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La capacité d’intégration
Daniel Machabée – Les sociétés occidentales connaissent depuis quelques années des transformations rapides et profondes qui mettent à l’épreuve leur cohésion sociale et leur stabilité politique. Pour quiconque est allé faire un tour dans les pays européens occidentaux, la nature des changements sociaux est frappante et sans équivoque.
La France, particulièrement depuis le résultat des élections municipales de mars dernier, est un exemple éloquent. Il y a une profonde fracture idéologique entre la gauche radicale et l’extrême-droite, entre ceux qui veulent conserver les racines historiques d’où émanent les valeurs chrétiennes et républicaines et ceux qui renient ce passé, contestent l’autorité et vivent dans le communautarisme. Ce clivage politique est le résultat d’un flux migratoire incontrôlé, et souvent indésirable, dans des pays qui défendaient avec vigueur il n’y a pas si longtemps, leur souveraineté et leur identité nationale.
Il n’y a pas d’exemple dans l’histoire du monde où une civilisation abandonne ses valeurs, ses principes et ses racines au profit d’une population accueillie sur son sol qui demeure incompatible avec elle sur la majorité des aspects fondamentaux qui font la force d’attractivité et de pérennité d’une civilisation. L’enjeu majeur réside dans la capacité d’intégration de ces populations. Dans plusieurs pays européens, les politiques publiques ont du mal à accompagner efficacement les nouvelles populations, ce qui pousse celles-ci à vivre en ghettos, c’est-à-dire à refuser de s’intégrer aux valeurs, à la langue et à la société d’accueil. Ainsi, depuis quelques années, on a vu des quartiers, des communes, puis des villes fracturées par ces gens qui insécurisent les endroits où ils sont en majorité. Les derniers sondages sont éloquents : les Français ne se sentent plus en sécurité chez eux, peu importe l’endroit où ils se trouvent. Les villes perdent lentement leur âme, leur distinctivité. La racaille pullule dans certains quartiers où la police n’ose plus aller. Chaque événement, qu’il soit sportif, politique ou religieux, est un danger de débordement où les idéologies s’affrontent, où un choc des civilisations se produit.
L’Histoire nous apprend de grandes choses qui peuvent nous éclairer à comprendre le présent. La civilisation occidentale, l’Europe en particulier, a toujours été en guerre ou en concurrence avec la civilisation arabo-musulmane. Charles Martel, celui qui a arrêté les Sarrasins à Poitiers en 732, doit se retourner dans sa tombe à la Basique Saint-Denis depuis que cet arrondissement où se trouve la nécropole des rois de France est passé dans les mains de la gauche radicale qui veut instaurer une « nouvelle France » basée sur une diversité ethnique reniant l’héritage judéo-chrétien.
Il y a énormément de résistance dans la population dite de souche, peu importe le pays touché par ces problématiques. L’identité, l’histoire, la religion, les valeurs sont encore pour beaucoup primordiales et doivent être défendues et imposées aux nouveaux arrivants. Le multiculturalisme a ses limites, surtout lorsqu’il affaiblit et fragilise des sociétés vieillissantes et en déclin démographique. Ce n’est pas la peur de l’autre, mais la peur de disparaître qui enflamme les passions. Et cette peur ne va que s’amplifier tant que les politiques n’imposeront pas de mesures d’intégration musclées et réduiront de façon significative les seuils d’immigration pour respecter le seuil d’intégration et le délai prescrit pour intégrer efficacement.
