Les vulnérables

Journal des citoyens - Point de vue
Odette Morin

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D’amour, de compassion et d’agriculture

Odette Morin – Dernièrement, nous avons été confrontés à la réalité, celle qui n’est pas belle à voir. Le manque de considération pour les plus vulnérables nous a cruellement sauté aux yeux. On a vu les lacunes d’un système basé sur la loi de la jungle capitaliste ou l’amour et la compassion n’ont pas leur place.

Malgré ce que nous pouvions en penser et sans jamais nous consulter, les gouvernements qui ont sévi durant les dernières décennies ont mis tous nos œufs dans le panier de la mondialisation basée sur le transport des marchandises et sur la main-d’œuvre bon marché de pays lointains. En temps de crise, ce système n’est plus une source fiable d’approvisionnement. En temps de réchauffement climatique, c’est une aberration ! L’autosuffisance alimentaire est devenue une nécessité, car il est certain que nous revivrons d’autres crises qu’elles soient sanitaires ou reliées au climat. Au Québec, nous avons de l’hydroélectricité bon marché pour les richissimes multinationales qui polluent beaucoup et qui nous laissent en héritage des sites contaminés. Il serait temps de donner des taux préférentiels aux serriculteurs qui n’attendent que ça pour développer d’autres produits accessibles à l’année. Il faudrait aider les petites fermes maraichères et arrêter de soutenir la production massive de maïs et de soja « Roundup Ready » destinés à nourrir le bétail.

La potion d’intelligence

S’il y a une recette que j’aimerais inventer, c’est bien une potion d’intelligence et de bon sens que je verserais, en cachette, dans la tasse des politiciens au pouvoir pour qu’ils se rendent compte de l’impasse dans laquelle ils (et leurs prédécesseurs) ont amené notre agriculture locale. Cette potion contiendrait aussi une leçon d’humilité et une bonne dose d’ouverture d’esprit, d’imagination et de compassion. J’y ajouterais une grosse pincée de sentiment d’urgence pour qu’ils agissent avant que toutes les fermes ne soient en faillite et parce qu’il est complètement insensé d’importer des fruits et des légumes que nous pouvons produire ici. Et si un jour le prix de l’essence remontait au-delà de ce qu’il était avant la pandémie ? Un brocoli à 20 $ ? Il ne faut pas attendre d’être rendu là !

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