Vivre dans la passion du cinéma

Photo : Laurent Dansereau;
Maximilien Rolland lors de la visite au studio Shoot Films, à Morin-Heights, dans le cadre du camp de jour « Prévost dans ta caméra ».Photo : Laurent Dansereau; Maximilien Rolland lors de la visite au studio Shoot Films, à Morin-Heights, dans le cadre du camp de jour « Prévost dans ta caméra ».
Alexandra Girard

Alexandra Girard

Journaliste stagiaire 2015-2016 chez Journal des citoyens
Alexandra Girard

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Prévost dans ta caméra avec Maximilien Rolland

Alexandra Girard – Maximilien Rolland, 21 ans, est passionné par le cinéma sous toutes ses formes. Il a animé cet été le camp de jour « Prévost dans ta caméra » qui vise à faire découvrir le septième art à des jeunes à travers des rencontres sur des plateaux de tournage, des visites de studios de production et la réalisation d’un court-métrage. Portrait d’un jeune homme porteur d’avenir, amoureux des images mouvantes.

Course des régions pancanadienne

Pour une deuxième année, Maximilien sera le représentant des Laurentides dans le cadre de la Course des régions pancanadienne, concours dédié aux cinéastes émergents, âgés de 18 à 35 ans. Après avoir appris la bonne nouvelle, il s’est consacré à l’écriture du synopsis du court-métrage qu’il devra réaliser pour ce concours, durant les deux prochains mois. C’est donc – « après 24 heures d’angoisse » – qu’il a remis aux organisateurs le résumé d’une histoire mettant en scène un homme qui a toujours adoré jouer du piano, mais qui deviendra assistant comptable pour gagner sa vie. Un piano sera toujours dans les parages pour lui rappeler sa passion refoulée. « Je trouve ça important de croire en nos passions parce que moi je vis la mienne », a-t-il déclaré.

En 2013, Maximilien avait également participé à la Course des régions pancanadienne où il avait réalisé un documentaire, Le cabinet des curiosités, abordant la vie de Pierre Lefebvre, un « ramasseux de ferrailles » qui crée avec ce qu’il trouve au sol des œuvres d’art et des accessoires de cinéma. Il avait de plus réalisé un court-métrage de fiction, Antithèse, qui racontait la déchéance d’un homme qui apprend une bien mauvaise nouvelle. Lors de la grande finale, il a remporté le prix INIS Émergence, discerné au participant qui a su se démarquer lors du concours par sa personne et son grand potentiel.

Camp de jour cinématographique

C’est donc avec ce bagage qu’il a animé « Prévost dans ta caméra » cet été. En 2014, il avait été également coanimateur, avec Julie Corbeil, de ce camp de jour cinématographique qui n’a pas eu lieu en 2015, faute d’inscriptions. Toutefois, cette année pour sa quatrième édition sept jeunes, âgés de 14 à 16 ans, se sont inscrits avec enthousiasme et avec cette soif d’en apprendre plus sur le cinéma. Se déroulant du 1er au 12 août, la première semaine du camp était consacrée à la découverte de l’univers cinématographique. « Le but était vraiment de se promener et de rencontrer des gens », a déclaré Maximilien. Ils sont ainsi allés à la rencontre du réalisateur Stéphane Thibault, mais également ils ont entrepris la visite de la Cinémathèque québécoise, du cinéma Pine et du studio Shoot Films, situé dans la municipalité de Morin-Heights.

La deuxième semaine, quant à elle, était dédiée au tournage d’un court-métrage où chaque participant a pu expérimenter le processus de réalisation d’un film. Ils ont, tous ensemble, élaboré le récit d’une jeune fille qui apprend qu’elle va mourir sous peu, dès lors elle profite de la vie comme jamais auparavant. Les apprentis cinéastes ont pu de cette manière s’immerger complètement dans toutes les facettes qui composent le monde du septième art : le montage, la prise de son, la prise de vue et les jeux d’acteurs. « On a un budget pour s’amuser à découvrir le cinéma, ensemble », a ajouté Maximilien. Pour les intéressés, puisque le camp de jour est étroitement lié au Ciné-Club de Prévost, il y a de fortes chances que le court-métrage soit diffusé lors de la saison automnale du Ciné-Club, mais rien n’est confirmé pour l’instant.

Pour Maximilien, le cinéma est essentiel à sa vie, il ne se voit pas emprunter une autre voie. Même s’il s’agit d’un domaine plutôt difficile, il souhaite continuer à persévérer, car selon lui il est important d’exercer le métier qui nous passionne.

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