Articles by Sandra Friedrich

Chemin spirituel avec les animaux de pouvoir

Sandra Friedrich – Dans son dernier livre Un chemin de femme médecine, Du don à l’apprentissage, paru en janvier de cette année, chez VÉGA édition, Loumitea1, qui vit non loin de Val-David, aborde son parcours comme femme médecine. Elle est co-fondatrice de l’École de chamanisme transculturel du Québec (ECTQ2), issue des travaux de Michel Harner, anthropologue à l’origine de la Foundation for Shamanic Studies3.  Cette école est, également, un cercle de chercheurs et d’enseignants en chamanisme. À part l’enseignement, Loumitea propose des soins individuels, des cérémonies d’inspiration autochtones. Nous avons rencontré l’autrice, Loumitea. Q - Aujourd’hui, dans nos sociétés occidentales rationnelles et ultralibérales, on pourrait se demander à quoi ça sert le chamanisme ? Loumitea - Le chamanisme est une des plus anciennes pratiques spirituelles de l’humanité qui permet de créer et d’entretenir un lien entre le visible et l’invisible, entre l’univers et l’être humain. Le chamanisme permet de se relier au Grand Tout. Il est important de cultiver et nourrir sa fonction spirituelle, sans quoi on déprime ou on est perdu.  Le chamane peut soutenir les gens qui font face à des difficultés de vie (changements professionnels, etc.) ou qui ont le goût d’évoluer, ou qui sont aux prises avec des problèmes de santé physique,…


Un vaccin pour chat et chien

Sandra Friedrich – Tandis que la vaccination contre le COVID-19 bat son plein pour les humains, faudra-t-il, dans un avenir pas si lointain, vacciner nos chats, nos chiens ? Peut-être le saviez-vous mais nos compagnons peuvent attraper le coronavirus. Il y a un cas de chat infecté au Covid-19 au Québec1, dans la grande région de Montréal. Il a vraisemblablement été contaminé par ses gardiens. Les symptômes sont semblables à ceux observables chez les humains: fièvre, toux, abattement. Le chat souffre également de symptômes respiratoires. Donc, les chats et les chiens peuvent contracter la COVID-19. Ça ne veut pas dire qu’ils peuvent la transmettre2. Il y a eu plusieurs cas de chiens et de chats contaminés dans le monde, aux USA, en Europe ou à Hong Kong (les deux chiens se sont révélés positifs sans qu’ils ne présentent de signes de la maladie). Jusqu’à maintenant, tous les cas d’animaux infectés montrent que la transmission s’est faite de l’humain vers l’animal, et non l’inverse. D’ailleurs, certains chercheurs demandent que la question de la transmission de l’humain à l’animal soit davantage creusée. L’Organisation mondiale de la santé animale a désigné les chats comme une espèce présentant une sensibilité « élevée » à l’infection. Toutefois, très peu de…


Bâtir une relation

Quatre exercices pour bâtir une relation avec votre animal Sandra Friedrich – Si l’on en croit les différents intervenants du milieu animal, une nouvelle vague va secouer de plein fouet les gardiens de chiens et de chats dans les prochaines semaines. On prédit l’émergence de problèmes de comportement et d’anxiété de séparation chez les animaux qui vont se retrouver seuls à la maison quand leur gardien reprendra le chemin du bureau. Comment prévenir cette souffrance chez votre compagnon poilu ? Nombreux sont les gardiens à avoir adopté un animal durant la dernière année pour éviter d’être seul, pour avoir une présence à la maison (réf : chronique de février). Les mesures sanitaires exceptionnelles vont se relâcher et vous allez retourner au bureau. Et votre animal ? Comment va-t-il vivre ce changement drastique de ses conditions de vie ? Il est possible que pour certains d’entre eux, cela soit difficile et engendre de la souffrance. En raison des contraintes liées à la pandémie, l’éducatrice Isabelle Gauthier aucoeurdevotretoutou. com s’est tournée vers les formations en virtuel. Comme tous les professionnels du milieu, elle croule sous les demandes d’accompagnement de nouveaux gardiens. Pour vous soutenir et éviter que votre animal ne vive une grande détresse lorsque vous quitterez…


