Politique environnementale

Consultation publique pour une politique environnementale à Sainte-Anne-des-Lacs

Jacinthe LalibertéLe samedi 1er juin avait lieu, au Centre communautaire de Sainte-Anne-des-Lacs, une consultation publique quant à une politique environnementale, un moment privilégié pour les citoyens de donner leur opinion en matière d’environnement, ce que firent plus d’une vingtaine de personnes.

Tout d’abord se situer

Cette politique environnementale fut demandée par les membres du Comité consultatif de l’Environnement (CCE). En conséquence, la mairesse a confirmé que les coûts reliés à la démarche avaient été prévus au budget et que le Conseil mettra tout en œuvre pour que le processus soit conduit jusqu’à sa fin.

Un comité de cinq citoyens nommés par résolution par le Conseil s’est réuni mensuellement. Il était composé d’un conseiller municipal présent en permanence et des membres du CCE, dont le président et un des deux élus qui siégeait en alternance.

Deux chargées de projet du CRE Laurentides, mesdames Isabelle Saint-Germain et Catherine Levert-Martin avaient le mandat de diriger ce projet et de recueillir les informations relatives à la rédaction de la politique.

Un processus de consultation auprès de la population fut préalablement enclenché. Au total, trois sondages ont été déposés sur le site web de la Municipalité. Grâce à cette consultation, des informations importantes ont été colligées qui sont venues enrichir le travail fait en amont par les membres du Comité.

Un grand nombre d’éléments environnementaux ont été traités au cours de cette année de travail. L’eau, un des principaux thèmes, fut présentée en quatre catégories : eau de surface, eau souterraine et eau potable, eaux usées, et finalement, eau de ruissellement.

La gestion des sols et des matières résiduelles ont été des sujets traités au même titre que la biodiversité, les nuisances, la protection des paysages, le développement du territoire et les adaptations aux changements climatiques associés à la qualité de l’air.

Une orientation donnée par les citoyens

Lors de la période de questions, les citoyens se sont positionnés quant à la définition d’une politique et l’orientation qu’il serait possible de lui octroyer, ce qui donna un nouveau ton à la présentation.

Comme première intervention, Mme Deschamps fit un résumé juste et explicite de la présentation des « Enjeux et actions suggérées », qui n’étaient, selon elle, qu’une amorce au travail de fond du comité.

De son avis, les décideurs et les citoyens devraient, ou plutôt, devront réfléchir sur les priorités qui donneront la réelle orientation de cette dite politique. Un travail d’élagage au niveau des actions qui sont trop nombreuses, selon elle, pourrait être réalisé pour mieux cibler les problématiques sur lesquelles il faudrait tabler, ce sur quoi Gilles Pilon a renchéri en précisant l’importance de prévaloir la politique d’une vision.

Toujours selon ce dernier, la Municipalité est à un tournant important : on peut tout autant l’améliorer que la détruire, d’où la nécessité d’avoir cette vision.

Vers la fin de la rencontre, John Dalzell, président de l’ABVLACS, a évoqué ce grand risque qu’est le lotissement, moyen prévu pour favoriser l’expansion de la municipalité et, conséquemment les risques de causer des dommages aux infrastructures vieillissantes. Selon lui, il est capital de s’y pencher de façon sérieuse sans attendre trop longuement. Il a, donc, choisi ce moment pour demander un moratoire qui fut approuvé par l’assemblée de citoyens.

En conclusion, tous étaient d’avis que le Comité politique de l’Environnement devrait poursuivre le travail déjà amorcé pour établir, notamment, une vision qui chapeautera les actions priorisées.

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