Budget de la Ville de Prévost

Benoît Guérin

Benoît Guérin

Avocat/trésorier chez Guérin, Lavallée et Ass./Journal des citoyens
Benoît Guérin

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Regard sur le Plan triennal d’immobilisation

Benoît GuérinLors d’une assemblée extraordinaire faisant suite à l’adoption du budget le 10 décembre 2018, la Ville de Prévost adoptait son plan triennal d’immobilisation (PTI).

Le PTI permet de prévoir les investissements en immobilisation de la Ville sur une période de trois ans, soit de 2019 à 2021. Il s’agit souvent d’une espèce de liste d’épicerie où se côtoient projets débutant sous peu, études de faisabilité, projets qui ne verront le jour que s’ils sont subventionnés par les gouvernements supérieurs et autres.

Soulignons toutefois quelques projets, dont la réalisation quelquefois échelonnée sur plusieurs années, devraient débuter cette année.

Il faut comprendre que près de la moitié des prévisions de 22 829 000 $ du PTI sur trois ans est « destinée à la protection et à la réfection de l’actif existant ainsi qu’au soutien opérationnel ». L’autre moitié des prévisions sera affectée au « développement et au maintien des infrastructures », soit l’acquisition de nouveaux équipements et à la construction de nouvelles infrastructures.

Dans un premier temps on prévoit 12 200 000 $, soit plus de la moitié des prévisions à des interventions intégrées (aqueduc, égout et chaussée). Parmi les travaux les plus marquants, on retrouve des travaux dans le Vieux-Shawbridge concernant les diverses infrastructures, dont la captation des eaux de ruissellement, projet qui accuse du retard, mais qui devrait se concrétiser en 2019-2020.

Outre les interventions intégrées, on prévoit 5 556 000 $ pour la réfection des chaussées, 955 000 $ pour l’amélioration et le maintien des actifs (bâtiments, parcs et espaces verts) et 2 326 000 $ pour l’amélioration et le maintien d’actifs (aqueduc, égout, chaussée, ponceaux, traverses, barrages)

On peut donc penser qu’il y a bien peu de sommes prévues pour les diverses immobilisations qui ne font pas partie des investissements requis par des travaux publics (aqueduc, égout, chaussée et similaires). À cet effet les divers travaux publics accaparent 20 082 000 $ ne laissant subsister que 2 747 000 $ sur trois ans pour les divers autres projets.

On retrouve aussi dans les cartons de la Ville le projet Place de la Gare dont la première phase devrait débuter dès cet été et se concrétiser en plusieurs phases dans les prochaines années.

Le conseil prévoit aussi d’intéressants programmes « verts » qui baliseront les interventions de nature environnementale de la Ville, soit l’acquisition de véhicules électriques, la révision des programmes et normes de construction et autres. Soulignons aussi certains projets de nature environnementale qui pourront se réaliser dans un avenir rapproché, soit la délocalisation de l’Écocentre et la création d’un centre de réemploi sur le site du Marché aux puces et l’aménagement d’accès à la rivière du Nord.

Finalement, la Ville prévoit l’acquisition de divers biens, véhicules, camion de pompiers, la réfection de son site Web et divers travaux à court terme tel des travaux de réfection de la salle Saint-François Xavier. À plus long terme, on prévoit améliorer le boulevard du Curé-Labelle en aménageant des trottoirs ce qui devrait avoir un effet positif sur le développement commercial et communautaire de notre ville.

Comme tous ces investissements se font à partir de subventions et emprunts, la ville s’est faite rassurante en nous présentant l’état de la dette à long terme par 100 $ de richesse foncière. Prévost aurait une dette assez basse soit 1,67 $ pour chaque 100 $ d’évaluation foncière alors les Municipalités formant la MRC Rivière-du-Nord ont un taux beaucoup plus élevé, équivalent à la moyenne provinciale, soit 2,13 $ du 100 $ d’évaluation et que les Villes d’une population semblable à la nôtre affichent quand même un taux de 1,92 $ par 100 $ de richesse foncière.

C’est à suivre selon les projets qui se réaliseront, projets que l’on gagnerait à mieux faire connaître à nos concitoyens qui en assumeront la facture en bout de ligne.

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