Bonheur de lecture

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Valérie Lépine
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Retour sur nos lectures d’été

Valérie Lépine – Après une pause estivale, le club de lecture de Sainte-Anne-des-Lacs s’est réuni avec grand plaisir le 25 septembre. Au menu : nos meilleures lecture de l’été.

Classique

Poussière sur la ville, d’André Langevin (1953) : Roman intimiste qui relate l’arrivée d’un jeune médecin nouvellement marié dans une ville minière. André Langevin y décrit avec beaucoup de finesse et dans un style limpide le grand désarroi de cet homme face à l’échec de son mariage et face aux mentalités bornées des villageois. Ce livre est devenu un classique de la littérature québécoise puisqu’il se démarque nettement du style romanesque qui prévalait jusque-là.  On considère qu’André Langevin a influencé l’univers littéraire québécois au même titre que Gabrielle Roy ou Yves Thériault.

Bande dessinée

Le rapport de Brodeck, de Manu Larcenet (2 volumes, 2015-2016) : Adapté du roman éponyme de Philippe Claudel, cette bande dessinée (qu’on pourrait plus justement appeler roman graphique) réussit à transposer l’intensité narrative que l’on retrouvait dans le roman de Claudel, roman très dur qui racontait le retour d’un homme dans son village après avoir été déporté dans un camp.

Nouveauté

La fille à la mobylette ou femme à mobylette, de Jean-Luc Seigle (2017). Court roman qui explore la pauvreté, ses effets et le regard de la société sur les exclus et les déshérités à travers les yeux d’une femme au chomage, en instance de divorce et qui risque de perdre ses trois enfants. Comme avec son précédent roman En vieillissant les hommes pleurent, Seigle démontre une grande sensibilité face à l’âme humaine et réussit à décrire avec beaucoup d’acuité la psychologie de ses personnages. Le roman est suivi d’un texte intitulé À la recherche du sixième continent de Lamartine à Ellis Island – relation de voyage qui explore avec beaucoup d’humanité toute la question des migrants.

Policier

L’homme inquiet, d’Henning Mankell (2010). Ce polar constitue la dernière enquête du commissaire suédois, Kurt Wallander. Mankell y tisse une intrigue dont la trame de fond ramène le lecteur au temps de la Guerre froide. Mais au-delà de l’enquête du commissaire, l’auteur signe vraiment la fin de cette série culte en retraçant, par divers retours en arrière, la carrière de Wallander, ses réussites et surtout ses échecs, puisqu’en éternel angoissé, ce commissaire à la fois sensible et bourru, ne réussit pas à échapper à son passé et à faire le deuil de ses défaites. Mankell aborde par ailleurs dans ce livre les thèmes de la mémoire et de la transmission. Un roman touchant pour ceux qui ont aimé suivre les enquêtes de ce personnage attachant.

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