Congès FPJQ

Brian Myles, Benoit Chartier, Andrew Mulé, Florence Turpault-Desroches et Claude Gagnon - Photo : Charles Mathieu
Charles Mathieu

Charles Mathieu

Journaliste stagiaire chez Journal des citoyens
étudiant en journalisme à l'UQAM
Charles Mathieu

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Le journalisme de demain

Charles MathieuLa Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) tenait son congrès annuel du 23 au 25 novembre dernier dans la capitale nationale. L’événement avait pour thème « Le bon journalisme sera-t-il suffisant pour traverser la tempête ? »

Des conférences de tous genres étaient au programme tout au long de la fin de semaine. Plusieurs d’entre elles portaient sur les bienfaits des nouveaux outils technologiques qui sont à la disposition des journalistes. Par exemple, les réseaux sociaux, l’analyse de données et l’intelligence artificielle.

De plus, rejoindre un nouveau public semblait être au coeur des objectifs de la FPJQ. Des présentations concernant les « influenceurs » du web et les plateformes comme Instagram et Facebook permettaient de se questionner sur de nouvelles manières de présenter l’information au public québécois.

Les jeunes journalistes ont également eu la chance de rencontrer des représentants des médias, autant nationaux que locaux, lors du traditionnel « speed dating ».

Le bon journalisme est-il suffisant ?

Cinq patrons et gestionnaires de journaux ont discuté en conférence d’ouverture des enjeux entourant l’actuelle crise des médias écrits.

Les invités ont notamment signalé leur intention de créer un regroupement de différents journaux qui permettrait de lutter efficacement contre cette tempête. Selon Claude Gagnon, président-directeur général du Groupe Capitale Médias, une telle alliance permettrait « d’offrir une masse critique aux annonceurs ». Notons que présentement, une forte majorité des revenus publicitaires se retrouvent dans les coffres des géants du web comme Facebook et Google.

Andrew Mulé de Métro Média, Florence Turpault-Desroches de La Presse, Benoit Chartier d’Hebdo Québec et Brian Myles du Devoir ont également pris part à la discussion.

Dépot de la Charte de la transparence

En conférence de presse, le président de la FPJQ Stéphane Giroux a annoncé qu’une Charte de la transparence allait être envoyée à l’Assemblée nationale. Cette dernière, rédigée par un comité spécialisé en matière de transparence, servirait de « marche à suivre » pour améliorer l’actuelle loi sur l’accès à l’information.

« Durant la campagne électorale, on n’a pas eu d’engagement sérieux de la part de la CAQ. C’est à leur intention que nous avons rédigé cette Charte de la transparence. Elle vise les buts recherchés par les journalistes au Québec qui exigent un meilleur accès à l’information et une plus grande transparence des ministres et des ministères », a déclaré M. Giroux.

La FPJQ s’oppose fortement aux actuelles lois provinciales et fédérales en matière d’accès à l’information.

« La transparence, ce n’est pas une loi, c’est une mentalité, a-t-il déclaré. De toute évidence, cette mentalité est loin de faire l’unanimité. »

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