En route vers Compostelle

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Danielle Larocque ⎼ Me préparant à vivre en mai le chemin de Compostelle sur une des routes menant vers Santiago (Espagne), mille inquiétudes émergent. Mille occasions aussi de se détacher de ces liens invisibles qui nous empêchent d’être qui nous sommes à part entière. Je suis à la fois fébrile et sereine : le décompte est commencé. Le jour du départ vers cette aventure de rencontre quotidienne avec soi et les autres se rapproche. Peut-être m’avez-vous vue sac au dos marcher à travers les rues ou les sentiers de Prévost, Sainte-Anne- des-Lacs ou Sainte-Adèle depuis quelques mois.

Tout me sert de prétexte pour marcher : tester l’équipement et trouver le poids idéal à transporter : faire une commission sac au dos; 5 km pour se rendre à l’épicerie et 5 autres pour en revenir; arpenter la rue Principale et la remonter pendant que le garagiste change les pneus de la voiture; pelleter les derniers flocons persistants avec le sac au dos; me rendre au cœur du village par le bois, plutôt que de prendre la voiture, et savourer en chemin un excellent jus de légumes, fruits et verdure. Marcher sous la pluie en montant et descendant les côtes de notre patelin; bâton de marche en appui pour assurer mon pas. Qui a dit que s’entraîner à apprécier le voyage devait être une tâche ardue ?

Marcher pour voir passer la saison et sa transformation. Enfin, les raquettes et les crampons sont remisés, mais attention aux flaques d’eau éclaboussantes. Marcher pour percevoir son corps respirer et se dynamiser. Besoin de s’étirer pour le garder souple et sans blessure. Besoin de trouver son rythme, ralentir le « cheval de course » en moi, qui veut prendre le dessus pour plus vite arriver à destination.

Marcher pour élaguer ses peurs et gagner en confiance dans ses ressources intérieures. Marcher bien préparé, un jour à la fois, pour que le voyage à venir, tout comme celui de la vie, en soit un de qualité. Un voyage à la rencontre de la vie qui ne cesse de nous dire de la vivre dans le regard du cœur, même quand on est dans l’action. La vie est touchante, elle produit la santé lorsque l’on commence à l’écouter et à se mettre en marche, à suivre son mouvement.

Je vous souhaite de faire un premier pas; il est celui qui conduit au deuxième et qui, après quelque temps, nous surprend à en avoir ajouté des centaines. Tout à coup, on se rend compte que la vie passe en soi, à travers soi, avec soi pour le plus grand bonheur de tous. On est la vie. On naît la vie.

Bonne marche quotidienne, si petite ou si grande soit-elle. Bonne marche là où vous êtes.

Bon équilibre et bravo pour ceux et celles qui se sont inscrits, en mars dernier, dans le mouvement 0-5-30-équilibre (voir sur le web). C’est la saison de se mettre en action pour sa santé. En marche, la vie est touchante.

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