Merci la vie

La cuisine chez Merci la vie est animée par la passion et la créativité; la passion pour des ingrédients d’une grande qualité et la créativité pour titiller nos palais délicats et aventureux. Cette combinaison pourrait être la clef de leur succès. - Photo: Albert Elbilia

Émilie Corbeil

Journaliste stagiaire chez Journal des citoyens

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Un déménagement attendu et prometteur

Émilie CorbeilVers septembre prochain, le café boulangerie Merci la vie pourra offrir ses magnifiques produits dans un tout nouvel emplacement. Une grande joie pour les propriétaires, les membres de leur équipe ainsi que pour tous les gastronomes du coin et de passage. Le gain d’espace à venir annonce de nouveaux projets prometteurs.

La croissance d’une entreprise est un long chemin de croix

Pour tout dire, selon Johanne Martineau, copropriétaire de l’entreprise artisanale, il y a maintenant longtemps que les locaux occupés à l’heure actuelle ne suffisent plus à accueillir une production en forte demande. D’une superficie d’à peine 730 pi2, l’espace n’est plus adapté. On a dû installer une roulotte à l’arrière et subir les contrecoups d’un hiver très enneigé qui en a rendu l’accès particulièrement difficile. Cet état de fait n’aurait su durer plus longtemps.

Depuis 2 ans maintenant, l’entreprise cumule ses responsabilités habituelles en plus de chercher des solutions, d’abord côté production, ensuite côté financement et infrastructures.

Être à la fois petit et grandement reconnu

Un des constats qui doit être fait lorsqu’on cherche au sujet de Merci la vie, c’est que la petite exploitation artisanale a reçu une couverture médiatique d’une rare ampleur depuis son ouverture, en 2015, et quiconque y est déjà allé comprendra pourquoi. L’odeur qui se dégage de l’endroit est à faire pâlir n’importe quelle grande boulangerie de France.

Voilà donc l’essentiel du défi qui se présente : produire en fonction d’une demande toujours grandissante et le faire avec des ressources restreintes. L’artisanat présente son lot de défis.

Une bouffée d’air alors qu’il venait à manquer

Avoir de grands projets avec un budget restreint n’est jamais simple. Et voilà que selon Johanne, les astres se sont récemment alignés. C’est à Piedmont qu’elle et Albert Elbilia, son partenaire de vie et d’affaires, ont trouvé leur coin de paradis. Tout en face du Moulin à épices, adjacent à la piste cyclable et offrant une vue sur les montagnes, un terrain de quelque 80 000 pi2 avec une maison pouvant être rénovée en fonction de leurs besoins. À la clientèle, on offrira désormais un espace intime et chaleureux de quelque 3000 pi2. La cuisine demeurera ouverte, pour le plus grand bonheur des curieux.

Et à nouvel espace, nouveaux projets ─ À l’heure actuelle, Albert, son chef cuisinier Jesse Huijnen et son chef pâtissier Valentin Wajda en sont à penser au futur menu du souper, puisque l’établissement ouvrira aussi ses portes le soir. Un menu qui promet et sera assorti d’une carte de vins nature et biologiques aussi soignée que la cuisine qui sera offerte.

Près des yeux, près du cœur

Pour les Prévostois qui s’inquiètent de voir partir leur boulangerie favorite, un peu de réconfort : le nouvel emplacement ne se trouvera qu’à 4 kilomètres de l’ancien. Un petit détour qui vaut la peine et dont le désagrément saura être compensé par un accès qui sera grandement facilité. Il faut dire que l’installation actuelle, qui donne sur une voie à sens unique et un stationnement désagréable, ne manquera certainement à personne.

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