Adoptez chez un éleveur éthique

Un geste fort responsable Sandra Friedrich – C’était sa première expérience auprès d’un éleveur éthique de chats. En plein milieu d’une pandémie, Catherine Brunet a vécu une belle expérience. L’attente a été pour elle un temps de se préparer et quand Léo alias « mon précieux » a foulé de ses quatre pattes le seuil de sa nouvelle maison, elle était assurée d’avoir le chaton qui lui correspondait : un silver bengal. Les éleveurs éthiques sont rares. Ils ont une longue liste d’attente. Actuellement, pour réserver un petit au sein de la chatterie composée de bengal et de savannah, il y a deux ans d’attente. Et pourtant, ils ont été nombreux en 2020 à emprunter ce chemin, comme Catherine. Entre le premier dépôt pour réserver le chaton et le jour où Léo est entré dans la vie de Catherine, il s’est passé cinq mois. Pourtant, ce temps d’attente a été un temps de préparation, « et cela m’a apporté beaucoup d’excitation, tout était prêt quand Léo est arrivé dans nos vies », dit-elle.  Pas de réservation impulsive, pas d’achat intempestif d’un animal de race. Les nouveaux adoptants reçoivent de nombreuses assurances. Et un service exemplaire ! « J’ai posé beaucoup de questions à Bengal Laurentides et Véronique Duchesne,…


Chats et chiens, merci, Covid

Chronique de Halo Sandra Friedrich – Les animaux sont les grands gagnants de cette pandémie ! Non seulement chats et chiens ont trouvé de super familles, mais en plus, les SPCA de la région ont adopté de nouveaux modèles de fonctionnement plus efficaces. Même si ces changements génèrent quelques signes d’impatience voire, d’irascibilité chez certains adoptants. Depuis mars 2020, les téléphones de la SPCALL et la SPCA Lanaudière–Basses-Laurentides ne dérougissent pas. « Dès qu’on affiche un animal à adopter, nous avons entre 60 à 100 appels », explique la directrice du bien-être animal de la SPCA Lanaudière–Basses-Laurentides, madame Mélanie Robitaille. À la SPCA Laurentides-Labelle, « nous pouvons recevoir plus d’une centaine d’appels par jour », dit madame Corinne Gonzalez, la directrice : « On ne peut pas faire adopter plus d’animaux que nous en avons sur le plancher. Actuellement on a plus de demandes que d’offre ».  Il n’y a pas si longtemps, on allait dans les SPCA à la recherche d’un animal, on furetait, on touchait et parfois, aussi, on visitait comme dans un zoo. Il n’est plus possible de débarquer à l’improviste. Désormais, l’accès aux refuges est limité. Fonctionner sur rendez-vous fait baisser les aboiements des chiens et diminuer le stress dû au dérangement chez les…


Témoignez de votre engagement

Chronique de Halo Sandra Friedrich – La pandémie aurait-elle eu du bon ? Le confinement dû à la COVID-19 aurait créé une hausse d’adoption des animaux domestiques au pays. Vous seriez nombreux à avoir ouvert vos portes et vos cœurs à un animal de compagnie. Même son de cloche chez les éleveurs où il semblerait qu’il n’y ait plus aucun chiot disponible pour l’adoption avant l’automne. Mieux, les abandons auraient chuté. Témoignez de votre engagement ! En tant que chat noir adopté dans un refuge, je me réjouis ! Et je voudrais vous ouvrir grand les lignes de cette chronique. Venez témoigner de votre engagement ! Vous le savez, plusieurs thèmes sont au cœur de mes réflexions : le lien, le respect entre humains et animaux de compagnie, la communication relationnelle, la relation à l’autre. Ce qui me motive c’est de vivre dans un monde dans lequel l’humain serait à son meilleur. Et quand on sauve la vie d’un congénère et qu’on lui donne une vie de pacha, je ne peux que miauler de gratitude. En 2021, Halo ouvre sa page pour aller vers vous, nouvel adoptant, pour partager, pour apprendre, pour bâtir autour de cette question : en quoi c’était important d’adopter un animal ? Nous pourrons discuter…


Repères intérieurs

La chronique d’Halo Sandra Friedrich – Dans cette période de perte de repères extérieurs, retrouvons les repères intérieurs. Après une année de chroniques dans lesquelles j’ai abordé différents thèmes (le lien, la non-violence, la gratitude, le respect, la communication relationnelle, la relation à l’autre, les 5 Accords Toltèques) pour ce mois de décembre, je voudrais de nouveau partager mon mantra : « Si je ne puis changer ce qui m’entoure, au moins puis-je changer ma façon de le vivre, de penser, de relationner ». Vous êtes nombreux à m’avoir lu et entendu exprimer sur cette formule. Eh bien l’actualité – encore – me donne raison de marteler mon message. La planète est très précisément dans un contexte sur lequel le seul levier d’action face à un monde qui semble s’effondrer, est de prendre soin de ses pensées, d’apprendre à parler authentique (je vous renvoie à ma rubrique de février), à se rencontrer soi pour mieux ensuite, seulement ensuite, bien plus tard, partir à la rencontre de l’autre.   Cette pandémie nous offre un luxe incroyable : les retrouvailles avec soi. Il ne s’agit pas tellement d’un travail de croissance personnelle que d’un travail de réconciliation. Et tout ce désordre extérieur permet de réconcilier une partie de…


