Entrevue avec Merci la vie

Photo: Alexandra Girard ;
Sur le comptoir de la boulangerie Merci la vie, sont déposés des pâtisseries et des pains qui donnent l’eau à la bouche.Photo: Alexandra Girard ; Sur le comptoir de la boulangerie Merci la vie, sont déposés des pâtisseries et des pains qui donnent l’eau à la bouche.
Alexandra Girard

Alexandra Girard

Journaliste stagiaire 2015-2016 chez Journal des citoyens
Alexandra Girard

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Une boulangerie pour prendre le temps

Alexandra GirardC’est inévitable, dès que l’on franchit le seuil de la boulangerie prévostoise Merci la vie, on est conquis par les effluves de pains fraîchement sortis du four et par cette ambiance tellement particulière qui y règne. Ouvert depuis novembre 2015, ce petit commerce charmant souhaite, avec toute sa modestie, ramener le concept d’une boulangerie de quartier, à Prévost.  

En mai dernier, Merci la vie a remporté, ni plus ni moins, dans le cadre du Défi OSEntreprendre le premier prix dans la catégorie commerce, au niveau local et régional. Une expérience que les deux propriétaires, Albert Elbilia et Johanne Martineau, ont adorée, leur permettant de rencontrer d’autres commerçants locaux ainsi que de se créer un réseau de contacts dans la région. Couple dans la vie de tous les jours, mais également partenaires d’affaires, Johanne Martineau, coach de vie et conférencière dont on peut entendre les capsules à CIME FM, et Albert Elbilia, photographe et directeur artistique, ont tenté le tout pour le tout en ouvrant leur propre boulangerie.

Photo: Merci la vie Albert Elbilia et Johanne Martineau ont décidé d’ouvrir leur propre boulangerie à Prévost, en novembre 2015, sous le nom de Merci la vie.

Photo: Merci la vie
Albert Elbilia et Johanne Martineau ont décidé d’ouvrir leur propre boulangerie à Prévost, en novembre 2015, sous le nom de Merci la vie.

« Albert n’est pas un boulanger, même s’il en est un maintenant », a avoué en riant Johanne, sa conjointe. Tout a commencé avec un pain rose, une demande spéciale d’une de leurs filles qui a déclenché une toute nouvelle passion chez l’homme qu’elle qualifie affectueusement de génie. Dès lors, il s’est intéressé à la boulangerie et a entrepris de voyager partout au Québec afin de rencontrer certains boulangers et de s’imprégner de leurs savoirs. « Il y a autant de façons de travailler que de boulangers », a ajouté Johanne, et c’est à partir de ces savoirs qu’Albert a construit sa propre méthode pour faire du pain. Une méthode qui sort de l’ordinaire, et qui pique la curiosité de plusieurs, car les pâtes sont fermentées de 30 à 72 heures, sans levain, ce qui les rend biodigestes et très goûteuses, avec des propriétés de conservation accrues. Dans le cas de certains pains, la pâte est fermentée jusqu’à ce qu’il n’y ait plus aucune fermentation possible, ainsi « la fermentation se fait dans le bac et non dans les intestins ».

Chez Merci la vie, on est accueilli de façon chaleureuse dans un endroit à aire ouverte qui permet de percevoir les pains dans les fours à cuisson et Albert à l’œuvre dans la cuisine. Sur le comptoir sont posées des miches de pain curcuma-gingembre, des brioches chocolat-framboise et des baguettes qui donnent réellement l’eau à la bouche. Des déjeuners et des dîners délicieux sont également offerts. Mention spéciale au « déjeuner de gars » où est déposé, dans l’assiette, un croissant avec un œuf et une mayonnaise faite maison qui goûte la créativité du boulanger. « On travaille toujours avec des ingrédients les plus purs possible, soit de culture raisonnable, biologique ou locale », a soutenu Johanne. Les deux propriétaires se donnent comme objectif de toujours offrir le meilleur à leur clientèle, même si cela est synonyme de se tourner vers des produits un peu plus dispendieux.

L’esprit de communauté et de partage est d’ailleurs au cœur de la philosophie du commerce. « On veut que les gens se sentent chez eux, ici », a déclaré Johanne. Merci la vie propose d’ailleurs des ateliers culinaires qui ont déplacé la saison dernière de très grands noms comme Éric Dupuis, chef de la taverne Square Dominion, et Patrice Demers, pâtissier de profession. Tout récemment, au début du mois d’août, Josée di Stasio a visité la boulangerie afin de tourner un épisode de son émission À la di Stasio qui sera diffusée cet automne sur les ondes de Télé-Québec.

De plus, toujours dans cet esprit de partage des connaissances, Albert Elbilia a publié un livre de recettes, Boulange et boustifaille en 2014, qui révèle plusieurs de ses secrets pour réussir du bon pain, comme un boulanger à la maison.

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