Forum national de l’action climatique

Forum Climatique - Journal des citoyens
Jacinthe Laliberté
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Plan pour une économie verte 2030

Jacinthe Laliberté – « Le Québec n’est plus à l’heure de la sensibilisation, mais bien à celle de l’action en matière de climat. » Le Regroupement national des Conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ) annonçait, ainsi, le premier Forum national de l’action climatique, événement virtuel, qui se déroula du 25 au 29 janvier dernier.

Plus de 1278 personnes se sont inscrites à ces conférences et tables rondes au cours desquelles cinq thématiques furent traitées par 35 conférenciers et intervenants qui ont partagé le fruit de leurs recherches. 

Les thèmes comme le virage de l’électrification et des technologies propres, la mobilité durable, les milieux naturels et les infrastructures vertes, sans oublier l’aménagement durable du territoire, furent abordés durant ces cinq journées de rencontre.  

Le Plan pour une économie verte 2030

Lors de la première Journée du forum, Benoit Charette, ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, a annoncé, lors de l’allocution d’ouverture, le fameux « Plan pour une économie verte 2030 » du gouvernement du Québec.

Pour les organisateurs, cet événement était une occasion unique pour les décideurs, les acteurs socioéconomiques et municipaux de faire le lien entre les enjeux de réduction des gaz à effet de serre (GES) et d’adaptation aux changements climatiques et la mise en œuvre des initiatives régionales déjà élaborées pour plusieurs d’entre elles. 

Les CRE déjà en action 

En 2017, le RNCREQ lançait le projet national « Par notre PROPRE énergie ». En collaboration avec leurs partenaires, les Conseils régionaux de l’environnement (CRE) devaient élaborer différents projets dans la lutte contre les changements climatiques et, plus particulièrement, dans la transition énergétique. Concrète-ment, les CRE devaient développer et réaliser un projet menant à réduire les gaz à effet de serre (GES) dans chacune de leur région.

La création d’un programme de verdissement urbain dans l’Outaouais, l’implantation du chauffage à la biomasse forestière sur la Côte-Nord, le déploiement d’un réseau de bornes pour véhicules électriques en Abitibi-Témiscamingue et dans la Capitale-Nationale ainsi que le développement d’un réseau de mobilité durable entre plusieurs MRC du Bas-Saint-Laurent n’en sont que quelques exemples.

Un projet plus près de nous

Fort de ce contexte, le CRE Laurentides a organisé, dans un premier temps, un forum régional sur les changements climatiques touchant spécifiquement la mobilité durable. Les idées émanant de ce forum ont été mises à profit par le CREL et ses partenaires. 

La Table régionale énergie et changements climatiques était composée d’élus et de représentants régionaux alors que le comité de mobilité était représenté par des intervenants en transport collectif et adapté ainsi que des dirigeants du Parc linéaire du P’tit train du Nord. 

Ainsi est né « Le projet Mobilité intégrée des personnes dans les Laurentides (MIPL) ».

Isabelle Saint-Germain, directrice projets et communications au CRE Laurentides et Anne-Sophie Monat, chargée de projet du MIPL, ont présenté au Journal ledit projet afin de démontrer l’ampleur et le sérieux de celui-ci.

Un projet mobilité qui a de l’avenir

« Ce projet n’est pas une décision du CREL. Les Laurentides sont le siège de nombreux déplacements qui se font du nord au sud pour le travail et les études, et du sud au nord pour le tourisme et les loisirs. La mobilité est un critère important pour assurer l’économie de la région et son pouvoir d’attractivité », a expliqué Isabelle Saint-Germain.

Les deux principaux projets qui ont été mis en valeur concernaient la mobilité. Pour l’un, le transport collectif (autobus, train de banlieue, taxi-bus, covoiturage ou autopartage) était visé, et pour l’autre, le transport actif (piétons et cyclistes). 

Ces deux projets furent fusionnés en un après qu’un sondage auprès de la population, où 3 215 personnes répondirent favorablement à leur fusion. L’objectif de 400 participants par MRC fut atteint par au moins quatre de celles-ci : Deux-Montagnes, les Pays-d’en-Haut, la Rivière-du-Nord et Thérèse-de- Blainville.   

Un plan d’action a été mis en place allant d’avril 2019 à mars 2020 dans le but d’évaluer les besoins très diversifiés d’une population qui occupe un territoire très vaste.

La concrétisation est visée pour 2021-2022. En définitive, une multitude de possibilités est ressortie de ce sondage, de dire Isabelle Saint-Germain : « Trouver des stationnements incitatifs, créer des projets pilotes de vélos électriques, relier les endroits où il y a beaucoup de gens qui se déplacent pour les ramener vers les gares et les stations d’autobus, tels sont les moyens concrets qui visent à être mis en place afin de faciliter un transport alternatif à l’auto solo ». 

« Il faut continuer d’en parler pour que nos dirigeants aient une écoute. Nous avons besoin de la population. Nous sommes arrivés à ce Plan économique vert 2030 parce que les organismes et les instances environnementales très branchées ont parlé haut et fort et ont fait des représentations auprès de ceux qui détiennent le pouvoir décisionnel », a conclu la directrice projets et communications au CRE Laurentides.

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