Jazz Affair

Luce Bélanger, soprano; Jean-François Aubin, ténor; Camille Legault-Coulombe, alto; Louis Laprise, baryton; Marie-Pier Deschênes, mezzo-soprano; et Christian B. Poulin, basse – Photo : Serge Pilon
Sylvie Prévost
Sylvie Prévost

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Quelle affaire!

Sylvie Prévost – Jazz Affair étonne et détonne sans jamais perdre le ton!

Trois filles et trois garçons : six voix qui couvrent tout le registre de la voix humaine, un répertoire tiré de tous les horizons, voilà Jazz Affair en quelques mots. Vous est-il arrivé souvent de voir sur scène six chanteurs qui font tout a capella, chant, accompagnement, percussions, sur une mise en scène sans temps mort? Voilà ce que nous a offert Jazz Affair.

Le samedi 12 mai 2018 : Jazz Affair

J.-F. Aubin, ténor; L. Bélanger, soprano; C. Legault-Coulombe, alto; M.-P. Deschênes, mezzo-soprano; L. Laprise, baryton ; C. B. Poulin, basse. Répertoire de chansons variées.

Manifestement, ces musiciens ne manquent pas d’idées. Chanson française ou québécoise, rock ou populaire, musique américaine d’hier et d’aujourd’hui, tout passe dans la moulinette musicale de ce groupe unique. Les arrangements, très imaginatifs, sont aussi très denses et nécessitent un sens harmonique aiguisé. Six voix superposées créent un édifice qui pourrait ne pas tenir la route. Mais  non… tout s’assemble aisément et lorsqu’une voix n’est pas sollicitée pour chanter, elle fait de la percussion.

Pleins d’invention, les chanteurs témoignent aussi d’un sens de l’humour certain, comme lorsqu’on surimprime du Bobby McFerrin sur une chanson de Plamondon. Tout s’écroulerait si la justesse faisait défaut, mais elle est excellente tout du long. Nul doute que l’écoute des uns et des autres est absolument sans faille.

Encore une marque d’invention, la mise en scène, les interactions gestuelles sont bien pensées et ajoutent à l’intérêt. Très dynamiques, elles créent pour chaque pièce une petite capsule unique.

Autre point sensible, les paroles… qui sont la plupart du temps bien intelligibles, heureusement, malgré, par moments, une petite faiblesse en anglais.

Mon seul regret a été la présence de l’amplification qui me paraît superflue dans notre salle, si intime. Est-ce la cause d’un équilibre des voix pas toujours idéal (par exemple dans Sortez-moi de moi et dans C’est dont belle une fille)?

Bref, un spectacle rempli d’humour et de légèreté, par des musiciens exceptionnels qui aiment s’amuser en travaillant!

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