Articles by Mathieu Pagé

Mon voyage en Bolivie

Chacaltaya, entre altitude et ravins Mathieu Pagé* – En bookant notre billet, on nous assurait un repas, un hike magnifique à plus de 5000 mètres et une soirée à contempler les étoiles. En vrai, nous avons eu un pain et une tranche de baloney, une montée en bus à 5000 mètres, et, effectivement, une soirée à contempler des étoiles. Avant 2009, se tenait à Chacaltaya la plus haute station de ski au monde, à 5 300 mètres. Toutefois, le glacier vieux de 18 000 ans a complètement fondu, et la station de ski a été démontée. On peut encore voir les vestiges dans le chalet avec ses fenêtres couvertes de stickers de marques de ski. Le départ se fait vers 14 h à Place de l’Obélisque, où nous décollons en bus (et non mini bus) vers la montagne. Le gros soleil habituel et le ciel dégagé nous promettent une nuit étoilée et un coucher de soleil époustouflant au sommet. À l’extérieur de La Paz, on se trouve rapidement entouré de montagnes, enneigées ou pas, mais toujours énormes. Difficile de ne pas se sentir privilégié dans ces moments-là. L’excitation est vite remplacée par la peur au premier tournant du chemin vers le sommet, où…


Retour sur le Coliminder

À Val-Morin une décision politique met un frein au projet de recherche Mathieu Pagé – Dans la publication d’août, nous rapportions que le ColiMinder n’était plus utilisé à la municipalité de Val-Morin, après deux ans de calibration. Celui-ci, qui avait été installé dans le cadre d’un projet de recherche, a été retiré après une résolution municipale qui redirigeait le financement. Le Journal avait communiqué avec le directeur de la Municipalité, Pierre Delage, pour mieux comprendre la situation. Certaines informations qui nous avaient été communiquées se sont avérées vraisemblablement incomplètes après une discussion avec la chercheuse à la tête du projet, Sarah Dorner. Voici la réaction des chercheurs de Polytechnique. L’arrêt du projet de recherche du ColiMinder à Val-Morin a, finalement, toutes les allures d’un cas où la politique met un frein au progrès scientifique. La Municipalité de Val-Morin occupait une place privilégiée, accueillant un appareil pionnier dans le monde de l’étude sur l’eau. En plus de contribuer à l’avancement de la science, la Municipalité profitait d’un nouvel outil pour évaluer la qualité de l’eau à la plage publique du lac Raymond, un lieu de villégiature populaire de la région. À la suite d’une entrevue téléphonique avec Sarah Dorner et Jean-Baptiste…


Aménager pour s’approprier

Actions municipales qui peuvent être entreprises  Mathieu Pagé – Il est indéniable que, sur une dizaine d’années, l’état de la rivière du Nord s’est amélioré. Loin d’être dans un état optimal, il n’empêche que de nouvelles opportunités se présentent pour les municipalités et citoyens pour favoriser son utilisation. Le Journal a discuté avec Paul Germain, maire de Prévost sur les actions municipales qui peuvent être entreprises. Un aspect important dans la valorisation de la rivière du Nord comme ressource est de favoriser les activités à pratiquer sur celle-ci. Une réalité dont est conscient Paul Germain, maire de Prévost depuis bientôt un an : « Notre philosophie est que nous avons une rivière qui traverse notre municipalité qui est très peu utilisée, c’est une rivière un peu tabou ». Il poursuit en expliquant que ce qui explique qu’elle n’est pas utilisée est son manque d’accès. En effet, le seul accès aménagé pour l’instant est très pentu et sans réelles places de stationnement. M.Germain nous informe que le projet est d’abord une initiative de Piedmont, auquel Prévost s’est joint avec enthousiasme. « Le projet aura deux axes. Un axe sera de faire une étude de faisabilité d’un projet qui permettrait le canot et kayak entre les…


