Échos du Conseil de Ville de Sainte-Anne-des-Lacs

Jacinthe Laliberté

Séance ordinaire du Conseil municipal tenue le 13 mai 2019

Toute une séance du Conseil. Une salle remplie de citoyens qui venaient se faire entendre sur une des deux dérogations mineures inscrites à l’ordre du jour de la séance.

Avant tout, M. Benoit Reid, comptable professionnel agréé et vérificateur externe de la Municipalité, a brièvement présenté le rapport financier 2018. Selon ce dernier, la Municipalité répond à toutes les exigences comptables.

Mme Plante, une citoyenne, a voulu situer la santé financière de la Municipalité. D’entrée de jeu, M. Reid précisa que l’endettement de la Municipalité était peu élevé. Il s’est servi du site Profil financier pour supporter ses dires.

Annonces de rencontre et de consultations publiques

  • 25 mai : samedi matin, des élus à 9 h 30, à l’hôtel de Ville.
  • 1er juin : consultation publique sur la Politique environnementale, au Centre communautaire à 9 h.
  • 3 juin : consultation publique sur l’encadrement des quais-pontons et le nombre de radeaux sur les lacs, à l’hôtel de Ville à 19
  • 3 juin : consultation publique sur l’encadrement des quais-pontons et le nombre de radeaux sur les lacs, à l’hôtel de Ville à 19 h.

Embauches

Service des Loisirs – Mme Julie Dussault travaillera à titre de technicienne en loisirs.

Service de l’Environnement – Mme May Landry occupera les fonctions d’assistante.

Bibliothèque

Un avis de motion et le dépôt du projet de règlement concernant l’emprunt de 1 200 000 $ pour une dépense de 1 795 286 $ pour la réalisation des travaux de construction d’une nouvelle bibliothèque ont été déposés. À cette étape-ci du processus, les élus n’ont pas à voter sur le règlement. Le tout sera à l’ordre du jour de la prochaine séance du Conseil.

Une dérogation mineure questionnée et questionnable

Moment crucial de la soirée, les interventions de plusieurs citoyens au sujet de la dérogation mineure visant à autoriser la construction d’une entrée charretière dont l’extrémité de la fondation serait située à environ 2,73 m de la ligne des hautes eaux d’un milieu humide dans le secteur du chemin des Merisiers.

Après un certain nombre d’interventions où ont été soulignés la fragilité de l’écosystème du lac Saint-Amour, la protection d’un milieu humide, la présence d’un ruisseau, les déversements possibles des abrasifs dans le ruisseau lors du déneigement, les membres du Conseil ont essayé de répondre, tant bien que mal, aux questions et commentaires des nombreux citoyens.

Il a été expliqué que le promoteur pourrait faire deux entrées charretières au lieu d’une seule, procéder à la demande d’un certificat d’autorisation (CA) au ministère de l’Environnement, ce qui lui permettrait de remplir le milieu humide, si et seulement si ce ministère qui détient le pouvoir décisionnel suprême d’accepter ou de refuser, autorisait ce dernier.

Finalement, M. Cohen, le promoteur, est venu expliquer aux opposants, dans des termes techniques, mais très clairs, les travaux encourus par son projet. Il a mentionné qu’il désirait travailler en collaboration avec les services de l’Environnement et de l’Urbanisme en fournissant des plans réglementaires et en répondant aux exigences comme l’utilisation de bennes pour recueillir l’eau de ruissellement, l’installation obligatoire de barrières à sédiments lors des travaux et la construction d’une contre-pente avec enrochement.

La mairesse a conclu que ces travaux feront l’objet d’une surveillance assidue afin de s’assurer que le tout soit exécuté selon les règles dictées.

Un autre dossier ambigu

Le conseiller Vaillancourt s’est opposé à la demande de l’ABVLACS en ce qui a trait à une lettre d’appui pour un projet de station de lavage pour les embarcations et accessoires nautiques dans le cadre d’une demande de subvention auprès de la MRC des Pays-d’en-Haut.

La demande, selon lui, déposée seulement la semaine dernière ne permettait pas d’en faire une analyse exhaustive. M. Dalzell, président de l’ABVLACS, a mentionné que le projet avait été déposé le 8 avril à la MRC des Pays-d’en-Haut, la date limite pour une demande de subvention. Ce n’est que partie remise pour ce projet.

Période de questions

  • Suivi de la réfection complète du chemin Sainte-Anne-des-Lacs

La question de Mme Plante concernait le suivi qu’assurerait le Conseil pour informer la population. Une proposition a été faite par le conseiller Harvey : « Inscrire systématiquement, à chaque ordre du jour, le sujet suivi pour la réfection du chemin Sainte-Anne-des-Lacs, qu’il y ait des déroulements ou pas. »

Mme Plante a informé le Conseil qu’un accusé de réception du ministère des Transports, donc du bureau de M. Bonnardel, avait été envoyé aux responsables de la pétition et qu’une rencontre entre la ministre des Aînés, Mme Blais, et ces derniers aurait lieu le 8 juillet.

Des informations ont été demandées par M. Pronovost au sujet de la rencontre avec M. Thibault, directeur du secteur Laurentides-Lanaudière. Celle-ci ne l’a pas encore rencontré désirant qu’il vienne constater de visu l’état du chemin.

Quant à la rencontre qui a eu lieu entre le préfet de la MRC des Pays-d’en-Haut et M. Bonnardel, ministre des Transports en fin de semaine dernière, elle recevra, selon elle, lors de la réunion des maires, prévue pour le lendemain, un aperçu de cette rencontre.

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