Festival Musi’Monde

Emma Guerrero Dufour
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Rassemblement festif de Musique du monde à Prévost

Emma Guerrero Dufour La gare de Prévost s’est transformée en véritable petit village mondial à l’occasion du festival Musi+monde, les 10 et 11 août derniers.

Organisé par diffusions Amalgamme, le festival de musique du monde en était à sa toute première édition. Malgré quelques les nuages et de la pluie intermittente, la soirée du samedi s’est terminée sous un soleil radieux du mois d’août.

La Brasserie Shawbridge, commanditaire de l’évènement, offrait des bières et de quoi se remplir l’estomac à petit prix et les festivaliers pouvaient aller faire des emplettes sous un chapiteau prévu à cet effet. Des bijoux aux savons, en passant par les vêtements, une vingtaine d’exposants de partout dans le monde vendaient des objets pour tous les goûts. Des jongleurs, des amuseurs publics et même un clown circulaient parmi la foule, pour divertir les plus petits. Le directeur d’Amal-gamme, Bernard Ouelette, faisait l’animation des spectacles.

Les sourires étaient sur toutes les lèvres, alors que le 1272, rue de la Traverse se transformait tantôt en cabaret du Caire, tantôt en espace syncrétique où la musique du Sénégal accompagnait des chants et des mélodies mi’qmac. La programmation variée permettait à tout le monde d’y trouver son compte.

Mi’gmafrica

Le groupe Mi’gmafrica a vu le jour à Val-David où Valérie Ivy Hamelin, de la nation Mi’qmac de Gespeg (Gaspésie) a fait la rencontre des frères Fa et Sadio Cissokho, issus d’une grande lignée de griots du Sénégal. Dans la tradition Wolof, les griots sont une caste de leaders musicaux qui, de génération en génération, jouent de la musique pour la communauté.

Sadio jouait de la kora, une harpe africaine et des doundoun, une percussion basse, tandis que Fa jouait du djembé et autres percussions. Valérie Ivy Hamelin, leader du groupe, s’intéresse à la musique africaine depuis 15 ans et pratique le chant et la flûte traversière.

Leur concert a débuté avec un chant d’« amitié et de rassemblement » mi’qmac qui est entonné en ouverture des fêtes de la nation. En invitant plusieurs fois les spectateurs à chanter avec elle, l’artiste a tenu à rendre hommage aux femmes autochtones disparues et assassinées. « Nous avons survécu à un génocide silencieux de 350 ans » a lancé l’artiste à la voix douce, « Mais nous sommes toujours là ».

Impossible de ne pas tomber sous le charme de ce groupe et de leur musique suave, et relaxante, presque spirituelle.

Du baladi et des guitares

Les danseuses de la troupe des Étincelles de l’école de danse orientale Samaya Baladi, située à Saint-Jérôme, ont fait deux prestations en après-midi. La troupe, fondée par Samaya en 2015, se produit en spectacle également lors de soirées communautaires et d’événements pour des causes humanitaires.

La journée s’est terminée avec la musique cubaine de Carlos Placeres, artiste cubain qui a remporté un Félix à l’ADISQ, dans la catégorie Musique du Monde pour le meilleur album de l’année 2010 avec son disque Puro Café.

Il a joué en formule 5 à 7 sur la galerie de la gare et a été suivi d’une prestation du Montréal Guitar Trio, le dernier groupe de la journée.

Le dimanche, des activités pour les enfants, tour d’escalade, jeux gonflables et spectacle jeunesse étaient au menu. Les cinq musiciens du groupe Mestizo ont joué en clôture du festival, ils ont transporté leur nombreux spectateurs dans les hauteurs des Andes avec leur musique pastoral.

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