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Lyne et Gariépy et Joanis Sylvain – Février, mois de la Saint-Valentin, mois de l’amour. Mais comme cette année, vous lirez cette chronique après le 14 février, nous avons décidé d’aller ailleurs dans nos suggestions.
À la place de vous présenter des films qui racontent les débuts d’une histoire d’amour, nous vous suggérons deux films qui traitent de la fin de ces belles aventures. En passant, une des journées connaissant le plus de séparations dans l’année est le Red Tuesday, ou mardi rouge, qui est le mardi précédant la Saint-Valentin. Une étude britannique a révélé que près de la moitié des personnes sondées ayant rompu juste avant la Saint-Valentin ont choisi ce mardi spécifique. Les motivations incluent l’évitement des dépenses (fleurs, restaurant) et la volonté de repartir à zéro avant le printemps. – Bon visionnement !
Libre-échange
(v.f. de Splitville) Film 2025, comédie, romance, États-Unis, 1 h 44, Amazon Prime; réalisation : Michael Angelo Covino; interprètes : Michael Angelo Covino, Dakota Johnson, Adria Arjona, Kyle Marvin.
Synopsis – Alors que sa femme veut demander le divorce, Carey court chercher du soutien auprès de ses amis, Julie et Paul. Il découvre alors que le secret de leur bonheur est qu’ils sont en couple libre. Mais est-ce que ce modèle de couple leur permet réellement d’être heureux ?

Ciné-fille – Scénaristes et interprètes de leur film, Kyle Marvin et Michael Angelo Covino (qui nous ont déjà donné le film The Climb) observent les faux-semblants chez les couples, les certitudes affichées qui dissimulent des réalités tout autres, comme dans le libre-échange.
Libre-échange m’a permis de voir une scène de « bagarre » et de destruction qui sera imprimée dans mon esprit pour longtemps. Moi qui ne suis généralement pas fan de ce type de scène, je n’ai pu m’empêcher de rire quelques fois lors de cette lutte entre les deux amis, parfois de bon cœur, parfois par malaise pour un personnage ! Et cet extrait représente bien le film tout entier : alors qu’on pense aller dans une direction, on en change, allant de surprise en rebondissements, d’une scène d’action à des moments plus calmes, alternant entre moments drôles et moments tristes, et surtout, nous volant des rires, alors que nous hésitons entre malaises et plaisirs !
La photo et les décors sont superbes. Imaginer une maison de vacances cossue sur le bord de l’eau, à Long Island, près de New York, des beaux appartements, des écoles huppées. Et, étonnamment, tout le film a été tourné à Montréal. C’est réussi.
Petit bémol : les personnages féminins restent en périphérie, alors qu’ils auraient gagné à être développés davantage. Les acteurs et actrices sont bon(ne)s, malgré quelques scènes jouées trop grossièrement. Mais le scénario compense, par sa justesse. Comme avec The Climb, Marvi et Covino signent une comédie burlesque et cruelle qui se révèle plus fine qu’elle ne paraît au premier abord. 7,5 sur 10
Ciné-gars – Un film au scénario original. Une comédie romantique, sans vraiment de romance, mais davantage d’humour noir ! Beaucoup d’action, et plusieurs détours surprenants. Un film sans temps morts. On alterne scènes d’action, avec des discussions entraînantes entre les personnages.
On a vraiment l’impression d’être à Long Island et New York, alors qu’on est au Québec. C’est une vraie comédie, mais très improbable dans la réalité ! 8 sur 10
Nous, les Leroy
Film 2024, Comédie, drame, France, 1 h 41minutes, Apple TV; réalisation : Florent Bernard; interprètes : Charlotte Gainsbourg, José Garcia, Lily Aubry, Hadrien Heaulmé.
Synopsis – Sandrine Leroy annonce à son mari Christophe qu’elle veut divorcer. Leurs enfants ont bientôt l’âge de quitter la maison, et elle ne s’imagine pas rester seule avec lui, alors qu’elle n’est plus amoureuse. Dans une opération de la dernière chance aussi audacieuse qu’invraisemblable, Christophe organise un week-end pour sauver leur mariage : un voyage passant par les endroits clés de l’histoire de leur famille. Un voyage qui ne sera pas de tout repos…

Ciné-fille – Cette comédie est passée un peu sous le radar lors de sa sortie en salle. Avec un synopsis plutôt ciblé, et un sujet dont on a l’impression qu’il est destiné à une clientèle précise, certains peuvent douter d’y trouver leur intérêt. Mais ce n’est pas du tout le cas, Nous, les Leroy s’adressant à quiconque ayant déjà été amoureux, connu une rupture, ou subi la séparation de ses parents. Et le film gagne à être visionné.
Le film aborde avec justesse le thème de l’usure du couple face à l’épreuve du temps et de la famille, de la routine, de la charge mentale, du manque de communication. C’est un film sur la déchirure du couple, de la difficulté pour un des membres de nommer cette fin, et pour l’autre de le réaliser et de l’accepter. Mais au travers de la déchirure, le film permet de croire que, même si l’amour n’est plus au rendez-vous, les beaux souvenirs restent malgré tout.
De voir Charlotte Gainsbourg, actrice que j’apprécie beaucoup, jouer dans une comédie, fait du bien : autant parce qu’elle y réussi très bien, et qu’elle a bon sens du rythme, que parce qu’on gagne à la voir sous une autre facette que celle du drame. Le contraste entre sa voix douce et son attitude calme lors de certaines scènes de colère, amplifie davantage le côté drôle, et sert très bien le film. José Garcia et les acteurs qui interprètent les enfants sont aussi très bons. Mention à Jérôme Niel (Studio Bagel, les Tutos de Camille), pour son caméo, tout en intensité.
Ne vous méprenez pas, Nous, les Leroy est bien une comédie. On passe avec aise d’une scène drôle à une scène touchante. Et c’est parfait ainsi. Un film loin d’être mièvre. Jusqu’à la fin. 8 sur 10
Ciné-gars – Les scènes de Nous, les Leroy qui amènent les moments les plus drôles du film sont celles où le mari, Christophe, essaye de rallumer la flamme de leur amour. C’est un best off des endroits marquants de leur histoire, mais aussi une suite de souvenirs clichés pour Sandrine.
Charlotte Gainsbourg, avec sa douceur, même dans les moments de frustration, est très bonne dans son interprétation de Sandrine. 7 sur 10
