Triathlon des jeunes 

L’organisation avait prévu l’équipement nécessaire afin de permettre aux enfants en situation d’handicap de participer au triathlon – photo: Bernard
Michel Fortier
Les derniers articles par Michel Fortier (tout voir)

Une Histoire qui fait bouger !

Michel Fortier – La troisième édition du projet Une Histoire qui fait bouger a permis à 107 jeunes âgés de 5 à 12 ans de la région des Laurentides, de bouger et de découvrir les plaisirs des sports d’hiver, au cours de trois fins de semaine tenues en janvier et février à l’école Au-Coeur-de-la-Nature à Saint-Adolphe-d’Howard malgré des températures avoisinant le -200C.

Destiné aux élèves du primaire provenant des 35 municipalités des territoires des MRC de la Rivière-du-Nord, des Pays-d’en-Haut et des Laurentides, le projet visait à promouvoir l’activité physique hivernale dans un esprit d’inclusion, d’apprentissage et de plaisir.

Trois disciplines hivernales à l’honneur

Les 24 et 31 janvier, les jeunes participants ont pu suivre gratuitement des cours d’initiation au patin, à la raquette et au ski de fond. Nouveauté cette année : l’introduction de la trottinette à neige, une activité de plein air en pleine popularité au Québec. Tout le matériel nécessaire était offert gratuitement aux jeunes qui n’en possédaient pas, et de l’équipement spécialisé permettait également la participation d’enfants en situation de handicap. Des instructeurs ont offert des périodes de formation les deux premières fin de semaine.

Un triathlon ludique et inclusif

Le point culminant du projet s’est tenu le 8 février avec la présentation du Triathlon des Jeunes, un événement hivernal non compétitif où les distances étaient adaptées aux capacités de chacun. L’objectif : mettre l’accent sur la participation, l’inclusion et le plaisir de bouger en hiver.

Les 107 jeunes ont affronté des températures avoisinant le -20 C avec enthousiasme afin de participer au triathlon – photo : Bernard Duplessis

La Société d’Histoire de Saint-Adolphe-d’Howard a contribué à enrichir l’événement en installant des chapiteaux d’animation, des kiosques historiques et des présentoirs illustrant l’évolution des raquettes, des patins et des skis de fond à travers les années. Les jeunes pouvaient ainsi découvrir l’histoire de ces disciplines emblématiques des Laurentides tout en se reposant entre les épreuves.

Les jeunes sont repartis avec une médaille de participation, souvenir tangible d’une journée marquée par l’effort, la découverte et le plaisir.

Pour Tom Silletta, instigateur du projet, l’impact est clair

Au total, 107 jeunes issus de 30 écoles réparties dans 14 municipalités, dont des jeunes de Prévost, Piedmont et Sainte-Anne-des-Lacs, ont pris part à cette troisième édition. Le succès de l’événement repose sur l’engagement du comité organisateur, le soutien de 42 bénévoles et la collaboration de sept organismes communautaires. L’appui financier des instances municipales, régionales, provinciales et fédérales, ainsi que de 19 commerçants locaux, a également été déterminant.

Les jeunes ont tous reçus une médaille pour leur participation au Triathlon. Ils sont devant un panneau où sont présentés des skis de différentes époques. Tom Silletta, président de la Société d’Histoire de Saint-Adolphe-d’Howard et organisateur, accompagne fièrement les partcipants – photo: Bernard Duplessis

Il rappelle également l’importance de l’activité physique chez les jeunes : « Bouger physiquement est un gage de santé tout autant physique que mentale. Cette réalité nous incite à reproduire en 2027 la quatrième édition de Une Histoire qui fait bouger. » Et d’ajouter : « Les jeunes qui pratiquent du sport ont une certaine fierté, ça leur fait vivre la notion d’effort et contribue d’une façon positive à leur estime de soi. Je veux que les jeunes réduisent le temps sur les écrans et augmentent le temps pour aller jouer dehors. »

Fort du succès de cette troisième édition, le comité organisateur envisage déjà une quatrième édition du Triathlon des jeunes en 2027, avec le même objectif : faire bouger les jeunes et célébrer les sports d’hiver qui font la richesse de notre région.

print