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Le papa, Richard Piché, maman Piché, Françoise Desnoyers, leurs fils Dominic et Benoit-Vincent ainsi que ses deux filles – Photo : courtoisie
Marie-Claude Aspiros
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Les Piché et Desnoyers

Marie-Claude AspiroLes Piché et Desnoyers sont fort connus dans la paroisse. Et pour cause, ils ont toujours été en affaires, côtoyant Prévostois et étrangers, mais toujours avec le même enthousiasme, avec le même service à la clientèle impeccable. La toute dernière génération d’entrepreneurs, les fils Piché, savent très bien s’appuyer sur cet héritage, non seulement d’un point de vue entrepreneurial, mais également communautaire.

Le papa Piché (Richard de son petit nom), c’est la force tranquille qui vous accueillera au IGA Marché Piché avec un sourire et un panier d’épicerie. C’est aussi le « Monsieur Pomme » qui distribue ce fruit aux enfants qui franchissent la porte de l’établissement. Maman Piché (née Desnoyers), c’est la voix de l’expérience qui a su inculquer à ses fils une éthique de travail à toute épreuve et une vision aiguisée des affaires.

Trois générations d’entrepreneurs

Ce sens des affaires, Françoise et Richard l’ont acquis tout au long de leur jeunesse. En effet, les parents de Françoise, les Desnoyers, possédaient une station-service sur la 117. Les Piché, quant à eux, avaient le restaurant tout à côté, le Mountain View. Très jeunes, Françoise et Richard travaillaient donc aux commerces de leurs parents, elle à nettoyer des vitres de voitures et à pomper de l’essence et lui à servir les clients derrière le comptoir du restaurant familial.

Mais le destin de ces deux personnes était également lié par le fait qu’ils habitaient sur la même rue, à quelques maisons de distance. Il était donc tout naturel qu’ils tombent amoureux et qu’ils s’épousent, en 1972.

Françoise possédait déjà son propre salon de coiffure, l’actuel Salon Chez Françoise, qui célébrera d’ailleurs 50 années d’existence en novembre prochain ! Richard, quant à lui, après une brève épopée chez Canadair, désirait se rapprocher de sa femme et acquérir ainsi une qualité de vie inégalée en travaillant dans la région, en alimentation.

En 2002 nait la génération actuelle d’entrepreneurs, des épiciers. Les fils Piché, Dominic et Benoit-Vincent, ont débuté leur carrière dans la jeune vingtaine.

L’aîné, Dominic a commencé par acquérir, au printemps 2002, une épicerie qui appartenait à André Dagenais, l’ancien Axep où se situe présentement la micro-brasserie Shawbridge.

Après des études universitaires en Outaouais, le cadet est revenu dans son patelin, a travaillé pour son frère pendant quelques années et, en 2008, a acheté le nouveau IGA en construction. Les deux frères ont donc été concurrents durant quelques années avant de s’associer, en 2012, dans une même entreprise : IGA Marché Piché.

Aux yeux des propriétaires, le travail d’un épicier est fort simple. « On vend des pommes et des petits pois », mentionne Benoit-Vincent, convaincu. Comme si le fait de toujours chercher les bons produits à offrir à leur clientèle, de gérer une entreprise de 140 employés et de faire la différence dans une communauté de plus de 10 000 habitants était si simple ! « Pour nous, le client, ce n’est pas un client, c’est un voisin ! », renchérit Dominic. C’est donc plus facile de s’adapter aux Prévostois quand on sait qui ils sont et ce qu’ils aiment ! »

La famille

Richard Piché et ses deux fils – Photo : courtoisie

Les fils Piché ont donc osé mêler famille et affaires. « C’est un choix », affirme Benoit-Vincent. « Nous avons choisi de travailler ensemble parce qu’à la base, nos deux personnalités sont complémentaires. »

Parallèlement, pour Dominic, la clé d’une relation familiale harmonieuse au travail, c’est la définition des tâches. « Chacun possède des rôles bien définis dans l’entreprise et dans notre cas, ils se sont précisés tout naturellement. Je m’occupe du côté administratif tandis que mon frère se charge des opérations. »

Deux personnes différentes, même si elles sont de la même famille, ont forcément une vision et une stratégie différentes. Dans le cas des Piché, c’est salutaire! « Ça nous permet de faire le tour du problème bien plus efficacement, puisque nous ne voyons pas les choses de la même façon! », affirme Dominic.

« Nous avons la chance de nous complémenter mutuellement », renchérit Benoit-Vincent. « Les points faibles de l’un sont comblés par les points forts de l’autre et vice-versa. »

De l’extérieur, nous pouvons cependant observer une autre facette de cette dynamique familiale. En effet, chaque mot, chaque regard et chaque rire sont ponctués de respect, d’écoute et d’harmonie. Pas étonnant que la famille soit le moteur de cette entreprise, la valeur principale autour de laquelle tourne toute une activité couronnée de succès.

« En fin de compte, travailler avec la famille, ce n’est pas un défi, c’est un gros plus ! », s’accordent à dire les frères Piché.

La communauté

Selon Maman Piché, ce qui engendre le succès en affaires, c’est l’implication dans la communauté. Et les fistons, ce qui leur tient à cœur, ce sont les causes locales et régionales. C’est pourquoi ils n’hésitent pas à s’investir auprès d’organismes comme le Club Optimiste de Prévost, la Maison d’entraide de Prévost ou le Service culturel de la Ville de Prévost (qui présente un programme épatant, selon Benoit-Vincent !).

Suivant l’exemple de leur tante Josée Desnoyers (du Salon Chez Françoise), Dominic et Benoit-Vincent s’associent également à la Fondation Pallia-Vie depuis 10 ans, en plus de s’impliquer dans la fondation de l’Hôpital régional de Saint-Jérôme, des causes qu’ils trouvent particulièrement importantes.

Les fils Piché vivent à Prévost, y travaillent, y élèvent leur famille et y payent des taxes. Tout cela, pour une simple et bonne raison : ils croient en leur ville et ils l’aiment plus que tout autre endroit ! C’est d’ailleurs ce qui fait la plus grande fierté des parents. C’est ce qui leur donne envie de se lever chaque matin et de continuer à servir les gens de Prévost.

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