Symposium de peinture

Un succès retentissant Mathieu Pagé – Du 27 au 29 juillet, le terrain de la Gare de Prévost s’est vu envahi de tentes qui abritaient plusieurs centaines d’œuvres d’art et leurs artisans-peintres. Pour une 21e édition, et la première dirigée par Karine Daoust, le symposium de peinture de Prévost a été un succès retentissant. Près de 80 peintres ont présenté leurs œuvres, beau temps/mauvais temps. Le Symposium de peinture de Prévost a attiré plusieurs centaines de spectateurs durant les trois jours d’exposition, jeunes et moins jeunes se sont rassemblés pour déambuler entre les gazebos dont l’aménagement variait d’un artiste à l’autre. L’exposition a été un événement de découverte et d’exploration : vétérans ou artistes de la relève ont présenté des œuvres aux styles extrêmement variés. Chacun pouvait y trouver son compte. De plus, ceux-ci étaient toujours disponibles et ouverts à discuter de leur approche artistique avec les visiteurs. Il n’était pas rare non plus de voir les artistes à l’œuvre. Mathieu Robert, artiste invité et commanditaire de l’événement, a performé en direct vendredi à 13 h 30, en réalisant une peinture du pont Shaw de Prévost. L’œuvre a été acquise par la brasserie Shawbridge pour 2 000 $. L’argent sera divisé en deux : une…


Perséides au Domaine Saint-Bernard

Un festival d’étoiles filantes Mathieu Pagé – La saison est aux étoiles filantes. Au Domaine Saint-Bernard, près de Mont-Tremblant, s’est tenu le 10 et 11 août le Festival des Perséides. Pour plusieurs centaines de personnes, c’était une occasion unique d’observer un phénomène astrologique, le tout guidé par le Club d’Astronomie de Mont-Tremblant. Le ciel était encore bien éclairé cependant que plusieurs centaines de spectateurs de tout âge s’installaient sur le grand terrain vague du Domaine Saint-Bernard. Sur des chaises de camping ou étendu sur leurs couvertes, les spectateurs trépignaient d’impatience pour un phénomène unique dans l’année. Pour 5$ par voiture, le Club d’Astronomie offrait une série d’ateliers, une conférence en français et en anglais et bien évidemment l’accès à un terrain de qualité pour l’observation des étoiles. Les astronomes amateurs ont aussi mis à disposition des spectateurs leurs télescopes personnels, pointés vers des étoiles précises dans le ciel. Une fois le soleil bien couché, la foule est éclairée seulement par des lanternes de lumière rouge qui, nous explique-t-on, ne nuisent pas à la vision nocturne. Une conférence est présentée expliquant le phénomène astrologique que sont les étoiles filantes. La foule présente le samedi soir est particulièrement chanceuse. À 22h08 se…


Pandora 24, 150 coureurs

La canicule ne les a pas arrêté Mathieu Pagé – Pour une 5e édition, la Pandora 24 a débuté le samedi 21 juillet sous un soleil caniculaire de juillet. Plus de 150 coureurs, hommes et femmes, ont bravé la chaleur pour courir le parcours de 10 km dans massif des falaises de la réserve naturelle Alfred-Kelly, aménagé pour l’événement.     Organisé par le CRPF, la course fait lieu de levée de fonds par l’organisme dévoué à la protection de la faune et la flore du territoire. Le Journal s’est rendu le 21 juillet dernier à la gare de Prévost, point de départ et de ravitaillement de la Pandora 24. L’ambiance était à la fête, même à 21 h, avec la musique et les joyeux supporteurs qui ne manquaient pas d’encourager chacun des coureurs qui terminaient une boucle. Les coureurs pouvaient s’inscrire en groupe ou solo. C’est depuis 10 h le matin que les coureurs parcourent le sentier de 10 km. L’objectif : en faire le plus de tours à l’intérieur de 24 heures. Pourquoi ? « Je ne sais même pas ! Je viens de dire à ma femme que ça ne me tente plus ! », nous dit en riant un coureur en pause. Il a fallu…


Valoriser pour sauver

Mathieu Pagé – La rivière du Nord est un bijou pour la région des Laurentides, un superbe attrait touristique qui a été délaissé pendant des décennies. Dans l’histoire de la région, ce n’est que tout récemment que les habitants ont réalisé son potentiel et la valeur d’une telle ressource. La valorisation de celle-ci est cruciale pour garantir sa conservation et sa protection comme ressource naturelle. C’est un objectif réaliste et il y a plusieurs manières d’y arriver. Un exemple frappant est celui de Guy Drouin, ancien maire de Val-Morin qui en 2007 a poursuivi la Ville de Sainte-Agathe et obtenu gain de cause. Depuis, l’usine d’épuration de Sainte-Agathe est l’une des plus performantes de la région, après des rénovations majeures. Ronald Raymond a été un pionnier en militant pour le développement de la pêche urbaine à la rivière du Nord dans la ville de Saint-Jérôme. Depuis plusieurs années, la Fondation de l’Eau Rivière-du-Nord (à ne pas confondre avec la Fondation Rivières), qu’il a longtemps dirigée, ensemence la rivière du Nord en truite pour encourager la pêche urbaine. À Val-David, l’entreprise À l’Abordage offre un parcours de descente de la rivière en kayak jusqu’au lac Raymond et un retour en vélo…


