Faire de l’eau un enjeu électoral

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L’Organisme de bassin versant de la rivière du Nord, Abrinord, invite les candidats aux élections municipales de novembre prochain à insérer la question de l’eau dans leur programme électoral. La démarche vise à les sensibiliser à l’importance de protéger les ressources en eau et de les gérer de façon intégrée, c’est-à-dire en tenant compte de tous les acteurs. Abrinord a distribué à chaque candidat un communiqué expliquant les actions concrètes que les municipalités peuvent poser.

Adaée Beaulieu

Pour l’instant, la MRC des Pays-d’en-Haut a déjà apporté un soutien important à l’organisme en envoyant le communiqué à chacun des maires des villes. Pour Abrinord, la distribu-tion se poursuit au fur et à mesure qu’on apprend les noms des candi-dats qui se présentent aux élections. « Nous avons choisi ce moment puisque l’élaboration des pro-grammes est en cours », explique la directrice générale d’Abrinord, Isabelle Marcoux.

Par ce moyen, l’organisme souhaite que les municipalités commencent à collaborer entre elles, mais aussi avec les acteurs économiques et commu-nautaires. D’après Marie-Claude Bonneville, chargée de projets pour Abrinord, « les villes doivent réaliser que les problèmes de santé de l’eau de la rivière les concernent toutes et qu’elles doivent partager leurs expé-riences et utiliser leurs ressources ».

En fait, le territoire est confronté à plusieurs problèmes relatifs aux res-sources en eaux. Par exemple, à diffé-rents endroits sur la rivière du Nord, il y a une concentration trop élevée en coliformes fécaux et en phos-phore. De plus, nombreux sont les lacs atteints par les cyanobactéries et plusieurs milieux naturels disparais-sent en raison de la forte croissance démographique. Toutefois, comme l’indique Mme Bonneville, « il y a autant de solutions que de pro-blèmes ». Parmi celles proposées par Abrinord dans le communiqué, on retrouve, entre autres, l’élaboration de plans de conservation des milieux humides et la création de stationne-ments verts, c’est-à-dire qui contien-nent des bandes de végétation per-mettant la rétention des eaux de pluie. Toutefois, pour la directrice générale d’Abrinord la meilleure solution serait que « les municipalités travaillent à la prévention au lieu d’éteindre le feu ».

L’organisme a tenu à souligner le travail des municipalités et des MRC proactives en ce qui concerne la question de l’eau. Ainsi, la MRC des Pays-d’en-Haut a posé plusieurs actions pour contrôler l’érosion alors que la MRC d’Argenteuil a travaillé à la mise aux normes des installa-tions septiques. Pour ce qui est de la municipalité de Saint-Jérôme, elle a instauré un programme d’économie d’eau et un plan de gestion des cours d’eau et des milieux humides. Plusieurs autres villes ont aussi apporté leur contribution, et c’est dans leur intérêt puisque, comme le rappelle Marie-Claude Bonneville, ces gestes leur permettent « d’assurer la pérennité des usages qu’ils font de l’eau ». Rappelons que les villes en amont peuvent souffrir des usages de villes en aval d’une rivière et que dans ce sens les villes doivent agir de concert.

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