L’absurdité à son meilleur

Photo : courtoisie ; François BellefeuillePhoto : courtoisie ; François Bellefeuille
Alexandra Girard

Alexandra Girard

Journaliste stagiaire 2015-2016 chez Journal des citoyens
Alexandra Girard

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François Bellefeuille au théâtre le Patriote

Alexandra Girard – Le 29 juillet dernier, l’humoriste François Bellefeuille est monté sur la scène du Patriote avec une énergie électrisante à l’image de ses cheveux ébouriffés. Malgré un rhume qui lui embrouillait quelque peu la mémoire, le spectacle a donné lieu à des fous rires contagieux et à une soirée haute en absurdité.   

Pierre-Luc Pomerleau a signé la première partie du spectacle avec brio au grand plaisir de la foule qui riait, déjà, à gorge déployée. Bellefeuille – avec son allure échevelée – est ensuite entré sur scène d’une façon triomphante et, sans même avoir prononcé un seul mot, il a su provoquer l’hilarité. Pour la 350e fois, l’humoriste a enchaîné avec fluidité les blagues de son tout premier one man show qui roule depuis février 2014. C’est avec habilité qu’il se met dans la peau d’un personnage hors norme, totalement désaxé, au tempérament colérique et aux idées farfelues. Dès les premières secondes du spectacle, on est transporté dans l’univers loufoque et délirant de cet homme qui avoue avoir tellement peu d’amis qu’il meuble ses journées en s’exerçant au « sudoku freestyle ».

C’est donc un spectacle sans entracte où tous les délires sont permis, surtout les plus absurdes, qui a su enthousiasmer la salle du Patriote. La finesse de l’humour de Bellefeuille se trouve dans l’exagération de petits détails anodins dont il sait pointer, par un tour de maître, leur côté cocasse. Coup de cœur pour ce délicieux délire lorsque l’humoriste a entrepris la lecture de deux livres pour enfants : Papouille la grenouille et Caca boudin. Les images des deux récits défilaient sur scène pendant que François Bellefeuille relevait les moindres éléments, en apparence tout à fait naïfs et candides, sous un angle nouveau, totalement inusité. Les rires ont fusé de part et d’autre jusqu’à ce que la foule, euphorique, s’esclaffe à l’unisson.

Personnage grinçant, enragé, furibond, qui lâche quelques cris à l’occasion, mais qui a cette incroyable habileté à nous ouvrir à l’absurdité. Abordant la calvitie, les ballonnements, la géographie et les fous de Bassan, tout y passait sous un regard unique. Ovationné, l’humoriste a offert, avec générosité, un numéro traitant du Kamasutra, puis en primeur il s’est hasardé à tester le tout nouveau matériel qui servira lors de son prochain one man show. Au menu, l’amour, les enfants et l’absurdité, toujours!

La tournée du tout premier spectacle de François Bellefeuille se poursuit jusqu’en février 2017.

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