Champignons sauvages

Depuis qu’elle s’est découvert une passion pour la cueillette, une variété impressionnante de champignons vient garnir la table de Janie Bonneau : armillaires ventrus, chanterelles communes et en tubes, bolets divers, lactaires couleur de suie et saumon, etc.

Émilie Corbeil

Journaliste stagiaire chez Journal des citoyens

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Bien s’initier à la cueillette pour éviter de mal finir

Émilie Corbeil – La semaine dernière, le Club des mycologues des Laurentides lançait sa saison 2019. Pour quiconque souhaitant s’initier à la cueillette des champignons sauvages, il s’agit de l’occasion rêvée de faire un apprentissage à la fois agréable, économique et sécuritaire.

Dans le doute, abstiens-toi…

Le 13 avril dernier, le Club organisait une conférence animée par Janie Poitras de « Connais ton bolet ». Mme Poitras a eu la piqûre, comme elle le dit, il y a quelques années déjà. Depuis, elle s’investit corps et âme à faire vivre sa passion et à la faire connaître au grand public en organisant des formations ainsi que des sessions de cueillette en nature.

Dédiée aux non-initiés membres ou non membres, l’activité a permis de s’introduire au sujet et de découvrir quelques-unes des merveilles que la nature pouvait offrir. Il s’agissait par contre avant tout d’une mise en garde : si bon nombre d’entre nous avons été élevés dans la peur des champignons et que cette peur soit exagérée, quelques-uns, chaque année, sont tentés de consommer des champignons qu’ils ont trouvés et pensent avoir identifiés correctement alors qu’il n’en est rien. Les moins malchanceux réaliseront que les champignons toxiques peuvent occasionner des troubles gastro-intestinaux impressionnants. Pour les autres, ce sera l’hôpital ou pire, la mort.

C’est là que les clubs de mycologie, actifs un peu partout dans la Belle Province, présentent toute leur pertinence : de tout temps, on ne recense aucun décès parmi leurs membres. Ces derniers apprennent à identifier les champignons sauvages et surtout, à s’abstenir de les consommer au moindre doute.

Les initiés pourront en témoigner : ils ont tous jeté leur lot de champignons qui auraient pu être consommés sans danger, mais qui, faute de pouvoir être identifiés de manière certaine, ont été laissés pour compte. Il y a aussi toutes les règles d’hygiène et de préparation, qui peuvent faire la différence entre un souper gastronomique et une mésaventure alimentaire digne des anecdotes les moins savoureuses.

La devise du Club : « Dans le doute, abstiens-toi ». La certitude ne venant qu’avec la connaissance, devenir membre permet d’apprendre de la manière la plus agréable qui soit. Beaucoup semblent l’avoir compris, puisque cette année, il y a eu plus d’inscriptions que jamais.

Une formule économique et pratique

La formule permet une participation régulière comme sporadique, selon les désirs et les possibilités de chacun. En saison, une sortie est organisée chaque semaine, soit un jeudi et un dimanche sur deux. Toutes les semaines où la cueillette a lieu le jeudi, une soirée d’identification a lieu le lundi, généralement à la gare de Prévost. Les sorties sont par ailleurs de belles occasions de découvrir des aires naturelles qui ne sont parfois pas ouvertes pour la cueillette.

Le coût de l’inscription annuelle est de 20 $ pour une participation individuelle et de 30 $ pour une participation familiale. À cela, il faudra ajouter les frais (généralement minimes) d’accès à certains parcs, ainsi que l’achat d’un couteau rétractable, d’un panier sympathique et d’un bon chasse-moustiques !

Pour toute information, veuillez consulter le site du Club au www.mycolaurentides.ca

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