Liliflore

Photo : Michel Fortier - Lili Flore a reçu le pris des Journalistes au symposium de Prévost
Lyne Gariépy
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Portrait d’artiste

Lyne GariepyÀ la fin du mois de juillet avait lieu à la gare de Prévost le Symposium de peinture, sur lequel soufflait un vent de fraîcheur, avec une nouvelle équipe à l’organisation. Le prix des journalistes était de retour et a été remis à l’artiste peintre LiliFlore.

Silence – acrylique sur toile – 36 po. x 48 po.

La charmante LiliFLore, de son vrai nom Aurélie Barbe, nous a présenté des jolis paysages abstraits qui ont touché le cœur de plusieurs des journalistes du Journal des citoyens. Aurélie, originaire de France (Annecy), est arrivée au Québec en 2007, à l’âge de 27 ans. Devant la page blanche que représentait son aventure québécoise, celle qui s’est toujours intéressée à l’art, mais sans oser se commettre, décide de s’y essayer en s’inscrivant à un atelier.

Plus tard, elle décide d’explorer la peinture de façon autodidacte, afin de ne pas être influencée par le style d’un autre peintre. Elle explore alors à souhait, avec la peinture à l’huile. Et se souvient d’une leçon de vie que sa mère, artiste peintre, lui avait enseignée, la constance de l’effort. Sa mère lui avait dit, devant l’admiration de sa fille pour son talent, que l’important était la persévérance et d’y croire, le talent n’étant qu’une petite longueur d’avance.

Pendant quelques années, la peinture prend la place d’un hobby dans la vie de LiliFlore. Elle occupera durant cette période de sa vie plusieurs emplois. Puis, le déclic se fait : la peinture est ce qu’elle veut faire, et ce ne sera pas un rôle secondaire dans sa vie, elle décide de lui donner toute la place sous les projecteurs.

En 2014, son besoin d’exploration l’amène à s’essayer à l’acrylique, puis à l’abstrait. Elle reviendra ensuite au réalisme, car elle considère qu’un artiste qui maîtrise le réalisme à un atout dans l’abstrait. Sa collection de 2016 est d’ailleurs axée sur les animaux. Parallèlement, elle fait de plus en plus d’expositions et de symposiums, ayant maintenant suffisamment confiance pour aller vers les autres.

Vient ensuite son emménagement dans les Laurentides, et son envie de partager son art, ses expériences sur la créativité, et elle devient auteure, conférencière et blogueuse. Devant la demande, elle donne aussi des ateliers de peinture et de créativité. Car créer est pour elle « l’essence de la vie, et le transmettre, en est l’étincelle ».

Dans ses cours, c’est plus que la technique qu’elle veut enseigner, elle souhaite développer la confiance en soi, et faire en sorte que chacun puisse trouver son chemin dans la peinture.

Aurélie, dont les artistes préférés sont Monet, Cézanne et le Groupe des sept, découvert récemment, fonctionne beaucoup en se lançant des défis artistiques, comme récemment d’utiliser plus de vert. Mais qu’en est-il de ce qui l’inspire et de sa technique ?

Inspiration

« La nature m’a toujours fait vibrer intérieurement : les couleurs, les formes, la lumière… tout est posé de façon harmonieuse dans un ensemble qui m’attire et m’accueille. Depuis toute petite, j’observe avec une grande fascination les animaux et les paysages : l’instant présent m’emplit alors d’émotions et de sensations que seules les couleurs me permettent d’exprimer. En peignant, je recréé un univers inspiré par cette nature et j’exprime ce qu’il se passe au fond de moi en utilisant son langage. Mes toiles se transforment en ode, en poème ou en roman où chacun est libre de laisser son imagination vagabonder. »

Technique

« Je peins à l’acrylique, mais mes débuts à la peinture à l’huile ont marqué ma pratique actuelle : je recherche constamment la texture et la richesse des couleurs. Je travaille beaucoup ma toile avec du mortier de structure avant de commencer à peindre, avec des coups de spatule généreux. Parfois, des empreintes de toutes sortes (feuilles, fleurs, roches…), ainsi que quelques dépôts de sable, viennent compléter cette préparation.

Je me laisse ainsi guider par ces premières marques apposées sur ma toile pour laisser l’inspiration apparaître.

J’ai remarqué qu’au fil du temps, mes créations se libèrent toujours un peu plus du réalisme, et mon imagination me pousse à découvrir de nouvelles techniques pour exprimer au mieux cet univers intérieur qui danse en moi »

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