La politique municipale

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Oui, ça change notre vie tous les jours

Michèle Guay – Voici des phrases désabusées qu’on entend souvent quand on parle de gestion municipale et de programmes politiques :

 « La ville, ça s’occupe de voirie, d’égouts et de permis, ça ne m’intéresse pas. »

Une ville s’occupe de beaucoup de dossiers qui nous touchent chaque jour et qui vont au-delà de l’entretien des rues, des égouts et de la délivrance de permis, même si ces tâches sont aussi les siennes. Mais encore…

Une ville démocratique fournit à tous les citoyens de l’information complète sur sa vision à long terme et sa gestion au quotidien en utilisant divers médias : imprimé, internet et rencontres de consultation des citoyens.

La ville est un partenaire et non pas un maître d’œuvre dans bien des cas : elle est à son meilleur quand elle offre du support aux bénévoles, aux organismes communautaires, aux loisirs et aux sports tout comme elle s’assure de la présence d’une infrastructure culturelle, bibliothèque, salle de spectacle et « place publique » sans se substituer aux divers organismes du milieu.

La ville est aussi un partenaire de premier plan dans la planification et la gestion de l’environnement : espaces verts, gestion des résidus, protection et mise en valeur des zones fragiles.

Avec la MRC et les gens d’affaires locaux, la ville élabore une vision du développement économique sur son territoire. On a beau être une ville dite « champêtre », les commerces paient des taxes et créent des emplois locaux. Et quand les commerçants vivent trop de tracasseries, ils déménagent ailleurs.

La ville fait aussi des choix à plus long terme sur le type d’urbanisation, par exemple, créer un centre-ville convivial à Prévost au lieu de laisser aller l’étalement urbain.

Ces choix ont un impact sur les taxes que nous payons. C’est une bonne raison pour se garder informés des positions des partis et des candidats bien avant les élections municipales.

« Des partis politiques municipaux? Ça sert à quoi? C’est juste bon au moment des élections et s’il n’y en avait pas, ce serait mieux. »

S’il y a seulement des candidats indépendants, chacun d’eux propose des initiatives valables, mais ses idées auront-elles une majorité au conseil une fois l’élection passée? Un parti responsable fait le suivi de ses promesses et de leur mise en œuvre pour l’ensemble du territoire, pas seulement pour un secteur.

Si un parti est dans l’opposition, il se fait le gardien des intérêts des citoyens et peut empêcher des abus de pouvoir et le manque de transparence.

Le citoyen se voit offrir des programmes de partis très différents et des visions différentes de la ville : il a donc plus d’information et plus de choix.

Le parti est destiné à survivre aux élections et peut mettre en œuvre une vision à long terme alors que les candidats individuels ont tendance à ne cibler que les 4 années du mandat.

Il y a donc pas mal d’avantages à avoir des partis municipaux en termes de choix et de garantie de bonne gestion. Mais il faut qu’un parti se donne les moyens financiers pour informer les citoyens.

« Les partis n’ont qu’à se financer avec des soupers spaghettis et des dons. On n’a pas à payer pour ça. »

Les règles du jeu du Directeur général des élections sont claires : un parti municipal se finance par les cotisations des membres (moins de 25 $) par individu. Pour les dons, ceux des compagnies sont interdits, seuls les individus peuvent faire des dons, jusqu’à concurrence de 300 $ par personnes par année.

Pour les activités organisées à des fins politiques, en ce moment, un parti ne peut demander un frais de plus de 60 $ par personne, autrement cela devient un don. En pratique, les activités font leurs frais, sans plus. Ces règles ont été faites pour empêcher les abus d’autrefois.

Mais une élection coûte en moyenne 20 000 $. C’est donc dire que les citoyens sont appelés à contribuer en services et en argent pour avoir des choix intéressants.

« Je ne sais pas pour qui voter et de toute façon, c’est du pareil au même ».

La démocratie, ça se prépare d’avance. Il faut s’assurer que les partis municipaux et les candidats s’engagent à informer et consulter les citoyens tout le long de leur mandat. Et ça change quoi? Il n’y a qu’à voir l’expérience qui se déroule en ce moment à Sainte-Adèle, où le maire rencontre régulièrement ses citoyens pour comprendre. Un dialogue, des actions, une ville dynamique où les citoyens font partie des décisions.

Notre milieu de vie mérite toute notre attention, il faut y penser dès maintenant.

Collectif des citoyens pour la démocratie
Giorgio Carlevaris,
Michèle Guay
Jean-Guy Joubert

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