Sentiers et mesure d’urgence

Anthony Côté
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Un bénévole évacue un fondeur dans les sentiers Lokeb-Tam

Anthony Côté – Jean Marie Falquet, fondeur de longue date dans les sentiers Loken et Tam (Tamaracouta), a reçu un appel de secours pour évacuer un blessé dans le sentier de la Tam.

Dimanche 3 février, une connaissance de Jean-Marie l’a appelé en urgence pour évacuer son ami, blessé au genou et dans l’impossibilité de se déplacer. « C’était un coup de chance qu’un des membres du groupe m’ait rejoint au téléphone et que j’étais disponible ».

La Loken et la Tam sont des sentiers de ski de fond nordique de niveaux difficile à expert, sillonnant le secteur nord-ouest de Sainte-Anne-Des-Lacs et le sud de Saint-Sauveur. Le blessé se trouvait, dans les faits, dans la municipalité de Saint-Sauveur et Jean Marie habite Sainte-Anne-des-Lacs. Fort de son expérience de secouriste comme patrouilleur de ski, lui et son épouse sont partis porter secours au blessé en raquettes selon la description un peu confuse des lieux… en tirant un traîneau avec des couvertures et une trousse de premiers soins. Ils ont embarqué le blessé emmitouflé de couverture dans le traîneau et le couple a ramené le malheureux vers une voiture à Sainte-Anne des Lacs. Durée de l’intervention : environ 90 minutes avec une température extérieure de -12ºC. « La victime commençait à tomber en hypothermie lorsqu’on l’a sortie. S’il avait fallu qu’elle attende une ou deux heures de plus… », se désole M. Falquet.

Malheureusement pour Jean Marie, il avait manqué l’article sur l’utilisation du 911 dans les interventions en forêt publié dans le Journal des citoyens de septembre 2018. Je vous suggère donc de relire l’article sur le site web du journal, page 32.

Récapitulons : on aurait dû appeler le 911, qui à son tour aurait contacté les pompiers de Sainte-Anne-des-Lacs, qui auraient mobilisé le personnel et l’équipement de secours requis. Il est probable que Jean Marie aurait quand même été sollicité pour guider les intervenants. Il est à noter que la Ville de Prévost possède un 4-roues muni de chenillettes, qui aurait pu être envoyé pour faciliter le transport, puisqu’elle a une entente avec Sainte-Anne-des-Lacs spécifiquement pour des interventions d’évacuation en forêt.

Jean Marie a rencontré le chef des pompiers de Sainte-Anne-des-Lacs la semaine suivante pour donner son nom comme personne-ressource en cas d’urgence. Il a aussi contacté la SOPAIR pour mettre en branle la signalisation et le géoréférencement des sentiers et le numérotage des intersections. Une carte électronique a déjà été préparée en incluant des numéros d’intersections. À suivre…

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