Les échos du Conseil de municipal de SADL

Jacinthe Laliberté – Séance ordinaire du Conseil municipal tenue le 13 octobre 2020.

Les soirées du Conseil se suivent, mais ne se ressemblent pas. Contrairement à la séance de septembre, la soirée d’octobre a eu son lot de différends. 

Un ajout de motion de dernière minute

Dès l’ouverture de la séance, la conseillère Hamé a demandé d’ajouter un avis de motion à l’ordre du jour, indiquant que les audits en mécanique et en électricité des bâtiments municipaux ainsi que les rapports d’analyse structurale du plancher de la bibliothèque municipale soient rendus publics en les déposant sur le site Internet de la Municipalité, et ce par souci de transparence. 

D’ailleurs, lors de la période de questions des conseillers, elle y est allée d’une lancée sur cettedite transparence en prenant soin de remercier, haut et fort, le conseiller Grégoire qui avait appuyé son avis de motion.

Du même coup, elle est revenue sur l’approbation de l’opération cadastrale visant la subdivision d’un lotissement où de futures propriétés seront construites, en grande majorité, en milieux humides. Le conseiller Harvey est intervenu pour signifier aux futurs propriétaires de s’informer des obligations environnementales entourant la construction sur ou près d’un milieu humide. 

Mme Hamé a mentionné qu’elle espérait qu’une refonte au niveau des règlements d’urbanisme devienne une priorité pour le Conseil municipal. Les deux conseillers Hamé et Harvey ont d’ailleurs voté contre cette adoption d’achèvement du lotissement du chemin de l’Orge. Ce point fut, tout de même, adopté.

Une mobilisation dénonçant une atteinte à la démocratie locale

Tel fut le libellé inscrit au point 5.6 de l’ordre du jour. Il a été expliqué que le projet de loi 49, déposé à l’automne 2019 par le gouvernement du Québec, est venu modifier le pouvoir de règlementation des municipalités en affaire de zonage. Techniquement, ce projet venait retirer les pouvoirs d’interdiction des locations de type Airbnb pour les résidences principales. 

« Le gouvernement se mêle de notre règlement de zonage. Toutes les municipalités de la MRC des Pays-d’en-Haut se sont prononcées, aujourd’hui, lors de la réunion des maires, pour demander au gouvernement de revenir sur leurs décisions », a complété la mairesse. 

Ainsi, avec la réappropriation de leurs pouvoirs, les Municipalités auront la voie ouverte à une meilleure règlementation des locations à court terme.

D’autres sources de différends

La proposition d’acquérir un tracteur pour le déneigement des stationnements municipaux de noyau villageois au coût de 82 500 $, taxes en sus a été rejetée lors d’une demande de vote du conseiller Harvey. Le résultat fut de trois contre deux, et ce même si cette acquisition semblait être une alternative intéressante à la hausse de 242 % du plus bas soumissionnaire. 

Plusieurs citoyens, à la fin de la séance du Conseil, ont questionné le bien-fondé de cette décision. De plus amples informations seraient nécessaires pour en comprendre tous les enjeux. Un constat des plus probants : des problématiques existent entre les entrepreneurs en déneigement et la Municipalité ce qu’a confirmé le conseiller Grégoire : « C’est clair qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne plus avec nos entrepreneurs locaux. Il semble y avoir un malaise. J’ai l’intention de creuser un peu plus ». 

Pour confirmer les dires de celui-ci, le déneigeur laurentien qui devait procéder, une dernière année, au déneigement du secteur A, a décidé de céder son droit. Ainsi donc, pour l’instant, il n’y a plus d’entrepreneur au déneigement, le secteur A, et ce, à quelques semaines de la saison hivernale comme est venu le souligner le citoyen Raymond. La mairesse a précisé qu’il y aura ouverture de soumissions le 21 octobre.  

Chemin des Lilas et chemin des Chênes

M. St-Germain est venu présenter son point de vue quant à l’ouverture de ces deux rues. La mairesse fut attentive aux doléances de ce dernier qui ne désirait, en aucun cas, que l’on procède. Selon la mairesse, la demande de débloquer ces chemins vient des citoyens du chemin des Cèdres où demeurent plus d’une centaine de résidents. Des situations d’urgence étant déjà survenues dans ce secteur, trouver des solutions pour pallier au problème d’enclave était devenu des plus urgents.

Elle n’avait qu’une seule réponse : « C’est une question de sécurité publique. Je vous entends, mais le bien-être et la sécurité passent avant tout. Il nous faut agir et donner en tout temps le passage aux ambulances et aux camions d’incendie ». 

Quelques autres points

La deuxième vague de la COVID-19 a amené son lot d’annulations. Il en sera de même pour la Foire aux cadeaux et pour les activités préparatoires aux festivités de Noël.

Par contre, une nouvelle plus agréable concernant les aléas de ce virus : la Municipalité recevra un montant de 268 867 $ comme aide du gouvernement provincial pour les dépenses qui ont été engendrées durant la pandémie.

Période de questions

Un citoyen, s’étant vu refuser une demande de dérogation, est venu expliquer les raisons de sa frustration provenant non pas du refus qu’il a essuyé, mais plutôt du montant de 400 $ qu’il a dû payer pour déposer cette fameuse demande. Et encore là, le montant exigé n’était pas en cause.

Il a allégué que l’on aurait pu l’orienter dans l’immédiat sans qu’il ait dû payer ce montant et attendre trois mois pour une réponse qui se devait d’être simple. Or donc, une dérogation, semble-t-il, ne peut être appliquée à une construction neuve ce qu’est venu signifier, aux membres du Conseil, le citoyen Dalzell.

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