Échos du Conseil de Ville de Ste-Anne-des-Lacs

Jacinthe Laliberté

Séance ordinaire du Conseil municipal tenue le 10 juin 2019.

Depuis le printemps, le nombre de citoyens présents à la séance du Conseil municipal ne cesse d’augmenter. Cette fois-ci, plus d’une cinquantaine de citoyens se pressaient dans la salle. Du jamais vu !

Autre fait spécial, une période de questions qui imposa beaucoup plus le rythme à cette séance que l’ordre du jour en lui-même. Le nouveau directeur général, M. Gadbois, a ainsi donc fait la connaissance des Annelacois.

On parle des « Politiques »

Dès le début de la rencontre, la mairesse est revenue sur la consultation publique de la future politique de l’environnement. Elle s’est dite satisfaite de cette rencontre avec les citoyens ainsi que celle des Samedis des élus qui a eu lieu le 25 mai. Elle précisa que le Conseil mettra tout en œuvre pour que cette dite politique soit réalisable.

Et ce fut le tour de Catherine Hamé et Normand Lamarche qui ont annoncé l’adoption éventuelle de la politique de la famille et des aînés. Deux politiques qui n’en feront qu’une seule ayant des éléments de similitude.

Période de questions

Une tonne de gravier — Vive réaction des citoyens au sujet du balayage de rues qui accuse un retard d’au moins 10 jours. La compagnie, détentrice du contrat semble, d’après la mairesse, vouloir terminer le travail amorcé dans les autres municipalités avant d’entreprendre celui du territoire de Sainte-Anne-des-Lacs malgré la facturation d’une amende de 500 $ par jour.

Les citoyens y sont allés de leurs propositions : procéder à l’achat d’une machinerie, louer de l’équipement. À cela, le conseiller Vaillancourt répondit que la location semblait difficile à envisager puisque la Municipalité n’a pas d’employé formé pour conduire cet équipement. M. Aspeck a confirmé que, lors d’une location, un conducteur était, en général, attribué au camion loué.

On a, aussi, questionné la quantité de gravier épandue durant la saison hivernale. Sécurité ? Environne-ment ? Les questions suivantes « Où va ce gravier au printemps ? S’additionne-t-il à celui déjà entassé dans les fossés ? » sont demeurées en suspens.

La future bibliothèque — Les chemins ou la bibliothèque ? Telle est revenue, à maintes reprises, cette question à la suite de l’adoption du règlement décrétant une dépense de 1 795 286 $ et un emprunt de 1 200 000 $ pour la réalisation des travaux de construction d’une nouvelle bibliothèque. Les citoyens ont été unanimes, la priorité : les chemins.

D’entrée de jeu, la mairesse expliqua que cette résolution était un préalable à l’emprunt, étape obligatoire pour l’obtention d’une subvention. M. Harvey invita à deux reprises le directeur général à expliquer le processus déjà engagé et cela sans succès. Il aurait aimé connaitre le coût réel de cette construction.

M. Pilon a expliqué qu’il fallait ajouter 25 % au plan préliminaire pour en connaitre le coût réel. Si le montant de départ est déjà évalué à 1 795 286 $, il ne reste qu’à faire le calcul.

À la toute dernière minute, la mairesse parla d’un registre que les citoyens pourront, éventuellement, signer. Ce fut une surprise pour tous.

Un moratoire — Que cela soit lors des Samedis des élus, lors de la consultation publique sur la politique environnementale ou en cette séance du Conseil municipal, le mot « moratoire » revient de plus en plus souvent. La mairesse a expliqué que les avocats consultés utilisent plutôt le terme « règlement de contrôle intérimaire ». Elle a assuré que le Conseil se penchera sur la question.

Le suivi de la pétition du chemin Sainte-Anne-des-Lacs — À la demande de M. Harvey, ce point fut ajouté à l’ordre du jour. Le 17 juin, la mairesse rencontrera quatre ingénieurs du ministère des Transports. Elle sera accompagnée du directeur du service des Travaux publics, du nouveau directeur général ainsi que de deux conseillers. Mme Plante demanda un suivi lors du prochain Conseil municipal.

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