Bond est bon !

Philippe Bond et Lyne Gariépy
Photo : Joanis SylvainPhilippe Bond et Lyne Gariépy Photo : Joanis Sylvain
Lyne Gariépy
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Philippe Bond 2 en spectacle à EnScène

Pour débuter la saison automne 2016 d’En Scène, j’ai assisté au nouveau spectacle de Philippe Bond, Philippe Bond 2. Après un premier spectacle éponyme très sympathique, Philippe est de retour sur scène avec ses histoires et celles de sa famille et amis. On sent qu’il est heureux de retrouver les planches et son public, et c’est réciproque.

Après une mise en garde au début du spectacle, où il nous énumère ses règlements pour la soirée (sur les téléphones cellulaires dans la salle, les fans aux mains baladeuses, etc.), Philippe commence son show. Mais je dois émettre un avertissement : si vous vous levez durant son spectacle (pour aller aux toilettes, par exemple), il se peut que M. Bond, en gentilhomme, choisisse de vous attendre pour ne pas que vous perdiez le fil du spectacle ! Il fera alors la conversation avec le public, et son côté spontané et hyperactif le sert très bien dans cette situation, lui permettant de saisir la balle au bond (sans mauvais jeu de mots).

En bon conteur, dans un premier temps, Philippe nous parlera de son CV, parlant de ses emplois de serveur de messe, à la construction. Bref, tout ce qui le mènera à son inscription à l’école de l’humour.  Viendront ensuite des histoires qui lui sont arrivées, ainsi qu’à ses proches. C’est là que son aisance sur scène, son expérience, et un mélange de légèreté et de sincérité lui sont très utiles. Car  Philippe Bond nous raconte des histoires personnelles et parfois osées. Mais là où certains le qualifierait de vulgaires, Philippe tire son épingle du jeu en nous faisant rire, sans trop vraiment nous choquer.

Comme plusieurs humoristes, il s’inspire de sa vie pour ses numéros. Et il n’a pas à chercher loin, ses propres bêtises «d’ado avec une carte de crédit» (c’est lui qui le dit), et celles de sa famille suffiraient déjà, mais en plus, il a des amitiés riches en anecdotes. Que dire de son ami Jean-Luc ! Mais à la différence des autres humoristes, Philippe Bond nous jure que toutes les histoires lui sont bien arrivées, ou à quelqu’un de proche, et qu’elles ne sont pratiquement pas exagérées. Et c’est ce qui nous fait rire, d’imaginer les scènes dans un vrai contexte. Mais ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est les moments après les sketchs où il nous faisait un genre de « coulisse derrière les numéros », nous racontant l’écriture du spectacle, et comment Sylvain Larocque, son script-éditeur, tentait de mettre de l’ordre dans toutes ses histoires, et essayait de le convaincre de ne pas divulguer certains éléments des anecdotes. Pour le public, ça donne un aperçu du processus de création derrière un show d’humour. Intéressant.

Philippe Bond, toujours aussi drôle et reconnaissant envers son public, comme en témoignait le plaisir avec lequel il s’est dirigé vers la longue file d’attente pour les autographes. Voici l’entrevue qu’il m’a gentiment accordée.

Ce qui te fait rire ? – Mes neveux, ils sont très drôles, et plus ils grandissent plus ils ont de l’imagination.

Ce qui te fait pleurer ? – Les films… J’ai la larme à l’œil facile quand j’écoute des films dramatiques.

Le média que tu préfère: scène, radio, télé ? Pourquoi ? – La scène. La réponse du public est immédiate.

Si tu n’étais pas humoriste, tu serais ? – Paysagiste ou un travail où je peux être à l’extérieur toute la journée.

Ce que tu aimes le plus de ton métier d’humoriste ? – Le contact avec les gens. J’aime rencontrer les fans après mes shows.

La fois où tu as eu le plus honte ou eu l’air le plus fou ? – J’avais mis une serviette sanitaire sous mes bras pendant un show, car je transpirais beaucoup, et elle est tombée en plein spectacle.

Ta plus grande fierté ? – Le Centre Bell, le 5 avril 2013, devant 7000 personnes.

Si tu devais vivre ailleurs que dans les Laurentides, tu vivrais où, et pourquoi ? – Dans le Maine pour le surf et la mer.

Si tu devais vivre à une autre époque, ce serait quand ? Et pourquoi ?– Les années 70, pour la musique et parce que Facebook n’existait pas… Ha ! Ha !

Ce qu’il te reste à accomplir pour être comblé ? – Avoir une petite famille et voyager autour du monde.

Merci Philippe !

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