Québec Solidaire dans Prévost

Lucie Mayer
Mathieu Pagé

Mathieu Pagé

journaliste et photographe chez Journal des citoyens
Étudiant en économie politique au département de Science politique à l'Université de Montréal
Mathieu Pagé

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Lucie Mayer veut faire du ménage…

Mathieu PagéLe Journal a rencontré Lucie Mayer, la candidate de Québec Solidaire qui se présentera dans la circonscription de Prévost pour les élections provinciales. Pour poursuivre notre série de rencontres avec les candidats de la région, nous lui avons posé quelques questions pour qu’elle se présente.

Comment Lucie Mayer se présenterait à celles et ceux qui ne la connaissent pas ou peu?

Lucie Mayer se présenterait d’abord en restant elle-même et en s’intéressant aux gens. « J’aime bien savoir ce que les gens pensent, plus que ce qu’ils font dans la vie […] je m’intéresse plus aux gens qui veulent du changement, qui ne veulent pas rester dans une mauvaise situation », dit-elle. Travailler et être à l’écoute des gens de la région est impératif pour Mme Mayer.

Qu’est-ce qui vous a amené à vous présenter comme candidate dans Prévost?

« En devenant député, je veux faire du ménage […] » affirme-t-elle, considérant que les citoyens sont mal représentés par leurs élus. Elle fait ici référence à sa première campagne, en 2014, où elle s’était présentée suite à son implication avec d’autres citoyens pour combattre Hydro Québec et les compteurs intelligents. « J’ai beaucoup aimé ma première expérience, jaser avec les gens, les journalistes, mettre de l’avant les propositions de Québec Solidaire » raconte-t-elle sur sa campagne de 2014.

Pour 2018, sa décision prend source d’une malchance médicale en 2016, où une mauvaise prescription de médicaments l’as handicapée au fauteuil roulant. Son expérience de première main dans le système de santé l’as motivée à vouloir participer aux changements que celui-ci nécessite : « Je ne pouvais pas ne pas me présenter, après tout ce que j’ai vécu et vu […] ». Pour elle, un mauvais leadership et un manque de souveraineté du Québec limite le potentiel de la province. « J’arrive avec une attitude où, je trouve que ça n’a pas de sens, je vais regarder comment ça marche et comment mieux l’organiser ».

Pourquoi avez-vous choisi le parti Québec Solidaire?

« Pourquoi Québec Solidaire ? Parce que c’est nous qui avons monté le programme, tout est fait de façon très démocratique », répond-elle sans hésitation. En parlant du programme, elle nous confie « qu’il a été écrit par les membres, et pour les citoyens, pour les gens ».

Québec Solidaire est un parti qui lui donne assez d’espace pour pratiquer comme elle le désir : « La politique ça ne m’intéresse pas, le politique m’intéresse ». Mme Mayer ne cherche pas à en faire une carrière, elle y est pour travailler pour les citoyens de Prévost : « je veux être la déléguée des citoyens de Prévost à l’Assemblée nationale pour faire avancer les dossiers de la circonscription ».

Sur quels enjeux va-t-elle miser durant sa campagne?

Pour Mme Mayer, il y a beaucoup de travail à faire dans la région, et elle se dit prête à le prendre en charge.

D’emblée, elle affirme que le premier enjeu dans Prévost, c’est l’école secondaire. Elle nous raconte qu’à son arrivée, il y a 19 ans, les citoyens militaient déjà pour l’école secondaire. Elle trouve aberrant que celle-ci ne soit pas encore construite et qu’il y ait même un projet d’une 6e école secondaire pour Saint-Jérôme.

Le deuxième, enjeu récurrent auprès des candidats de la région, c’est le transport. « Je pense aux heures de vie perdues […] pendant ce temps-là, [ils] pourraient être à la maison en train de s’occuper de leurs enfants », dit-elle en référence au trafic quotidien. D’améliorer le transport serait bon pour l’environnement mais aussi pour la qualité de vie des citoyens de la circonscription.

Ensuite, son expérience à naviguer dans le système de santé l’a motivée à vouloir l’accès aux soins mais aussi la qualité de ceux-ci. Pour elle, les services sont mal adaptés aux gens qui en ont besoin.

Elle aimerait aussi vitaliser les municipalités de la région, en investissant dans les lieux conviviaux de rencontre comme la gare de Prévost, en favorisant l’art local ou en encourageant les producteurs de nourriture locaux à vendre aux commerces d’ici.

Pour elle, c’est quoi être québécoise?

« Pour moi être québécoise, c’est de porter en moi la beauté du Québec, que ce soit la beauté de la nature ou tous les talents qu’on porte dans notre pays. Quand je parle de pays, je parle du Québec », nous répond-elle. Pour Mme Mayer, être québécoise signifie de protéger nos acquis, que ce soit nos paysages ou nos institutions.

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