Halo le chat

Ronronnons de bienveillance Sandra Friedrich – Je ne peux pas vivre sans ronron, sans amour, sans chaleur. Vous le pouvez ? Voyez : vous êtes comme moi. À la différence que j’en suis conscient et que je le revendique avec intensité vocale. Vous, humains, semblez être inconscients de ce besoin fondamental : la bienveillance.  Qu’on se mette d’accord, la bienveillance, ce n’est pas un truc pour les petits chats, c’est plus que de la simple gentillesse. Bien que juste de la gentillesse ça ferait tellement la différence dans ce monde parfois cruel… La bienveillance féline à laquelle je pense consiste à injecter plus de douceur, de respect et d’indulgence dans la vie. C’est une inclinaison de vie qui aide à faire des choix pour maximiser le bonheur, pour remplacer la haine par la bienveillance.  Ksss, Sshhh vous allez dire, la haine quel gros mot ! Et pourtant, ne vivez-vous pas déconnectés de vos sens, obsédés par l’urgence, ballottés par la météo de vos états d’âme, grignotés par les comportements des autres, agacés par les contraintes sanitaires ? Donc, vous vivez. Rrrrrr. Je ne veux pas dire, mais « Nous autres chats savons que la façon dont vous vous comportez détermine votre statut au paradis »1. Et on veut ces neuf vies dont…


Chronique de Halo

J’en perds mon miaou Sandra Friedrich. Ma vie dépend de la vôtre. Votre vie dépend de la mienne. Mes conditions de vie dépendent de celle de ma gardienne. Sa condition de vie dépend de son employeur et des 14 000 personnes avec qui, de près ou de loin, elle travaille. Donc cela revient à dire que ma vie dépend de 14 001 personnes, qui, elles-mêmes, dépendent des conditions de vie de bien d’autres. Tout ça veut dire que nous sommes inter-reliés donc vulnérables. Mon poil se gonfle et ma queue est complètement hérissée quand je constate que vous autres humains n’êtes pas toujours et surtout pas tous bienveillants les uns envers les autres. Vos actions ont des conséquences sur autrui. Donc sur moi, ne l’oubliez pas!  Monsieur Freud lui-même disait que le temps passé avec les chats n’est jamais gaspillé. Donc, regardez-moi aller au quotidien. Quand je frotte ma tête contre les jambes de ma gardienne, je lui dis distinctement que je me sens bien près d’elle, je partage mes phéromones apaisantes. Je suis bienveillant envers ma gardienne, ce qui a pour effet immédiat de la voir se transformer positivement à mon égard et paf une véritable attitude altruiste pleut sur ma…


À la rentrée, on piste

La chronique d’Halo Sandra Friedrich – Vive la rentrée ! C’est formidable de planifier les cours à venir et chercher les formations qui nourriront les prochains mois. Moi, c’est assez simple tout compte fait : dormir, chasser, observer et exiger mes doses quotidiennes de pâté. Comme maître du monde, il y a bien un cursus que je vous conseillerai, chers humains : réapprenez à pister. Le pistage c’est être attentif aux indices laissés par tous les vivants animaux, végétaux, humains. Je suis un pro du pistage : je sais à quelle heure le tamia vient sous le porche, à quel moment de la journée les geais débarquent, et surtout quand l’écureuil fait son toilettage sur la branche de l’érable d’en face. Je sais, par les intonations de voix de ma gardienne, si elle me donnera ou pas ma troisième rasade de pâté. Mon spectacle quotidien est assuré ainsi que mes apprentissages. Cet été, je vous ai regardés, tous les jours, aveugles à ce qui se tramait de vivant autour de vous. Le contraste est ahurissant entre cette vie animale et végétale avec toute sa richesse d’un côté, et votre aveuglement de l’autre. Vous me l’accorderez, ça manque singulièrement de sensibilité ! En pistant, vous découvrirez dans…