Échos du conseil de ville de Prévost

Yvon Blondin – Séance ordinaire du conseil municipal du lundi 8 mai 2017 à 19 h 30.

En ce début de printemps qui se fait attendre, une trentaine de citoyens se sont présentés à la séance. La Ville a entre autres proposé deux projets à l’organisme « Municipalités amies des aînés » pour obtenir des subventions de 50 % de leur valeur. Le premier se comprend aisément, il s’agit d’une réfection du Centre culturel de la rue Maple, pour 100 000 $. Le second projet, quoique bien intentionné, laisse songeur. Il s’agit d’équipements d’entraînement extérieurs à placer dans un parc pour 50 000 $. Pour que les aînés les utilisent vraiment, encore faut-il inverser la tendance actuelle : la grande maison vendue, les gens de 65 ans et plus s’en vont dans les villes voisines, en condo puis en résidence privée à but lucratif. Les statistiques le démontrent, Prévost est bien en deçà des 16,6 % d’aînés qu’on voit dans les Laurentides. Prévost est une ville jeune entre autres parce qu’elle exporte ses aînés. Ne serait-il pas temps de proposer des solutions novatrices pour conserver dans leur milieu ces citoyens qui paient des taxes et font rouler l’économie locale?

Gestion réglementaire

L’aide financière pour le programme de revitalisation de la route 117 sera maintenue jusqu’en 2020 : de 10 000 $ à 15 000 $ pourrait être attribué aux commerces qui se qualifieront à partir des critères suivants : l’affichage, le terrain et l’aspect du bâtiment.

Gestion des affaires juridiques

À la suite des inondations sur la rue Leblanc, la ville de Prévost pourrait être éligible à une aide financière quant aux frais encourus pour l’utilisation des services d’urgence. Un montant de 3 $ par citoyen est alloué pour un plafond de 40 212 $.

Gestion des contrats

La firme Avantage Court s’est vue attribuer le contrat, pour la saison 2017, de l’entretien des trois terrains de tennis en terre battue pour la somme de 8 198 $.

Les services professionnels de laboratoire de sols de la firme ABS furent retenus pour la surveillance et le contrôle des matériaux de chantier du projet de réfection du chemin Lac-Écho pour la somme de 36 175 $ ainsi que la location de quatre panneaux à messages variables fournis par la firme Signal Service au coût de 20 606 $.

Un contrat de licence pour Prêt numérique à la bibliothèque Jean-Charles-Desroches fut voté, le groupe Biblio Presto a été choisi. À la période des questions, le citoyen Paul Germain félicita le Conseil pour cette action.

Nous parlons déjà des élections générales de novembre 2017 et un contrat d’impartition et de services informatiques fut accordé à la compagnie INAVISION pour la somme de 14 924 $.

Questions du public

Monsieur Yvan Bernier, domaine des Patriarches; année après année, ce citoyen revient à la charge avec l’utilisation qu’il qualifie de parc industriel certains secteurs de son domaine : camions 10 roues, rétro-caveuse, roulottes de chantier et autre. Le maire Richer lui demande de lui fournir des adresses, ce citoyen a répondu qu’il n’a qu’à venir faire un tour pour constater.

Monsieur Jean Gravel, 1030 rue de la Station, ce citoyen demeurant à l’intersection de la rue de la Station et Vigneault subit tous les ans le problème récurrent d’érosion qui bouche tous les conduits et tuyaux à cet endroit. Il exhorte le Conseil à trouver une solution définitive à cette situation.

Plusieurs résidents du domaine Mozart se sont présentés au micro. Préoccupés par le projet du futur centre commercial, ils se demandent où en sont rendues les démarches sur ce point. Le sujet n’était pas à l’ordre du jour, mais les études de la Ville se poursuivent.

Monsieur Ghislain Soulières, résident de ce domaine avance que selon un guide qu’il a en sa possession, un resto rapide ne devrait pas se trouver à moins de 15 minutes de marche d’une école.

Monsieur Serge Savaria questionne le maire Richer sur le fait que Saint-Jérôme a développé un concept pour accommoder les citoyens de 50 ans et plus et qu’à Prévost cette vision est absente. Le maire Richer n’a pas vraiment répondu à la question et sur l’insistance de ce citoyen, il a demandé à M. Savaria d’être plus poli.

Monsieur Anthony Côté, montée Sainte-Thérèse, qui entretient des pistes de ski de fond de ce secteur, interroge le maire Richer sur une dérogation mineure qui a été accordée en avril pour un terrain se situant au bout de la rue du Poète et qui aurait pu entraver l’utilisation de ces sentiers. Après discussion à la table du Conseil, la dérogation a été suspendue.

Monsieur Paul Germain demande, qu’à l’exemple de la ville de Saint-Jérôme, notre Conseil manifeste officiellement sa désapprobation au projet de loi 122 qui abolirait les référendums municipaux et serait une menace au droit démocratique de la population de s’exprimer. Le maire Richer serait contre ce projet de loi, mais se ferait tirer l’oreille pour le déclarer publiquement. Le maire était-il contrarié lorsqu’il a clos la conversation en disant à monsieur Germain que son opinion était malveillante ?

Madame Nicole Durand demande à monsieur Richer où en sont les travaux du groupe Fondation Rue Principale. Selon celui-ci, les travaux vont bon train et il nous assure qu’aucune personne du Conseil municipal ne s’est impliquée pour influencer les résultats de l’étude.

Refus de la ville face à une initiative des pompiers de Prévost

Jordan Dupuis – En raison des récentes inondations au Québec, plusieurs municipalités et citoyens ont réagi afin de venir en aide aux sinistrés. La distribution de sacs de sable et de pompes a été faite permettant à plusieurs résidents d’éviter le pire. Les villes de Saint-Jérôme, Sainte-Sophie et Saint-Colomban ont notamment contribué à ces efforts pour venir en aide aux personnes touchées. C’est durant la période de questions au conseil municipal de Prévost que monsieur Pierre Arsenault s’est présenté au micro pour questionner le maire sur un texte paru sur Spotted Prévost. Ce dernier concernait le refus de la Ville envers un groupe de pompiers de Prévost qui s’étaient portés volontaires pour faire la distribution de sacs de sable. La réponse du maire était que cela « relevait du directeur de la sécurité publique et qu’il ne s’agissait pas d’un geste politique, mais plutôt administratif ». Il rajoute que la Ville travaille avec les effectifs concernés et qu’un suivi sera fait. Plusieurs ont considéré bien insatisfaisante la réponse du maire.

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