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Valérie Lépine
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Deux candidats à l’élection partielle de Prévost

Valérie Lépine – Les Prévostois du district 3 sont appelés aux urnes le 7 novembre prochain pour élire le candidat qui remplacera le conseiller démissionnaire, Gilbert Brunet. Le Journal a rencontré les deux candidats qui briguent le poste. Voici les réponses qu’ils nous ont fournies.

Alain Monette (indépendant)

Alain Monette (photo Valérie Lépine)

Alain Monette (photo Valérie Lépine)

Qu’est-ce qui vous a motivé à vous présenter à ces élections partielles ? – La disponibilité, le goût de revenir en politique. […] J’ai le goût d’apporter mes idées et j’ai le goût de faire accepter ces idées.

Quelle est votre expérience politique ? – Il y a trois ans, je me suis présenté avec le parti Prévostois, mais ça n’a pas fonctionné. […] J’ai été huit ans conseiller dans les années 90. Le premier quatre ans, j’ai été indépendant et le deuxième terme, j’ai été pour Gilles Cyr. J’ai abandonné la politique parce que j’étais entrepreneur général et ça [la tâche de conseiller] m’occupait trop […] et le travail en souffrait. Maintenant je suis à la retraite, puis le goût m’est revenu !

Pourquoi vous présentez-vous comme indépendant ? – Parce que je ne voulais pas être lié à un parti juste pour un an.

Depuis combien de temps vivez-vous à Prévost ? – Depuis 1946! J’ai été élevé ici, mon père, René Monette, avait la quincaillerie à Shawbridge.

Quel type de travail avez-vous exercé ? – J’ai été technicien à Ville Saint-Laurent, après ça, associé à la quincaillerie avec mon frère trois ans et après ça, j’ai parti ma compagnie en construction jusqu’en 2014.

Quels sont les aspects à améliorer à Prévost ? – Je connais Prévost depuis 1946… Je ne m’attendais pas à ce que Prévost soit ce qu’il est là. C’est trop urbain à mon goût. [Aussi] on a besoin de centre communautaire et culturel. Les gens ne viennent pas à Prévost pour toujours être obligés d’aller à Saint-Jérôme ou Saint-Sauveur pour faire une activité. Notre centre actuel est pas mal désuet. On pourrait avoir des installations pour jouer à l’intérieur, comme le badminton. […] Il y a beaucoup de place à amélioration. […] J’aimerais ça qu’on ait une nouvelle mairie. Je trouve qu’on est pas mal pauvre de se présenter chaque fois à l’église pour une assemblée de conseil.

Qu’est-ce que vous pensez par exemple du transport en commun à Prévost ? – Ça, c’est une plaie. Ce que j’ai pu comprendre, c’est que Prévost n’a pas voulu embarquer dans le temps, alors là on souffre de ça. Les autobus passent en dehors de Prévost. Le service de taxi dans Prévost, c’est plus comme c’était, je crois. Beaucoup d’amélioration à mettre là-dedans.

Sur quels enjeux allez-vous miser pour cette élection ? – Cette année, ça ne sera pas un gros enjeu. Je ne présente pas tellement de choses parce que je vais là pour remplacer une personne et je ne sais pas exactement où ils sont rendus. Après l’élection, le budget va être presque terminé, alors tu ne peux pas arriver et donner des idées. [Après quelques mois], on verra.

Avez-vous autre chose à ajouter? – Je m’en vais pas là pour tout chambarder !

Michel Morin (Parti de Renouveau prévostois)

Michel Morin (photo Valérie Lépine)

Michel Morin (photo Valérie Lépine)

Qu’est-ce qui vous a motivé à vous présenter à ces élections partielles ? – Mon intérêt pour la politique municipale date de quelques années. Précédemment j’étais plus occupé par ma carrière. Aujourd’hui, je suis retraité, ça me libère. J’ai l’impression que, bien humblement, je pourrais aider les gens du quartier à essayer d’arranger des choses.

Vous vivez à Prévost depuis combien de temps ? – Sept ans. Mais mon père est venu au monde ici, donc je connais bien Prévost.

Pourquoi se présenter pour le parti Renouveau prévostois ? – J’ai entendu parler des discussions entre le chef Paul Germain et le maire actuel et mes opinions allaient plus dans le sens de ce que M. Germain souhaitait mettre en place : plus d’ouverture, essayer de prendre des décisions en tenant plus compte des opinions des gens et même surtout en les informant des motifs qui sont à la base des décisions qui sont prises.

Quelle est votre profession ? – Je suis urbaniste. Par cette profession, j’ai travaillé au sein de différentes municipalités ou organisations municipales. J’ai aussi agi comme responsable pour un total de presque six ans au niveau des travaux publics. J’ai travaillé une bonne partie de ma carrière avec les conseils municipaux et je les ai vu agir de l’intérieur et de l’extérieur. J’ai souvent assisté aux séances des conseils par mes fonctions. Je suis familier avec les façons dont ils discutent pour arriver à des consensus.

Avez-vous de l’expérience en politique ? – Non. C’est la première fois que je fais de la politique active.

Quels sont les aspects que vous aimeriez améliorer à Prévost ? – Au niveau de la gestion politique, mon objectif à court et moyen terme serait d’amener un climat un plus serein que le climat d’affrontement qui règne au conseil municipal. J’ai la réputation de réussir à concilier des opinions différentes. Je pense que ça pourrait me servir.

En ce qui a trait à la gestion du territoire, à titre d’urbaniste, j’ai quelques idées des objectifs à poursuivre : essayer de créer un climat plus propice pour amener sur le territoire des services de proximité, pour créer des milieux de vie plus fermés. […] Des commerces, pas nécessairement de grandes surfaces, mais qui s’adressent aux gens dans l’environnement immédiat. Voir aussi à essayer d’améliorer la gestion des parcs municipaux. Des grands projets et des petits projets : par [mes formations en récréation et en urbanisme], je vais des deux côtés. Mon objectif pour le résumer en une phrase : améliorer le sentiment d’appartenance et la qualité de vie des Prévostois.

Sur quels enjeux allez-vous miser pour cette élection ? – Être un élément rassembleur au sein du Conseil. Je ne m’attends pas à faire des miracles, mais je pense que je peux arriver à certains résultats de ce côté-là. Être un observateur quant à la façon dont la municipalité dépense les taxes des citoyens. J’espère pouvoir me prononcer sur des enjeux à plus petite échelle comme améliorer certains équipements collectifs, régler certains problèmes de circulation locale dont les citoyens m’ont parlé. Au Renouveau prévostois, on veut mettre en place un changement de culture, avoir des politiques plus transparentes. [Par exemple les bacs bruns] : à ma connaissance, il n’y a pas eu beaucoup de consultation préliminaire. Ça n’aurait pas été difficile de publiciser [les raisons pour lesquelles la municipalité a instauré les bacs bruns]. C’est une question d’approche essentiellement. »

Qu’est-ce que vous pensez par exemple du transport en commun à Prévost ? – Il y a des immenses pas à faire de ce côté-là. Ce qui semble être la situation actuelle, c’est que la municipalité, autant au niveau décisionnel que budgétaire, est bien placée pour prendre des décisions importantes, mais il ne se passe rien.

Avez-vous autre chose à ajouter ? – Je suis arrivé à un moment dans ma vie où j’ai l’occasion de servir les gens de la municipalité. J’ai l’intention de m’en prévaloir et d’y mettre l’énergie nécessaire.

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