30e éditions du FASS

FASS - journal des citoyensÉtienne Lavigne et Guillaume Côté, respectivement directeur général et directeur artistique du Festival des Arts de Saint-Sauveur, fiers de la programmation En tandem pour la 30e édition FASS 2021. – Photo: Noa Garcia-Ahmad
Salle de Nouvelles
Les derniers articles par Salle de Nouvelles (tout voir)

Un retour en force en virtuel, sous chapiteau et à l’extérieur

Noa Garcia-Ahmad noaga@journaldescitoyens.ca – Après une année difficile de pandémie pour les artistes du milieu de l’art vivant, ceux-ci pourront finalement retourner sur scène lors de la 30e édition du Festival des Arts de Saint-Sauveur (FASS) qui se tiendra du 28 juillet au 8 août 2021. Après l’annonce de la programmation de l’événement, le Journal s’est entretenu avec Guillaume Côté, directeur artistique, et Étienne Lavigne, directeur général, pour en apprendre davantage sur ce festival qui fait tant rêver les habitants de la région des Laurentides.

Un retour très attendu de l’événement live

S’il se félicite de la réussite de leur événement numérique l’année dernière, Guillaume Côté trouvait essentiel d’avoir une programmation en présentiel pour l’édition 2021 : « On voyait dans notre “boule de cristal” qu’il y allait avoir un besoin de retourner à l’événement live, même si c’est avec des règles sanitaires très strictes. On voulait le plus possible avoir un retour de l’événement live d’une façon ou d’une autre ». C’est donc sept spectacles qui seront présentés devant une centaine de spectateurs sous le chapiteau réaménagé.  

Le festival débutera ainsi avec le spectacle d’ouverture célébrant la 30e année du Festival. Pour l’occasion, c’est la renommée Margie Gillis, qui avait d’ailleurs participé à la toute première édition du Festival en 1992, qui montera sur scène, accompagnée des prestations de Sylvain Lafortune et Annik Hamel, de Maude Sabourin et Raphaël Bouchard, de Rubberband Dance ainsi que des danseurs du Ballet national du Canada. 

Par la suite, le Festival présentera le spectacle Begin Again de Jera Wolfe, un jeune chorégraphe issu des Premières Nations. Guillaume Côté s’est d’ailleurs réjoui de pouvoir accueillir ce spectacle créé spécialement pour le Festival : « C’est une création complètement nouvelle pour l’espace du Festival des Arts et pour le nouveau chapiteau. Je pense que c’est bien de supporter un artiste des Premières Nations qui a une voix dans la danse contemporaine, mais surtout aussi qui parle de sa culture, de ses ancêtres et de tout cela ». 

Le Festival poursuivra sa programmation en accueillant la Compagnie Marie Chouinard qui présentera le 31 juillet une série de solos et de duos ainsi que deux pièces inédites puisées dans ses archives. Le lendemain, c’est Citadel+Compagnie qui reviendra sous le chapiteau avec l’interprétation de Four Old Legs de James Kudelka par Zhenya Cernacov et la danseuse étoile Evelyn Hart, également présente lors de l’inauguration du Festival en 1992.

Du 4 au 6 août, Guillaume Côté effectuera un retour sur la scène après un an de pandémie pour offrir la première création de sa compagnie Côté Danse, +(dix), inspirée par la mythique odyssée d’Ulysse. Lorsqu’on lui demande s’il y a un stress à l’idée de revenir sous les projecteurs, il répond : « Non. Tout le monde est tellement heureux […] et prêt à juste avoir un contact, quelque chose de live avec des nerfs. La danse c’est en trois dimensions, c’est en présentiel, il y a quelque chose de vraiment réel dans le moment présent ».

Le Festival présentera aussi le concert de la violoniste Angèle Dubeau accompagné de La Pietà le 7 août avant de clôturer les festivités le 8 août avec les Grands Ballets Canadiens et leur programme mixte tiré de la tournée Envolée au Québec

En plus des prestations sous le chapiteau, le grand public pourra participer gratuitement à des activités en plein air à travers la municipalité de Saint-Sauveur. En outre, on pourra assister à une compétition de danse urbaine (« Dance battle ») au Skatepark ainsi qu’à de courtes prestations de danse et de musique dans le cadre de l’événement Les sentiers de la danse présenté dans la forêt du parc John-H Molson. 

Le virtuel encore à l’honneur

Après s’être vu remettre le prix Opus de diffuseur de l’année pour l’événement Une solitude partagée dont les créations ont été visionnées environ 200 000 fois, le Festival n’était pas prêt à mettre de côté sa programmation virtuelle. D’autant plus que grâce au numérique, davantage de personnes ont pu assister aux événements du Festival, comme nous l’explique Étienne Lavigne : « J’ai l’impression que même si Saint-Sauveur c’est un peu proche de tout, il y a quand même beaucoup de gens que géographiquement ou même juste physiquement, ne pouvaient pas venir ici. On a aussi souvent été sold out dans le passé. Les spectacles de Guillaume sont toujours sold out […] et c’est la seule occasion de le voir ». Les films numériques étaient donc une belle alternative pour permettre à des personnes de partout à travers la planète de profiter des spectacles du Festival. 

Le Festival présentera donc quatre films sous la série En Tandem, de Ben Shirinan, un réalisateur Torontois. Avec ces films, Guillaume Côté souhaite poursuivre la conquête de l’international du Festival : « C’est ça qui est cool avec le numérique. Quand on a commencé Une solitude partagée, il y avait des gens de partout dans le monde qui voyait ça. C’est le fun, on très connu dans les Laurentides, mais tout d’un coup, on est devenu un splash national et international ».

En plus de la série En Tandem, le 30e anniversaire instituera la première édition de la compétition de court métrage international, FASS Forward. Au moment de l’entrevue, plusieurs films, provenant notamment d’Espagne et d’Iran, avaient déjà été envoyés au Festival. 

Tous les films seront disponibles sur le site du FASS et seront également diffusés à la belle étoile, au parc George-Fillion. 

Plus qu’un festival

Malgré une année difficile de pandémie, Guillaume Côté et Étienne Lavigne n’ont jamais perdu de vue la mission du Festival : « Notre grosse mission au Festival des Arts de Saint-Sauveur, c’est d’employer le plus d’artistes possibles et de faire rayonner les artistes québécois. Cette année nous a donc permis de focusser sur le Québec et sur le Canada ». Ainsi, c’est plus de 140 artistes qui viendront célébrer les arts vivants durant le Festival, grâce notamment au soutien de leurs nombreux partenaires. 

C’est donc la tête bien haute que le Festival reviendra encore une fois cette année pour illuminer les Laurentides par la qualité de sa programmation et par la poursuite de sa tradition d’excellence dans le milieu artistique.

Imprimer