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Séance ordinaire du 13 avril 2026
Ouverture de la séance – Le maire entame l’ouverture du Conseil avec le projet de l’école secondaire, qui progresse à un rythme soutenu.
Le pont du 4 mai : face à la désinformation observée sur les réseaux sociaux, le maire souhaite clarifier les coûts réels du pont du 4 mai. Les chiffres de 30 M $ évoqués dans l’espace public ne reposent sur aucune réalité budgétaire. Le coût maximum projeté est de 12,3M $ sur un financement croisé stratégique. Le montage financier du pont ne représente pas un fardeau net pour les contribuables, car il repose sur un modèle d’autofinancement lié à l’école secondaire :
Structure de la dette : 80 % de la dette est portée par le fonds général. Le service de la dette est de 521 000 $ annuellement, calculé sur 40 ans à un taux de 4,25 %.
Autofinancement par l’école : Les revenus fiscaux générés par l’école sont estimés à 550 000 $ par an. Par conséquent, les revenus de l’école couvrent intégralement le paiement annuel du pont.
Leviers financiers et actifs : La Ville dispose de 1,8 M en redevances au développement. De plus, elle est propriétaire d’un terrain face à l’école dont la vente devrait générer un profit estimé entre 5 M et 8 M$.
Impact stratégique : ce profit anticipé de 5 à 8 M $ constitue le levier nécessaire pour débloquer le financement d’une partie de la future bibliothèque. En ce sens, le pont n’est pas qu’une infrastructure de transport, mais une « bonne opération financière » dégageant des marges de manœuvre pour d’autres projets communautaires. À noter que l’appel d’offres pour les piliers et les approches est lancé cette semaine, ce qui pourrait encore optimiser les coûts finaux.
Travaux publics et entretien printanier
Le redoux printanier active les protocoles d’entretien du réseau routier pour répondre aux défis du drainage et de la dégradation saisonnière de la chaussée (nids-de-poule). Les équipes municipales déploient actuellement les interventions suivantes : balayage mécanique des rues et trottoirs; réparation d’asphalte et colmatage; marquage et traçage de la chaussée.
Environnement et gouvernance
Décisions administratives – Le conseil a adopté les règlements 872 (mise à niveau du poste de pompage P5) et 873 (travaux sur la rue des Pins).
Mesures environnementales – Outre la protection des milieux humides pour le pont, la campagne de protection des abeilles incite à retarder la tonte en mai. Des affichettes gratuites sont disponibles à l’Hôtel de Ville, à la bibliothèque et au bureau de l’environnement.
Le Conseil invite les citoyens à participer activement à la vie démocratique :
- 22 avril : conférence de Paul Germain sur le climat Changements climatiques: mythes et réalités. L’objectif est de passer de la connaissance à la compréhension des leviers de résilience municipale face au réchauffement. Il faut s’inscrire à la Ville pour y participer.
- Mois de mai : mois de l’éducation physique. Joey Leckman lance le défi de parcourir les 140 km de rues de notre ville à pied ou à vélo. C’est une occasion unique de faire du tourisme local, de récolter des «cubes d’énergie» et de découvrir les trésors cachés de notre territoire. Le défi des Cubes énergie a pour objectif de motiver les jeunes et leur famille à bouger dans le plaisir.
Gestion de la dette résiduelle
La gestion proactive des règlements d’emprunt témoigne d’une vision d’audit axée sur la restructuration de la dette. L’annulation de soldes résiduaires pour un montant total de 7 292 652,23 $ permet d’assainir le dossier de crédit de la municipalité. Cette opération administrative libère une capacité d’emprunt cruciale et prépare la Ville pour son émission d’obligations de 6,162 M$ prévu le 20 mai 2026.
Transport collectif
Le transport collectif est un levier d’attractivité majeur pour l’ensemble du territoire des Laurentides, mais son financement par un changement des règles provinciales, passant d’un financement au kilométrage à un financement au passage. Ce mode pénalise les MRC Laurentides et des Pays-d’en-Haut, engendrant des pertes estimées à 750 000 $. Le Conseil a donc adopté la résolution d’appuyer les démarches desdites MRC visant le rétablissement des sommes retranchées au programme de transport collectif et de demander au gouvernement du Québec d’ouvrir la discussion sur des mécanismes de financement durable et adapté aux réalités régionales.
Infrastructures et surveillance
L’attribution des contrats de surveillance, notamment le contrat pour le pont de l’Avenue du 4-Mai, prévoit une surveillance rigoureuse sur une période de 32 semaines. La Ville a justifié le choix du cabinet Stantec pour la surveillance des travaux, car, bien que n’étant pas le plus bas soumissionnaire, le contrat a été octroyé selon un système de pointage rigoureux (pondération de 75 % pour la qualité et l’expérience contre 25 % pour le prix), garantissant une expertise technique supérieure pour éviter les malfaçons coûteuses. Selon le conseiller Leckman, cette présence constante sur le terrain est une stratégie de prévention contre les malfaçons, les surplus non justifiés et les poursuites judiciaires futures, rendant l’investissement immédiatement rentable.
Enfin, concernant le secteur du Ruisseau Marois, la Ville confirme que des études géotechniques et d’ingénierie rigoureuses ont été menées depuis deux ans pour valider la stabilité des sols suite aux coupes d’arbres.
Gouvernance réglementaire et développement durable
La Ville met fin à son programme d’aide financière HILO, qui est rendu caduc par la gratuité des thermostats offerte par Hydro-Québec.
Pour le dossier des puits privés, la municipalité prend les devants réglementaires auprès du MAMH pour faciliter le financement citoyen, palliant ainsi la lenteur des instances provinciales.
Enfin, le succès des infrastructures naturelles est manifeste, avec plus de 150 000 passages dénombrés dans les sentiers de la réserve Alfred-Kelly. Cette donnée justifie les investissements en entretien et en pérennisation pour maintenir l’équilibre entre usage récréatif et conservation.
Moratoire dans le secteur PSL
Programme de Supplément au Loyer (PSL), est un programme gouvernemental au Québec permettant aux ménages admissibles de bénéficier d’un soutien financier pour le loyer. Interrogé sur le maintien d’un moratoire limitant les projets à deux logements maximum (au lieu de six) malgré une étude de capacité à long terme (35 ans), le maire a apporté une précision technique. Cette capacité théorique était basée sur un rythme de 20 logements par année. Or, le rythme actuel de construction est bien supérieur, ce qui impose un « atterrissage en douceur » pour éviter les erreurs de planification observées dans d’autres municipalités des Laurentides. Le moratoire, d’une durée initiale de deux ans, pourra être prolongé si nécessaire.
Santé publique, environnement et vie citoyenne
Qualité de l’eau – Un protocole de test de plomb est en vigueur pour les maisons construites avant 1970. La Ville a pris en délibéré la suggestion d’inclure d’autres métaux, comme l’aluminium, dans les analyses.
Chemin du Massif – La Ville a clarifié le conflit lié aux éboulements, précisant qu’il s’agit d’une problématique complexe de ponceaux impliquant plusieurs acteurs (Régie intermunicipale, promoteurs). La mairie se dit confiante dans sa position juridique.
Sécurité et Avis – Une vigilance accrue est demandée face aux crues printanières. Les citoyens sont invités à surveiller les alertes sur les plateformes officielles.
Patrimoine – Une note historique a rappelé la fondation de la paroisse en 1925 et la construction de l’église en 1926. Les citoyens sont invités à visiter le site museevirtuelprevost.ca pour découvrir l’histoire locale.
La prochaine séance ordinaire du conseil municipal se tiendra le 11 mai à 19 h.