Articles by Sandra Friedrich

Halo, le chat

Silence, on abandonne Sandra Friedrich – La loi a changé. Mais, dans les mentalités, qu’est-ce qui a évolué ? Pour des milliers de personnes au Québec, encore, les animaux sont de simples objets de consommation dont on se débarrasse pour toutes sortes de raisons. Comment j’assène cela ? Je constate leurs gestes. Depuis plusieurs années, le Québec détient le triste record des abandons d’animaux en Amérique du Nord alors que le nombre d’animaux abandonnés chaque année est estimé à un demi-million. Dans la région de Montréal uniquement, ce nombre est estimé à environ 50 000. Voici les faits. Un terrible constat qui est partagé dans le monde occidental. En Europe, le problème semble tout aussi monstrueux. Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation de la France « pense que bien des gens ne sont pas dignes d’avoir des animaux de compagnie ». Il va durcir la loi pour lutter contre les abandons des animaux en punissant les propriétaires qui abandonnent. Leurs parlementaires parlaient de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende. Doit-on en arriver à une proposition de loi pour en finir avec les abandons massifs en punissant pénalement les propriétaires ? Car voyez-vous, en ce moment même, des milliers de drames se déroulent avec…


Halo, le chat

Pour sauver la planète Sandra Friedrich – Pour sauver la planète prenez soin des compagnons sous votre toit (surtout les chats 😉 )! J’entends beaucoup ces derniers temps des gens dire qu’il faut sauver la planète, que nous sommes entrés dans la 6e extinction de masse, que le réchauffement climatique tue. Bref, c’est la crise ! Ça parait terrifiant quand on lit tout cela. On doit se sentir bien dépourvu. Sauf que voilà, sauver la planète c’est hyper facile quand on y regarde bien.  Il s’agit de prendre soin de l’autre, chacun est capable de faire cela. En théorie du moins. Car, en pratique c’est autre chose; la preuve : la crise écologique dans laquelle nous sommes embourbée. Je l’ai déjà mentionné dans ces colonnes : si chaque gardien est incapable de se lier avec son compagnon animal (et avec lui-même en dedans de lui), comment voulez-vous qu’il se lie avec la nature et qu’il pose des gestes pour la sauver ? Car tout est lié. Plus ma gardienne prend soin de moi, son compagnon animal, plus elle apprend à ouvrir en elle des sphères de compassion, de résilience, d’apprentissages cognitifs aussi, plus elle devient sensible et prête à découvrir ce qui…


Vivre avec un animal, c’est révolutionnaire

Sandra Friedrich On dit de moi, comme chat, que je suis indépendant, mais cela ne veut absolument pas dire que je n’ai pas besoin de présence. Je vois tellement de chats qui se promènent dans la forêt que ça m’effraie. Si ma gardienne me laissait seul dehors, je serais en danger. Je me ferais bouffer, je serais exposé à des attaques d’autres prédateurs, etc. Elle ne prend pas ce risque, elle me promène au harnais ! Elle écoute mes miaulements, sait les distinguer sans toujours comprendre ce que je raconte, mais elle démontre une vraie attention. Je suis un être vivant, sensible, affectif, communicatif, je peux tomber malade, résister, créer un vrai attachement avec elle. « Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé », disait Antoine de Saint-Exupéry. Alors cela me fait réfléchir. Je me demande si vivre aux côtés d’un animal, vivre à mes côtés, ce n’est pas un truc révolutionnaire. Parce que quand j’y pense, l’objectif c’est de bien s’attacher ou de s’attacher mieux les uns les autres et de faire de ses attachements une œuvre partagée d’émancipation. Bah oui ! Vivre avec les animaux n’a rien d’une évidence. En fait, je pense même qu’il faille repenser nos…


Halo, le chat

Les vrais maîtres du monde Sandra Friedrich – Je me présente, je suis Halo. Un chat noir, poils mi-longs. J’appartiens à cette race qu’on appelle : « les maîtres du monde ». Je sais que « maîtres » n’est pas une race. J’ai été adopté par une humaine, il y a presque deux ans. Comme maître du monde, je me permets de rédiger cette chronique et de partager quelques réflexions sur la relation entre un être vivant de compagnie (moi) et un être humain. Que vous le sachiez tout de suite : l’animal est un être vivant, un être de compagnie et non pas un animal de compagnie. D’abord, je dois vous dire une chose essentielle trop souvent oubliée : j’ai un cerveau ! Vous croyez fermement que moi, le chat, suis une boule de poils qui subit la réalité et les situations quotidiennes sans que je n’en sois informé ! Comment aurai-je pu gouverner mon monde si tel était le cas ? Pensez-y un peu. Je suis un être intelligent qui co-construit mon monde avec ma gardienne. J’agis en fonction de ce que je perçois de mon environnement et de ses comportements à elle. Si vous trouvez que c’est absurde, c’est que vous ne partagez pas mes compétences….