Les Parfaites-imparfaites
Des artistes de la vie

Photo : Michel Fortier | Les Parfaites-Imparfaites, Nathalie Prud’Homme et Annie DuranceauPhoto : Michel Fortier | Les Parfaites-Imparfaites, Nathalie Prud’Homme et Annie Duranceau
Jasmine Valiquette
Jasmine Valiquette

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Rencontrées à la gare de Prévost dimanche dernier où elles exposaient leurs œuvres, les deux amies, Nathalie Prud’homme et Annie Duranceau, artistes peintres, accueillaient les visiteurs, comme de la grande visite.

Des femmes très attachantes. Je les ai aimées dès le premier regard, la première poignée de main, le premier sourire. J’ai senti en elles une énergie spéciale, comparable à aucune autre. Elles sont magnifiques Les Parfaites- imparfaites. Elles n’ont pas l’air malades, bien au contraire, elles sont la vie dans ce qu’il y a de plus que parfait. Elles sont atteintes de cancers incurables et pourtant, rien n’y paraît. Ce qui impressionne le plus à leur contact, c’est leur façon de s’exposer aux autres et avec les autres. Elles ont une belle force de vie qu’elles partagent avec ceux qui veulent bien la recevoir.

Elles vivent au jour le jour, elles ne fuient pas, elles ne contrôlent pas, elles avancent pas à pas et font confiance à demain. 

Plusieurs passants sont venus voir l’exposition. Des toiles se sont vendues, des petites et des grandes, des tasses, des assiettes peintes à la main et aussi des bijoux de leur cru… L’événement était bien sûr l’exposition, mais aussi «la rencontre», une rencontre avec elles et les gens présents, et même une rencontre avec soi, un moment où l’on s’arrête, où l’on observe et où l’on entend battre les cœurs. Peut-être parce qu’elles ont frôlé mort et qu’elles sont des survivantes branchées au monde extérieur, mais on a l’impression qu’elles nous aiment déjà, elles aussi. Elles sont envoûtantes dans leur manière d’exprimer leur passion pour la peinture et leurs créations.

Annie Duranceau et un «Peace & love» évocateur de liberté.

Photo : Michel Fortier
Annie Duranceau et un «Peace & love» évocateur de liberté.

Nathalie et Annie forment une équipe du tonnerre avec plein de projets, des expositions, des ateliers et des conférences, déjà inscrits à leur agenda. Une partie de leur profit va à des familles éprouvées par la maladie. Sur leur Facebook, «Les Parfaites-imparfaites», permet de prendre la mesure de leur implication et on peut les découvrir dans ce qui est devenu leur nourriture pour l’âme… peindre et créer.

On sent qu’il y a un mystère et plein de petits et de grands miracles qui tournent autour d’elles… on le ressent ! Elles vivent au jour le jour, elles ne fuient pas, elles ne contrôlent pas, elles avancent pas à pas et font confiance à demain.

Anni e a 42 ans, enseignante au Cégep et conseillère pédagogique dans un CPE. Elle fait partie d’une famille de trois enfants. Depuis plus de 20 ans, elle vit avec Stéphane, son futur mari et père de ses deux fils de 17 et 21 ans. Elle a développé son art à travers sa maladie.

Nathalie a 49 ans, elle est fille unique. Depuis sa maladie, elle vit avec sa mère, sa complice et ses deux enfants de 16 et 17 ans. Elle a étudié en dessin de mode et en science humaine, elle a travaillé dans plusieurs domaines qui ont guidé et alimenté son expression artistique.

Donner au suivant

Nathalie Prud'Homme et son «LOOK»

Photo : Michel Fortier
Nathalie Prud’Homme et son «LOOK»

Elle sème l’amour et le bonheur autour d’elle en donnant au suivant. Par le soutien scolaire Luv École en collaboration avec Book humanitaire, organisme qui a comme mission de promouvoir l’entraide et la paix dans le monde, Nathalie amasse des fonds pour des enfants du Québec, qui servent à payer les frais scolaires ou défrayer les coûts pour les habiller pour la rentrée.

C’est en 2010 que Nathalie et Annie se sont connues dans une formation d’art thérapie. Leur talent les a unis dans la maladie. Depuis ce temps, elles partagent, tout naturellement, leurs inspirations, leurs énergies, leur espoir et leur générosité. Elles sont belles à voir !

Après ma rencontre avec elles, j’avais l’impression qu’elles avaient répandu une petite poudre magique dans mon cœur… je suis sortie de la gare en me disant… « Elles seront là demain… » !

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