Parole à la jeunesse féminine

Photo courtoisie; Alex Guèvremont avec le député David Graham, à la Chambre des communes.Photo courtoisie; Alex Guèvremont avec le député David Graham, à la Chambre des communes.
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Alex Guèvremont, déléguée d’Antoine-Labelle

Alex Guèvremont- Le 8 mars dernier, j’ai eu l’immense chance et honneur de prendre place dans un siège de la Chambre des communes, où j’ai pu représenter ma circonscription, Laurentides-Labelle lors de l’évènement Héritières du suffrage.

Seulement 315 femmes députées ont été élues au cours de ces 100 dernières années, donc jamais dans l’histoire du Canada il n’y a eu autant de femmes assises dans la Chambre des communes, jamais! Je peux clairement dire que cet évènement historique, qui célébrait le 100e anniversaire de l’obtention du droit de vote de quelques femmes au Canada, a changé la femme que je suis pour le mieux. J’ai été inspirée par toutes les 337 femmes fortes que j’ai rencontrées…

Bien que je sois consciente de plusieurs enjeux, comme ceux de la condition féminine et de ceux des Amérindiens, j’ai réalisé qu’il faut absolument se battre et militer pour ces causes tous les jours. On doit individuellement et collectivement prendre conscience de nos privilèges et les utiliser pour venir en aide aux gens qui en possèdent moins que nous. C’est ainsi, que grâce à l’évènement organisé par À Voix égales, j’ai réellement compris la signification d’être une alliée. Un allié est quelqu’un sur qui on peut s’appuyer et qui dira aux autres de nous écouter lorsque l’on prend la parole. Un allié n’est pas quelqu’un qui parle en notre nom, mais qui nous défend lorsque nous sommes absents. Nous avons besoin d’alliés et nous devons tous nous unir pour faire changer les choses pour de bon.

Bien que je salue le cabinet paritaire instauré par le gouvernement de Justin Trudeau, nous nous devons de faire plus. Les femmes qui représentent plus de la moitié de la population canadienne, représentent moins du quart des parlementaires à Ottawa. Comme l’a mentionné une des déléguées, n’attendons pas d’atteindre l’an 2090 pour avoir un parlement paritaire. Agissons dès maintenant!

Si on dit que l’on est féministe, il faut aller plus loin que les mots et le prouver avec des actions. La meilleure manière de le prouver est de donner la parole aux femmes et ceci commence par leur offrir les mêmes conditions et possibilités que les hommes.

De nombreuses jeunes femmes ont pris la parole cette semaine, pour exprimer leurs points de vue sur divers enjeux, j’espère que d’autres évènements de ce genre pourront prendre place pour redonner parole à la jeunesse. À mon avis, il est important d’inclure et d’éduquer les jeunes femmes et les jeunes hommes à la politique et aux enjeux, car après tout, nous sommes le futur et ça commence aujourd’hui.

J’ai beaucoup grandi et été inspirée par toutes les femmes et les hommes qui sont venus nous parler. J’ai compris qu’il ne faut pas avoir peur de foncer, qu’il faut prendre conscience de notre valeur… J’ai appris que bien que le respect soit important, il ne faut pas toujours être polie pour faire changer les choses. Le travail d’une femme n’est pas d’accommoder l’homme ! C’est pourquoi j’ai l’intention de m’impliquer, de militer et de soutenir des causes qui me tiennent à cœur.

Et comme nous l’a si bien dit Thomas Mulcair, la place de la femme est ici, à la Chambre des communes. Ensemble, nous pouvons réellement changer les choses!

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