Rivière du Nord

Photo : Jordan Dupuis;
Quelque 6000 truites brunes ont été ensemencées dans la rivière du Nord le 24 mai dernier dans le secteur de Sainte-Paule et du pont Castonguay à Saint-Jérôme.Photo : Jordan Dupuis; Quelque 6000 truites brunes ont été ensemencées dans la rivière du Nord le 24 mai dernier dans le secteur de Sainte-Paule et du pont Castonguay à Saint-Jérôme.
Jordan Dupuis
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Réduire la pollution, un investissement payant

Jordan DupuisDepuis 2014, la Ville de Saint-Jérôme a investi plus de dix millions de dollars pour améliorer l’efficacité de son réseau d’égout et réduire le nombre de déversements dans la rivière du Nord. La Ville veut également sensibiliser les autres Municipalités à déployer des efforts semblables dans le but de favoriser les usages récréatifs qu’offre la rivière.

Photo : Jordan Dupuis;  Ronald Raymond, président de la Fondation de l’eau Rivière-du-Nordet et Mario Fauteux, conseiller à Saint-Jérôme étaient fiers de les relâcher dans la rivière.

Photo : Jordan Dupuis; Ronald Raymond, président de la Fondation de l’eau Rivière-du-Nordet et Mario Fauteux, conseiller à Saint-Jérôme étaient fiers de relâcher les truites dans la rivière.

C’est à l’occasion du dernier ensemencement dans la rivière du Nord que le Journal a pu s’entretenir avec Mario Fauteux, conseiller municipal et président de la commission de l’environnement à Saint-Jérôme. Voulant améliorer la qualité de l’eau dans la rivière du Nord, ce dernier mentionne que des efforts sont déployés par la Ville pour « décroiser le réseau » d’égout, dans le but d’avoir deux canalisations différentes pour les eaux de pluie et les eaux sanitaires. Cette initiative permet notamment de réduire le volume et le nombre de surverses qui peuvent affecter les écosystèmes.

Fauteux tenait également à préciser que les différentes surverses qui ont eu lieu en 2016, par temps sec, s’expliquent par des bris de canalisations. Il affirme son engagement quant aux efforts déployés par la Ville pour éviter que ce type d’incidents ne surviennent dans le futur. C’est pourquoi la Ville va cibler ses opérations dans les rues et quartiers qui sont répertoriés comme étant les plus à risque. Ce sont des travaux subventionnés à hauteur de 80 % par le gouvernement et dont peu de Municipalités semblent en saisir l’occasion.

C’est depuis 2014 que le gouvernement a resserré les sanctions sur les déversements, ce qui a visiblement réjoui M. Fauteux, car la Ville de Saint-Jérôme a dû se doter d’un plan directeur pour contrôler ses surverses, sous peine de l’empêcher de faire du développement résidentiel. Ces nouvelles mesures ont fait en sorte que toute nouvelle construction doit obligatoirement être équipée d’un réseau d’égout sanitaire séparé des eaux pluviales.

Dans un même ordre d’idée, la Ville va conserver à l’état sauvage les abords du lac Jérôme pour contrer l’acquisition de terrains qui pourrait causer la dégradation des berges, « Il ne va pas y avoir de tours à condo, ça reste naturel à 100 % », nous affirme M. Fauteux.

La Ville procède également à l’acquisition d’enregistreurs de débordements qui permettront de mesurer avec plus de justesse le débit et la fréquence des surverses, « les chiffres vont probablement être plus épeurants, mais on aura les vrais chiffres » nous dit M. Fauteux. Ceci permettra à la Ville d’avoir un portrait global de la situation plus juste, pour continuer d’apporter des améliorations en conséquence rajoute-t-il. C’est un contrat qui représente un montant de 500 000 $.

Frustré par la situation, il nous dit que d’autres Villes devraient faire leur part dans ce dossier « on est à la merci des autres Municipalités, on sait qu’il y a des Villes qui ne sont pas conformes et il va falloir se conformer ». Ces Villes doivent prendre conscience que les usages récréotouristiques qui sont une source de revenus supplémentaire qu’offre la rivière sont en péril si l’eau est trop polluée rajoute M. Fauteux.

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