Programme Abrinord

Jordan Dupuis
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La rivière à Simon sous observation

Jordan Dupuis – Abrinord finalise actuellement un projet qui vise à sensibiliser les acteurs aux différents enjeux de la rivière à Simon. Ceci est d’autant plus important que les dépassements des seuils de pollution de cette rivière sont trop élevés et trop fréquents affectant par le fait même les municipalités en aval.

C’est ce qui a motivé Abrinord à aller de l’avant avec ce projet en raison des « échantillons d’eau prélevés, présentant parfois des niveaux élevés de coliformes fécaux, compromettant la baignade à cause du danger des contacts directs avec une eau au-delà des normes acceptables », nous mentionne Mme Marie-Claude Bonneville, la nouvelle directrice générale chez Abrinord. La rivière à Simon « prend sa source au lac Vingt Sous dans la municipalité de Saint-Adolphe-d’Howard [et] […] termine sa course dans la rivière du Nord à Piedmont », peut-on lire sur le site d’Abrinord. Ledit projet est actuellement disponible pour consultation sur leur site internet.

C’est donc pourquoi Abrinord a réalisé un récit géographique pour présenter un portrait et un diagnostic du territoire, qui inclut une « modélisation illustrée en 3D du ruissellement de l’eau de surface selon différents paramètres comme l’imperméabilité du sol, les pentes, les chemins privilégiés de l’eau. C’est un outil qui peut nous aider à mieux comprendre le territoire et à découvrir les relations entre tous les éléments hydrographiques et anthropiques du territoire » nous explique Mme Bonneville. Ceci permet d’établir « les principaux liens entre les problèmes observés dans le bassin versant de la rivière à Simon et leurs causes potentielles », lit-on sur le récit géographique de la rivière à Simon d’Abrinord. Un plan d’action élaboré par un comité réunissant des acteurs municipaux, communautaires et économiques est également disponible sur le site d’Abrinord.

Parmi les diverses causes potentielles pouvant expliquer la pollution de l’eau, « il peut y avoir des fosses septiques qui ne sont pas conformes ou qui sont en fin de vie », nous informe la directrice générale d’Abrinord ajoutant que l’érosion, l’imperméabilisation des sols, les réseaux d’égouts combinés sont des facteurs qui contribuent à ces sources de pollutions. Ce ne sont que quelques exemples de causes potentielles qui peuvent affecter la qualité de l’eau, une liste plus complète est disponible sur le site d’Abrinord. De plus, un volet intéressant vient bonifier le projet de la rivière à Simon où « une cartographie participative est disponible où les gens peuvent ajouter des photos et des observations qu’ils font de la rivière ou du territoire », nous explique Mme Bonneville.

Abrinord veut également s’inspirer de ce projet en le transposant cette fois au bassin de la rivière Saint-Antoine qui couvre une partie de Saint-Jérôme, Sainte-Sophie et Mirabel, et qui se déverse dans la rivière du Nord, « c’est un projet totalement différent, car il y a une zone agricole dans le Sud, des développements domiciliaires plus au Nord, de nombreux milieux naturels ainsi que le futur parc-nature du lac Jérôme. On a commencé à dresser le portrait, et à faire ressortir certains éléments du diagnostic. Un plan d’action devrait être disponible en décembre cette année », nous informe-t-elle.

Le grand bémol pour Abrinord est son financement qui limite grandement la mise en œuvre de plusieurs projets et actions concrètes. Abrinord publie un plan d’action sur son site où plusieurs mesures sont proposées pour protéger les ressources en eau, « la mobilisation et la contribution de nos partenaires est essentielle pour la réalisation de projets qui répondent à des préoccupations du milieu et qui visent une responsabilisation des acteurs en matière de gestion de l’eau », nous mentionne-t-elle.

Rappelons qu’Abrinord est un organisme de bassin versant (OBV) qui œuvre dans les Laurentides pour s’assurer, entre autres, d’un suivi étroit de la qualité des eaux dans la région. Abrinord est une sorte d’agent facilitateur qui travaille de concert avec tous les acteurs du milieu, pour les sensibiliser à poser des gestes qui auront un impact bénéfique sur les milieux hydriques.

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