Santé des lacs à St-Hippolyte

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Le Dr Carignan constate une amélioration

Salle de presseLa santé des lacs situés sur le territoire de Saint-Hippolyte s’améliore. Voilà le principal constat d’une étude réalisée au cours de l’été 2018 par le Dr Richard Carignan, chercheur de l’Université de Montréal et fondateur du Groupe de recherche interuniversitaire en limnologie et en environnement aquatique (GRIL).

Mandaté par la Municipalité en février 2018 afin de réaliser une étude sur l’évolution de l’état de santé des lacs de Saint-Hippolyte, le Dr Richard Carignan a ainsi analysé 14 lacs afin d’en mesurer les propriétés chimiques et biologiques, en plus de cartographier les herbiers et plantes aquatiques de sept d’entre eux.

Amélioration significative

L’état de santé des lacs avait déjà été analysé en 2002 et 2007 par la Station de biologie des Laurentides. Dans le cadre de cette nouvelle étude, le Dr Carignan avait pour objectif de mesurer l’évolution des propriétés chimiques et biologiques de la colonne d’eau des lacs étudiés en 2002 et 2007. Une nouveauté a également été ajoutée à l’étude en lien avec l’évolution des connaissances des dernières années, soit la cartographie des herbiers de plantes aquatiques et de myriophylle à épis dans certains lacs.

Les lacs visés par l’étude, soit les lacs de l’Achigan, Bleu, Connelly, Cornu, Croche, Écho, en Cœur, Fournelle, Maillé, Montaubois, Morency, à l’Ours, du Pin Rouge et Tracy, ont ainsi été visités trois fois au cours de l’été 2018 afin d’en mesurer les propriétés chimiques et biologiques. Les lacs en Cœur, Connelly, Écho, Fournelle, Morency, du Pin Rouge et une partie du lac de l’Achigan ont également fait l’objet d’échosondages et de photographies aériennes afin d’en cartographier les herbiers de plantes aquatiques.

Le principal constat de cette étude réside, à quelques exceptions près, en l’amélioration générale de l’état de santé des lacs de Saint-Hippolyte, en réponse aux nombreux efforts déployés par la Municipalité depuis 2007 pour réduire la charge en phosphore provenant des activités humaines. Pour ne nommer que ceux-là, notons entre autres l’inspection de toutes (4 055) les installations sanitaires de notre territoire de 2007 à 2015, le remplacement de 855 installations sanitaires déficientes entre 2007 et octobre 2018, de même que la prise en charge de la vidange des fosses septiques depuis 2009. Seuls les lacs Écho et Maillé ne semblent pas avoir répondu aux efforts municipaux.

D’importantes diminutions des concentrations de sels ont également été observées dans les lacs Cornu et Morency, ainsi que de légères diminutions dans les autres lacs étudiés, à l’exception des lacs Écho, Fournelle, Montaubois et Tracy, où les concentrations ont légèrement augmenté, possiblement en raison de changements dans les pratiques des riverains.

Lac Écho dans la mire

Au chapitre des plantes aquatiques, l’étude révèle que le développement du myriophylle à épis serait en régression dans les lacs affectés, soient les lacs de l’Achigan, Écho et Connelly. Une perturbation majeure de la distribution des plantes aquatiques en lien avec la présence des embarcations à moteur, de même qu’une importante prolifération de cyanobactéries ont cependant été relevées au lac Écho.

En lien avec ce dernier constat, la Municipalité de Saint-Hippolyte entend orienter ses actions des prochaines années sur la réduction des problèmes causés par les embarcations motorisées du lac Écho sur le développement des plantes aquatiques de même que sur la surveillance et le contrôle du développement des fleurs d’eau de cyanobactéries potentiellement toxiques au lac Écho. Des actions seront aussi mises en place afin de procéder à l’identification et à la diminution des sources de phosphore au lac Maillé. Enfin, le Fonds vert de la Municipalité est aussi mis à la disposition des associations de lacs. Celui-ci permet de favoriser les initiatives citoyennes visant notamment à assurer la pérennité des plans d’eau.

La réalisation d’un nouveau portrait des lacs est envisagée dans une dizaine d’années de façon à pouvoir évaluer les effets des mesures correctives ayant pu être entreprises suite à la présente étude. Celle-ci permettra aussi de déceler toute détérioration additionnelle des lacs au cours des années à venir.

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