Aller de l’avant

Mathieu Pagé – « Les municipalités se rendent de plus en plus compte qu’elles subissent ce qu’il y a en amont et que cela a un impact sur qu’il y a en aval » Informations difficiles à obtenir L’accès aux données sur les Suivis des ouvrages municipaux d’assainissement des eaux usées (SOMAEU) n’a pas été mis à jour depuis 2013. Ces données, publiques de 2001 à 2013, permettaient à tous les acteurs de l’eau et le grand public d’accéder aux performances des stations d’épurations partout au Québec. Instrumentales dans l’édification du dossier de presse sur la rivière du Nord, ce blocage à l’accès à l’information limite grandement la capacité des organismes et des citoyens de s’informer sur la performance des usines qui assainissent les eaux traitées et les surverses rejetées dans la rivière du Nord. Dans son article en août 2017, L’accès restreint aux SOMAEU, Jordan Dupuis relatait qu’à la suite d’un échange avec le ministère du Développement durable, l’Environ-nement et la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), ce dernier l’informait qu’un Atlas électronique serait disponible, mais sans confirmer de date ou d’échéancier. Le Journal a fait le suivi avec le Ministère et affirme que celui-ci est toujours en développement et devrait…


Le rôle d’Abrinord

Une organisme pour les unir tous Mathieu Pagé – La rivière du Nord a un long historique de pollution, et ce n’est que depuis une dizaine d’années que des efforts concrets sont faits pour améliorer son état. Celui-ci est tributaire d’une multitude de facteurs, qu’ils soient humains ou naturels. Les acteurs qui ont une influence sur celle-ci sont tout autant variés, le municipal ou provincial, les organismes sans but lucratif, des entreprises privées ou les citoyens. Le Journal reprend le dossier de la rivière du Nord d’abord en présentant des acteurs régionaux qui ont contribués à l’amélioration de la qualité de l’eau de la rivière du Nord. Bien que cette série ne soit pas exhaustive, elle cherchera à montrer que tous peuvent contribuer dans la protection et la conservation des ressources naturelles. Le premier profil de cette série est celui de l’organisme de bassin versant de la rivière du Nord, Abrinord. Agissant comme coordinateur des acteurs de l’eau dans la région des Laurentides, Abrinord a été fondé en 2003 suite à l’adoption de la Loi affirmant le caractère collectif des ressources en eau et visant à renforcer leur protection en 2002. Celle-ci s’inscrivait dans un effort général du gouvernement de…


Fondation Rivières

D’un mouvement citoyen à un organisme expert Mathieu Pagé – Lancée en 2001, la campagne Adoptez une rivière est devenue la base d’un mouvement citoyen qui a mené à la création de Fondation Rivières. Appuyée par des organismes partenaires et plusieurs personnalités québécoises, la campagne d’Alain Saladzius avait pour objectif d’arrêter la construction de petits barrages sur les rivières du Québec. Le mouvement a donné du même coup naissance à la Fondation Rivières, qui œuvre à présent partout au Québec pour protéger les cours d’eau. Le mandat de la fondation a d’abord été de lutter contre les mini barrages électriques et le harnachement des rivières, mais s’est ensuite étendu. « Je considère que la fondation fait un très bon travail d’information et de vulgarisation scientifique sur les enjeux qui concernent la conservation des rivières au Québec », nous explique Gabriel Cliche, chargé de projets à la Fondation Rivières. « Je crois que la fondation a beaucoup à apporter aux gens du Québec pour les informer sur des gros projets qui sont en cours, qui sont planifiés », dit-il. Lorsque questionné sur le rôle d’un tel organisme sur la protection et la conservation des rivières au Québec, Alain Saladzius, président de la fondation, affirme qu’ils…