Le coliminder au lac Raymond?

Jordan Dupuis
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Là pour rester et mesurer la concentration de coliformes fécaux

Jordan Dupuis Installé pour la première fois au lac Raymond à l’été 2016, le Coliminder est un appareil capable de mesurer la concentration de coliformes fécaux présents dans l’eau de 50 à 100 fois plus rapidement que les méthodes traditionnelles. Il a fait son retour cet été au lac pour que l’équipe de chercheurs de Polytechnique Montréal continue leurs exercices de calibration de la machine. Aux fins de l’entente avec l’Université de Montréal, la municipalité de Val-Morin pourra conserver le Coliminder au lac de manière définitive.

ColiminderAprès neuf ans de fermeture en raison de taux de pollution trop élevé, la plage du lac Raymond a finalement été rouverte aux citoyens l’année passée en obtenant la cote bactériologique de « A » du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. C’est alors que le Coliminder est apparu pour s’assurer d’un suivi strict de la qualité de l’eau, permettant ainsi aux autorités d’agir et de fermer la plage lorsque les taux de coliformes fécaux dépassent les seuils acceptables pour la baignade. C’est notamment ce que l’on peut lire dans l’article du Journal des citoyens, « Le lac Raymond à son meilleur », de Félix Tarabulsy, paru le 14 septembre 2016.

Les chercheurs de Polytechnique Montréal sont donc de retour pour un deuxième été de suite au lac Raymond avec le Coliminder pour continuer leurs recherches et calibrations. « Le Coliminder mesure une enzyme dans l’eau qui est un bon indicateur de présence de coliformes fécaux », nous rappelle Jean-Baptiste Burnet, postdoctorant à Polytechnique Montréal, qui a bien voulu répondre à nos questions. Pour l’instant, le Coliminder en est encore au stade de calibrage, toutefois un autre projet similaire est déployé au Québec et « la relation entre Coliminder et culture est plutôt bonne et très encourageante » nous dit-il. Pour les aider à trouver une calibration optimale, les chercheurs peuvent compter sur l’entière collaboration de la Municipalité de Val-Morin qui effectue six prélèvements d’eau par semaine, en envoyant directement les résultats aux chercheurs pour qu’ils les comparent aux leurs.

Le directeur général de la Ville, Pierre Delage, nous explique que la Municipalité suit attentivement les développements concernant les données du Coliminder. Il rajoute « qu’actuellement, les chercheurs sont en train de faire une corrélation entre l’indicatif du Coliminder pour en faire une échelle précise du nombre de coliformes fécaux qui se retrouvent dans l’eau ». Les résultats des prélèvements d’eau que la Municipalité effectue sont également accessibles au public sur leur site internet.

M.Delage nous dit que les données du Coliminder seront également disponibles dans le futur, une fois qu’il sera calibré de façon optimale, « pour l’instant, on en est au stade expérimental, les données ne veulent encore rien dire » nous explique-t-il.

L’avenir du Coliminder

M. Delage nous mentionne que, « compte tenu de l’implication de notre Municipalité dans ce projet, le Coliminder va devenir la propriété de Val-Morin au bout de notre entente avec l’Université de Montréal », visiblement satisfait que cet appareil reste en place pour des années à venir, assurant ainsi une baignade plus sécuritaire pour tous. Pour l’instant, le Coliminder sera retiré cet automne pour revenir l’été prochain.

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