Les vacances d’été et les écrans télé

Lyne Gariépy
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Lyne Gariepy et Joanis Sylvain – Pour plusieurs, le mois d’août est synonyme de vacance. Mis à part les vacances dites de la construction, c’est la période de l’année durant laquelle le plus de gens planifient leurs congés estivaux. Certains prennent le mois en entier, comme il est de coutume en France, alors que d’autres se contentent de prendre une ou deux semaines.

Peu importe la durée de vos vacances ou de vos congés au mois d’août, nous vous suggérons une série qui représente la quintessence des vacances, du moins, pour des Américains riches et puissants.

Nous avons visionné pour vous les huit épisodes de la série Nous les menteurs (We we’re Liars). Tirée du livre titré également Nous les menteurs, de l’autrice américaine E. Lockart, paru en 2014. La série, adaptée par la réalisatrice Julie Plec, qui nous a déjà donné la série The Vampire Diaries (aussi tirée d’une série de romans), a été filmée en Nouvelle-Écosse à l’été 2024.

Que ce soit pour vous mettre dans l’ambiance des vacances d’été, ou pour prolonger celles-ci une fois le mois de septembre entamé, Nous les menteurs comblera cette envie. Si vous préférez une série romance, il y a L’été où je suis devenue jolie, sur Amazon Prime. Si vous appréciez davantage les films, dans la catégorie films français d’humour cabotin, il y a Camping, toujours sur Amazon Prime. Pour ceux qui préfèrent se donner des frissons de peur en regardant de magnifiques décors estivaux, Midsommer vous glacera le sang par moment. Un film marquant et très réussi, lui aussi sur la même plateforme.

Mais nous vous encourageons plutôt, pour ce mois d’été et de chaleur, à faire comme nous et à en profiter pour bouger et faire des activités extérieures! Passons moins de temps devant les écrans et plus de temps dans la nature et avec les gens que l’on aime. C’est d’ailleurs parce que nous avons appliqué ce motto que nous critiquerons uniquement la série Nous les menteurs !

Nous les menteurs   

(v.f. We we’re Liars) Série. 2025. Drame, thriller, romance, mystère. Jeunes adultes. États-Unis. Une saison de huit épisodes d’environ 60 minutes, Amazon Prime. Créée par : Julie Plec, Carina Adly MacKenzie.  Inter-prètes : Emily Alyn Lind, Shubham Maheshwari, Ester Rose Mcgregor, Joseph Zada, Candice Accola et Mamie Gummer.

Synopsis – Un an après un mystérieux accident qui lui a fait perdre la mémoire, Cadence, 17 ans, revient à Beechwood, une île au large de Martha’s Vineyard, à la recherche de réponses. Alors que trois générations de la prestigieuse famille Sinclair se réunissent dans leur paradis privé, personne ne veut parler de l’accident, ni ses amis d’enfance « Les Menteurs », ni son premier amour, Gat.

Ciné-fille – J’avais apprécié la série Journal d’un vampire (vf : The Vampire Diaries), et lorsque j’ai découvert que Julie Plec, qui était à la réalisation de cette série avec Kevin Williamson, était aussi à la réalisation de Nous les menteurs, ma curiosité avait été piquée. J’ai ensuite appris que Candice Accola, qui jouait Carolyn Forbe dans TVD interprétait une des trois sœurs dans Nous les menteurs, je me suis dit que j’étais pour donner une chance à cette série. Le fait qu’elle ait été entièrement tournée en Nouvelle-Écosse était un atout supplémentaire.

J’ai retrouvé dès les premiers épisodes, la touche de Julie Plec : établir rapidement les personnages, et une manière de nous présenter les personnages adolescents avec une certaine douceur dans le point de vue. Car, on doit se l’avouer, la série Nous les menteurs, tourne autour des malheurs des pauvres adolescents beaux, riches et nés dans une famille puissante. Mais cela ne rend pas les situations qu’ils vivent moins intéressantes ou valables. Les répliques, parfois assassines, sont divertissantes. Particulièrement celles que s’échangent les trois sœurs, la génération précédente, qui est marquée par une compétition malsaine installée par leur père, le riche et puissant Harris Sinclair. 

D’ailleurs, bravo au casting et à la réalisation d’avoir choisi des femmes d’environ 40 ans, avec des rides et des cernes, pour jouer des femmes de…40 ans ! Trop souvent, les actrices sont soit plus jeunes ou plus botoxées que l’âge de leurs personnages, nous faisant miroiter des illusions impossibles à atteindre naturellement. Les actrices et acteurs sont tous bien choisis et nous offrent tous une bonne performance. Shubham Maheshwari est d’ailleurs surprenant dans le rôle de Gat, Nous les menteurs! étant sa première expérience devant les caméras, car il n’avait même pas d’agent avant la série ! Et il tire très bien son épingle du jeu. Tout comme Candice Accola, dans un rôle pas des plus sympathiques. Deux filles d’interprètes de renom figurent aussi au générique : Esther Rose Mcgregor, fille de Ewan Mcgregor, qui joue Mirene, membre des menteurs, apporte sa fraîcheur. Mamie Gummer, fille de Meryl Streep, nous offre une superbe performance, une des plus touchantes de la série, avec son personnage de Carrie, une des trois sœurs Sinclair.

Malgré certaines scènes caricaturales, Nous les menteurs nous offre une histoire avec des revirements, de la romance pure, et une intrigue sinueuse qui, sans réinventer le genre, préserve le mystère et vous tiendra prisonniers de Beechwood et de ses paysages idylliques de la côte est jusqu’à la toute fin.  7,5 sur 10

Ciné-gars – Nous débutons avec une romance d’adolescents, ce qui m’a agacé. Ainsi que la découverte du grand-père pour qui la seule pensée qu’il faisait naître en moi était de lui donner la fessée, qu’il aurait bien méritée.

Les cinq premiers épisodes m’ont semblé durer une éternité. Pour les trois dernières, l’intrigue de la recherche de vérité de Cadence, face à son amnésie, et les relations entre les quatre adolescents, ont attisés mon intérêt, ainsi que les relations entre les trois sœurs. Ces éléments ont sauvé mon expérience de visionnement de cette série.

J’ai bien aimé la finale de la série, et surtout comment la fin a été amenée.   7 sur 10

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