Toronto Dance Theatre 

Photo : Guntar Kravis
Valérie Lépine
Valérie Lépine

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Entre originalité, post-modernisme et improvisation

Valérie Lépine Le 4 août dernier, la troupe du Toronto Dance Theater, qui célèbre ses 50 ans cette année, s’est produite sur la scène du grand chapiteau. Pour souligner cet anniversaire, le spectacle se voulait une rétrospective des styles chorégraphiques ayant marqué la troupe.

Les cinq performances du spectacle avaient donc été tirées du répertoire du chorégraphe en résidence Christopher House allant des années 80 aux années 2000.

Les spectateurs ont eu droit à des performances très différentes, toutes marquées par leur originalité. Entre Martingales, où la chorégraphie rappelait les liens aléatoires qui nous unissent parfois, Fjeld, qui sur une musique d’Arvo Pärt, envoûtait par son rythme lent et l’intrication des corps, Thirteen, où les danseurs formaient des tableaux tout en improvisant sur une musique entraînante et Echo Dark, pièce d’inspiration postmoderne plutôt déroutante puisque les danseurs y étaient longtemps et souvent immobiles, le spectateur était surpris à chaque levée du rideau.

L’hétérogénéité et les chorégraphies inattendues ont pu laisser certaines personnes interloquées sinon déçues. Mais devant Vena Cava, nul n’a pu rester indifférent. Cette dernière œuvre en a mis plein la vue avec son rythme haletant et son énergie débordante. Le talent des danseurs y était patent. Une finale étourdissante pour un spectacle somme toute riche en émotions.

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