Portrait de bénévoles

Aline Tourville, Lucie Garant et Pascal Bélair, trois bénévoles de la Maison d’entraide de Prévost.
Diane Brault
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La meilleur façon de se trouver

Diane Brault – À la Maison d’entraide de Prévost, les bénévoles donnent de leur temps et offrent leurs compétences. Ils contribuent à améliorer la vie des citoyens de Prévost. 

Chaque personne, chaque bénévole porte son histoire. Aline Tourville, Pascal Bélair et Lucie Garant m’ont dévoilé gentiment le comment et pourquoi ils en sont venus à faire du bénévolat à Prévost, lors d’une interview qui s’est déroulé dans les locaux de cet organisme communautaire, le jeudi 29 juin dernier.

De la couture au costume

Citoyenne de Prévost depuis 1978, Aline Tourville est une femme enjouée et rieuse. Elle fait du bénévolat depuis l’an 2000. C’est son talent particulier de couturière qui l’a amenée à évoluer de façon originale en tant que bénévole. Pour les gens qui ont connu le service, il y a environ une dizaine d’année, elle s’occupait à créer, entretenir et louer de façon saisonnière, des costumes pour la fête de l’Halloween, des déguisements pour les citoyens à la Maison d’entraide. Les revenus ainsi générés servaient au financement de l’organisme. Aujourd’hui, le service n’existe plus, mais Aline est encore et toujours là pour le rafraichissement ou la réparation des vêtements destinés au comptoir familial ou à la friperie.

Un homme au grand cœur

Un jour Pascal Bélair a déménagé à Prévost. Dans sa vie, il a déjà été mécanicien. Un accident et la perte de l’usage de l’une de ses mains ont bouleversé sa vie. Il a su faire face et se réorganiser mais il s’ennuyait. Pascal a commencé à faire du bénévolat en s’occupant de l’entrepôt.  Homme-orchestre, il est fortement impliqué et apprécié depuis cinq ans. Essentiel à la cueillette des meubles comme chauffeur de camion, Pascal s’occupe depuis plusieurs années du déchargement des denrées pour la banque alimentaire durant l’année, mais aussi à la période des paniers de Noël. C’est un homme au grand cœur.

Après la prise de sa retraite du réseau de la Santé, Lucie Garant trouvait que quelque chose lui manquait. C’était le travail d’équipe et la relation d’aide avec les gens. Son besoin de se retrouver en groupe et de se sentir utile l’a motivée à faire des démarches auprès des responsables de la Maison d’entraide. Bénévole assidue depuis maintenant neuf mois, Lucie s’implique activement à la friperie ainsi qu’à la banque alimentaire. Lucie apprécie et est appréciée, et maintenant, elle a son « groupe ». Elle fait désormais partie de l’équipe et elle a le sentiment « d’aider » les gens.

Aline, Pascal et Lucie sont unanimes à dire que ce qu’ils font est valorisant et qu’ils ressentent du contentement et un sentiment d’utilité. Ce qu’ils font pour les gens de Prévost de façon libre et gratuite, leur permet de se sentir branchés sur la vie, branchés sur leur humanité. Tous les trois m’ont assuré que l’atmosphère: « est le fun » à la maison de Prévost, car c’est : « comme une famille où la bonne humeur, l’échange et le souci de l’autre existe ».

À mon retour à la maison, je pensais à ce que le Mahatma Gandhi a déjà écrit, comme quoi, « la meilleure façon de se trouver consiste à se perdre dans le service d’autrui ». – Pour rejoindre le site de la Maison de Prévost http://www.maisonentraideprevost.org.

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