Politique des aînés de la MRC des Pays-d’en-Haut | Nous serons 1,2 milliard en 2025 sur la planète

Salle de Nouvelles
Salle de Nouvelles

Les derniers articles par Salle de Nouvelles (tout voir)

Cinquante personnes assistaient, le 22 juin, au lancement de la Politique des Aînés de la MRC des Pays-d’en-Haut à la Gare de Piedmont. Préparée sur deux années de réflexion sur le vieillissement actif, cette politique vise à mettre en place les infrastructures permettant de maintenir à domicile, le plus longtemps possible, les aînés de la MRC, et ce même lorsque l’autonomie fait défaut.

Marie-Andrée Clermont

Animée par Alison Drylie, la présentation a permis à Gilles Boucher, maire de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson et responsable des questions des aînés de la MRC, ainsi qu’à André Genest, préfet adjoint de la MRC, d’exprimer leur souhait de voir le plan d’action se concrétiser. Dans son témoignage, André Threlfall, du comité MADA de Wentworth-Nord, a évoqué des « municipalités sans tablettes » où seraient mises en œuvre toutes les propositions élaborées depuis deux ans dans les divers comités MADA. Les orateurs ont loué le travail de Christine Gouin et de Monique Prieur, qui ont guidé les comités dans leurs discussions.

Ayant participé à la démarche MADA de Sainte-Anne-des-Lacs, je vous livre quelques éléments de notre plan d’action :

  1. La santé est l’élément primordial de notre qualité de vie, d’où la nécessité de garder la forme, quelle que soit la façon – s’inscrire à un club de plein air, marcher, nager, danser, rouler à vélo, faire de l’aquaforme…
  2. Les perspectives de logement, de transport et de sécurité ont été longuement discutées. Les infrastructures doivent être améliorées très rapidement pour atteindre l’objectif de demeurer chez soi le plus longtemps possible.
  3. Non aux ghettos : il n’est pas question de confiner entre elles les personnes aînées. Au contraire, pour vieillir activement, il est essentiel de demeurer en lien avec les générations plus jeunes par la participation à des activités intergénérationnelles où les uns bénéficient des autres, et vice-versa.
  4. Il faut stimuler son esprit par des lectures, des conférences, des cours et des discussions. L’Université du troisième âge offre, ici chez nous, une variété d’activités intellectuelles répondant à tous les besoins.
  5. La culture sous toutes ses formes est essentielle : fréquenter la bibliothèque, aller au cinéma, au concert, au musée, au théâtre… L’offre régionale peut être bonifiée et, pour les spectacles d’envergure, Montréal n’est pas loin.
  6. Connaître les ressources : une foule de services sont à la disposition des aînés, encore faut-il le savoir. Combien de déménagements vers les centres urbains seraient évités si les gens connais-se aient les organismes pouvant leur prodiguer à domicile le soutien nécessaire ! D’où l’importance de maintenir à jour un solide réseau de contacts pour être au courant de tout ce qui peut aider.
  7. Le bénévolat : comme les aînés sont bourrés de talents et de créativité, qu’ils ont du temps, de l’énergie, de l’enthousiasme, des compétences et des connaissances, le bénévolat fait partie intégrante du vieillissement actif.
  8. Prendre position : et enfin, en tant qu’aînés, nous devons intervenir dans les enjeux de société. Ne sous-estimons pas notre pouvoir comme masse critique. La population des 60 ans + ne cesse d’augmenter. Nous serons 1,2 milliard en 2025 sur la planète.

À Sainte-Anne-des-Lacs, nous avons un atout de taille puisque nous bénéficions de l’appui de la mairesse Monique Laroche, qui partage nos préoccupations, adhère à nos solutions et défend nos propositions. Nous avons donc bon espoir que le plan d’action se matérialisera.

Merci à Stéphanie Lauzon et à Manon DesLauriers, qui nous ont grandement aidés. Et coup de chapeau aux membres de notre dynamique équipe MADA-Sainte-Anne-des-Lacs, avec qui ce fut un plaisir de travailler. Notre comité existe toujours et nous continuerons d’agir en équipe jusqu’à l’aboutissement du plan d’action.

D’ailleurs, tous les comités MADA doivent demeurer vigilants pour nous assurer de pouvoir vieillir actifs et heureux dans les Pays-d’en-Haut.

Imprimer