seconde chance aux animaux errants, abandonnés et maltraités. Il faut savoir que notre dernier règlement ne prévoyait rien sur la maltraitance des animaux de compagnie par leur gardien ou les fourrières. Maintenant, plusieurs articles ont été ajoutés et font en sorte que le gardien doit s’assurer que la sécurité et le bien-être de son animal domestique ne soient pas compromis. Par exemple, il ne peut le maintenir plus de 3 heures d’affilée attaché à l’extérieur, il ne peut non plus utiliser un dispositif pouvant l’étrangler ou créer un inconfort ou des douleurs.

Plus de races proscrites

Certaines races de chiens ainsi que « races hybrides », basées sur leur dangerosité, n’étaient pas permises à Prévost. Maintenant un « chien hybride » désigne un chien résultant d’un croisement entre un chien et un canidé autre que le chien, par exemple un loup. En plus, les études n’ont pas démontré que les morsures étaient majoritairement faites par les races ciblées tel le pitbull ou rottweiler. Ce qui n’implique pas que le règlement n’a rien prévu pour le chien potentiellement dangereux. Toute une section explique les procédures pour le citoyen gardien d’un chien ou le citoyen lésé par une situation impliquant un chien qu’il considère agressif.

Reproduction et stérilisation

Le problème des animaux abandonnés, reliés entre autres à la reproduction non contrôlée, a été pris en considération. L’article 12 prévoit qu’il est maintenant interdit de vendre ou de donner un animal domestique non stérilisé. De plus la reproduction ne sera permise qu’à un éleveur qui détient un permis d’élevage.

L’article 15 ne limite plus le nombre de chiens ou de chats, mais exige la stérilisation de ceux-ci (cet aspect du règlement entrera en vigueur le 1er janvier 2017). Si une demande est faite pour plus de cinq animaux, le propriétaire devra permettre une visite des lieux afin de vérifier la salubrité et le respect du voisinage.

Des développements à venir

En 2011, Danielle Léger s’était beaucoup impliquée auprès de la Ville afin de faire changer les règlements. Élue conseillère municipale en 2013, Mme Léger a piloté ce dossier afin de le faire aboutir à cette nouvelle réglementation, mais elle a bon espoir de l’amener encore plus loin et aimerait que la Ville puisse se prévaloir d’un service animalier modèle.

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