Borne sèche amovible

Charles Mathieu

Charles Mathieu

Journaliste stagiaire chez Journal des citoyens
étudiant en journalisme à l'UQAM
Charles Mathieu

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Un prototype de borne sèche amovible au lac Saint-Amour

Charles Mathieu – Un prototype de borne sèche amovible installé au lac Saint-Amour, sur le chemin Fournel à Sainte-Anne-des-Lacs permettrait au service de Sécurité Incendie (SSI) de mieux desservir ce secteur de la Municipalité qui en avait besoin tout en réalisant des économies importantes.

Selon le directeur du service de Sécurité Incendie et Sécurité publique de la Municipalité, Alain Grégoire, il s’agit d’un « prototype à l’essai » pour une période de 10 mois qui servirait à vérifier si les pompiers pourraient avoir accès à l’eau tout au long de l’année à l’endroit où la pompe a été installée. « Pour que le Ministère l’approuve comme étant une borne sèche qui répond aux normes, il faut qu’elle soit accessible et fonctionnelle 12 mois par année », explique-t-il.

La période hivernale déterminera si le prototype respecte les normes établies par le Ministère, comme l’indique M. Grégoire : « Une borne sèche qui se veut amovible, c’est le fait qu’on puisse la sortir de l’eau afin d’éviter le gel dans la structure. Il ne faut donc pas, pendant les périodes froides, que de la glace se forme à cet endroit. »

Le prototype doit être installé là où un courant d’eau est présent, ce qui empêcherait la glace de se former. Elle doit donc être posée à l’entrée ou à la sortie d’un lac et ne nécessite pas de travaux d’excavation pour la mise en place de tuyaux comme dans le cas de la borne sèche souterraine. Toutefois, la problématique est la profondeur de l’eau nécessaire à l’installation, ce qui limite les options du SSI. « On a beaucoup de lacs à Sainte-Anne-des-Lacs, mais peu de profondeur dans plusieurs d’entre eux », souligne Alain Grégoire. « Pour le moment, le lac Saint-Amour est le plus accessible, la profondeur est bonne, il est près du chemin et il s’agit d’un secteur peu protégé contre les incendies, ce qui en fait un endroit idéal pour poser un prototype », explique-t-il tout en indiquant que d’autres options seront étudiées, peu importe les résultats de l’essai.

Installer ce type de borne sèche comparativement à celle sous terre offre beaucoup d’avantages économiques selon le directeur du SSI. Parmi ceux-ci, on retrouve une réduction importante des frais d’exploitation, car il n’est plus nécessaire de creuser pour l’installation, ce qui entraîne une baisse des coûts de location d’équipement et des salaires. En fait, en allant sous terre, il est possible d’aller chercher les eaux du milieu des lacs, mais cela coûte beaucoup plus cher à installer que la borne sèche amovible. « C’est incroyable ce qu’on économise », ajoute-t-il.

Au niveau administratif, aucune demande de permis, d’acte de servitude pour droit de passage avec un ou plusieurs citoyens et de démarche spécifique auprès du ministère de l’Environnement n’a à être remplie. Le tout engendre un gain de temps substantiel.

Notons que l’assemblage du prototype installé au lac Saint-Amour a été réalisé bénévolement par M. Gilles Vandandaigle, citoyen de la municipalité, qui s’est servi de pièces recyclées pour reproduire le projet du service de Sécurité Incendie de Val-des-Monts. Cette Municipalité de l’Outaouais a reçu le prix Mérite Ovation municipale 2018 dans la catégorie « Sécurité publique » pour sa pompe sèche amovible, ajustable et pivotante.

Étant donné que Sainte-Anne-des-Lacs s’est basée sur ce modèle reconnu par le ministère de la Sécurité publique du Québec, M. Grégoire semble confiant des développements de ce projet et des résultats qui en découleront.

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