Réfection des infrastructures municipales à Sainte-Adèle
Lentement, mais sûrement

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Pierre-Olivier Bonin, 19 juillet 2009 – Depuis l’annonce d’une aide gouvernementale de 3 969 835$ de la part du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT) accordé à la ville de Sainte-Adèle au mois de mars dernier pour la réfection de ses infrastructures municipales et de son usine d’épuration, les travaux avancent à petits pas.

L’échéancier ayant été déjà repoussé de plusieurs mois depuis le changement d’administration municipale en février 2008, le maire, M. Claude Descôteaux, estime que les travaux de réfection de l’usine d’épuration seront entamés début 2010.

On apprenait en avril dernier qu’un investissement total de 5 688 000 $ (l’aide gouvernementale+ un montant déboursé par la Ville) était prévu pour effectuer des tra- vaux de réfection majeurs. Parmi ces travaux, on comptait 4 projets majeurs : rénovation des infrastruc- tures de chaussée, d’égout et d’aque- duc sur les rues Dumouchel et Blondin; mise en place d’un égout pluvial sur les rues Bélec et Notre- Dame; rénovation d’une station de pompage; réfection de l’usine d’épu- ration Mont-Rolland. Si l’on a vu l’échéancier être repoussé à maintes reprises, il semble cette fois-ci que les choses se concrétisent lentement, mais sûrement – le coup d’envoi a été donné avec le début des travaux sur la rue Blondin.

Interrogé à propos de cet échéancier, Pierre-Luc Forget, ingénieur et coordonnateur aux services techniques de la ville de Sainte-Adèle, affirme que les travaux sur la rue Dumouchel constituent la prochaine étape. Les documents néces- sitant l’approbation de la part du MAMROT ont été envoyés en juin dernier et M. Forget croit que, selon une approximation plutôt conserva- trice, le délai peut être d’environ trois mois, puis d’environ deux mois pour le règlement d’emprunt. Les plans et devis des rues Notre-Dame et Bélec seraient quant à eux sur le point d’être complétés, pour ensuite être soumis au MAMROT. En ce qui a trait à l’usine d’épuration, notre interlocuteur nous indique que le processus d’approbation est plus fastidieux et qu’ainsi l’on ne verra pas les travaux commencer avant début 2010.

Questionné à propos de l’échéan- cier, M. Descôteaux a quant à lui préféré ne pas l’annoncer, sachant que de toute manière « il ne sera pas respecté ». Néanmoins, nos deux interrogés estiment que la réfection de l’usine se fera début 2010. Il reste donc à obtenir l’aval du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) pour les plans et devis des travaux qui ne sont pas encore entamés, à la suite de quoi l’appel d’offres, le règlement d’emprunt et l’octroi des contrats seront effectués.

Pendant ce temps, à Sainte-Agathe

Un article du mois de juillet du Journal des Pays-d’en-Haut intitulé « directement de la cuvette à la rivière » a démontré que des eaux usées sont toujours déversées dans la rivière du Nord. Or, un jugement de la Cour supérieure du Québec en février 2009, résultant d’un procès intenté par l’ « Association de protection de l’environnement du lac Raymond et de la rivière du Nord inc. » ainsi que « Guy Drouin et associés inc. » contre la ville de Sainte-Agathe-des-Monts, ordonnait à cette dernière de « cesser tout déversement à la rivière du Nord d’eaux usées non traitées ne se conformant pas aux conditions d’opération autorisées du régulateur Brissette en vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement du Québec ». Selon ce même article journalistique, il semble que « tout n’est pas réglé, puisque des eaux usées continuent à être déversées directement dans la rivière par un tuyau aux abords du chemin Brissette, balles de ping-pong à l’appui ».

Interrogé par le Journal à ce sujet, le maire de Sainte-Agathe, M. Laurent Paquette, n’a semblé vouloir faire aucun commentaire.

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