Les échos du conseil municipal de Sainte-Anne-des-Lacs

Séance ordinaire du Conseil municipal tenue le 11 avril 2022– 

Jacinthe Laliberté, En cette soirée printanière, près d’une vingtaine de résidents ont assisté à la séance du Conseil. Habituellement, seulement cinq ou six personnes se présentent. L’annonce de dépenses importantes a assurément attiré ces citoyens. 

Encore des oppositions

À deux reprises, au cours de la soirée, les conseillers Lupan et Harvey ont voté contre des résolutions. La raison : ayant reçu des documents complémentaires au cours de la journée, ceux-ci ont soutenu qu’ils n’avaient pas eu le temps de les consulter.

Selon la conseillère Lupan, ces documents devraient être normalement remis, suffisamment à l’avance, pour lui permettre de les lire et de voter en toute connaissance de cause. 

En réponse à ce commentaire, le conseiller Vaillancourt a soutenu que ce dépôt tardif de documents n’avait nul impact sur une prise de décision appropriée, puisque des discussions entourant ces dossiers eurent lieu à plusieurs reprises durant les derniers mois. La demande de la conseillère Lupan de reporter les points concernés au prochain Conseil lui fut refusée.

Lors de l’adoption de la modification du règlement décrétant une dépense de 9 252 518 $ et un emprunt du même montant pour la réfection des chemins Filion/ Fournel, le conseiller Harvey a voté contre. Pour bien se faire comprendre, il a tenu à préciser que voter « contre » le projet ne signifiait pas qu’il s’y opposait, mais plutôt, qu’il ne détenait pas toute l’information pertinente, information qu’il demande depuis fort longtemps d’ailleurs.

L’achat de camions porte-conteneurs

Une présentation électronique sur l’acquisition de machinerie lourde faite par le directeur général, Jean-Philippe Gadbois, a permis de comprendre tous les tenants et les aboutissants que comporte un tel achat. 

Dans un premier temps, des économies conséquentes à l’achat de l’excavatrice acheté en 2020 (61 429 $) et du tracteur multifonctions en 2021 (30 851 $) furent démontrées grâce à un comparatif entre le coût de l’achat et celui associé à un contrat de sous-traitance.

En définitive, le coût du camion porte-conteneurs (6 roues) avec boîte à asphalte chaud, soldé au comptant du fonds de roulement, serait de 274 500 $ et celui du camion avec citerne, payé par le surplus accumulé, a été estimé à 372 500 $. 

Le conseiller Harvey a expliqué très clairement les raisons de son refus quant à l’acquisition de cette machinerie lourde : « Cela fait trois ans que je demande à la direction des Travaux publics et à l’Administration municipale de présenter un plan à long terme de 5-10 ou 15 ans. C’est indéniable, il nous faudra aller vers l’achat d’équipement. Cependant, je suis contre les achats à la pièce, car nous n’avons pas de vision à long terme. Le plan quinquennal contre lequel j’ai voté ne présente que les achats. Le plan d’ensemble, quant à lui, doit comporter tous les impacts financiers, ressources humaines, infrastructures et nouveaux bâtiments ». 

La mairesse a aussi donné sa version : « Le plan d’ensemble est un travail qui prend du temps. Nous y travaillons déjà […] La réfection des chemins a toujours été faite en sous-traitance et elle se poursuivra ainsi. Présentement, nous nous organisons pour faire de l’entretien ce qui ne se faisait pas avant. Ce soir, on ne fait qu’équiper notre service des Travaux publics ».

Des annonces 

Le balayage des chemins débutera dans quelques semaines. Cette année, les conditions hivernales ont exigé l’épandage de 9 000 tonnes d’abrasif comparativement à 4 000 les autres années. Le temps prescrit pour le balayage des rues s’en trouvera possiblement affecté.

Il se tiendra prochainement une séance d’information concernant la réfection des chemins Filion et Fournel et une consultation citoyenne sur le contrôle intérimaire qui, quant à elle, se déroulera au mois de mai. Les deux évènements seront annoncés dans les journaux ainsi que dans l’Infolettre. À surveiller. 

Par ailleurs, le Journal a voulu connaître la différence que fait le Conseil entre une consultation publique et une séance d’information. À cela, la mairesse a répondu : « Premièrement, il serait important que les citoyens soient présents lors des consultations publiques. Nous leur demanderons leur avis. Par contre, lors d’une séance d’information, les citoyens pourront demander des précisions sur les informations qu’ils recevront ».

Le dossier résidences de touristes

Le premier règlement concernant les usages conditionnels vise à s’assurer que l’usage locatif s’intègre bien dans les milieux résidentiels. Le second servira à limiter l’implantation de nouvelles résidences de tourisme. Ainsi donc, le nombre de résidences de touristes sera évalué en fonction de la dimension des terrains et des secteurs.

Période de questions

Bibliothèque – Madame Lamarche voulait connaître la situation concernant les subventions demandées pour la construction de la nouvelle bibliothèque. La conseillère Morrison qui siège sur le comité des bâtiments, en hésitant quelque peu ne sachant si elle pouvait divulguer l’information, a mentionné l’obtention par la Municipalité d’une subvention du gouvernement fédéral. Une consultation citoyenne est à venir.

Les chemins – Madame Côté a voulu connaître l’intention du Conseil quant à la réparation du chemin des Noyers. Ainsi fut la réponse de la mairesse : « La Municipalité est à élaborer une grille de priorisation de tous les travaux de la Municipalité afin de dépolitiser le processus de priorisation… Il faut voir les impacts que les travaux vont avoir sur l’endettement de la Municipalité. Pour le chemin des Noyers, la réponse sera donnée quand ce processus sera complété ». 

Plan d’ensemble – Monsieur Dalzell est venu demander au Conseil s’il prévoyait présenter une vue d’ensemble de tout ce qui concerne les chemins et les bâtiments se référant à l’intervention du conseiller Harvey et à celle de M. Drennan lequel, lors de son intervention, faisait état de dépenses s’élevant à plusieurs millions de dollars pour les deux prochaines années. La même question fut posée par deux autres citoyens.

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